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Le chef de l’État algérien Abdelmadjid Tebboune a gracié mercredi 1er juillet six détenus du Hirak à l’occasion de la Fête de l’indépendance, informe un communiqué de la Présidence. Amira Bouraoui et Karim Tabbou, deux figures célèbres du mouvement, pourraient également retrouver la liberté jeudi 2 juillet.

En guise d’apaisement politique, Abdelmadjid Tebboune a gracié six détenus du Hirak à l’occasion du 58e anniversaire de la Fête de l’indépendance (5 juillet 1962), indique la Présidence de la République dans une note publiée sur sa page Facebook.

«Le Président de la République […] a signé mercredi un décret présidentiel portant mesures de grâce à l'occasion du 58e anniversaire de la Fête de l'indépendance et de la jeunesse», affirme la note.

«Conformément à ce décret et aux dispositions de la Constitution et du Code pénal modifié et complété, et sur avis consultatif du Conseil supérieur de magistrature, bénéficient d'une grâce totale à compter de la date de signature du présent décret, les personnes condamnées définitivement dont les noms suivent: Allal Chérif Nasreddine, Bahlat Ilyes, Cheddad Djelloul, Riahi Malik, Khader Hocine, Daoud Ben Amrane Djilali».

Des dizaines de militants en prison

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), 70 militants du Hirak se trouvent actuellement en prison, dont les plus connus sont Samir Benlarbi, Fodil Boumala, Amira Bouraoui et Karim Tabbou.

La presse locale a rapporté que Karim Tabbou et Amira Bouraoui pourraient quitter la prison jeudi 2 juillet, date de la tenue de leur procès en appel.

Début juin, le président du parti politique Jil Jadid (Nouvelle génération) Sofiane Djilali avait annoncé avoir rencontré le chef de l’État. Il lui avait demandé de prendre des mesures d’apaisement au niveau national en libérant les détenus «d’opinion», avec à leur tête les militants Karim Tabbou et Samir Benlarbi. M.Tebboune aurait répondu favorablement.

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Tags:
peine de prison, prisonniers, prison, détenus politiques, détenus, Hirak, Algérie
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