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Un Marocain de 51 ans, professeur de français dans une école primaire dans le nord-ouest du pays, a été arrêté et présenté au procureur de la Cour d’appel de Rabat pour avoir violé «au mois neufs fois» une élève de neuf ans, rapporte Assabah.

Un professeur de français en classe de troisième année primaire à Tiflet, dans le nord-ouest du Maroc, a été présenté au procureur général de la Cour d’appel de Rabat. Il est accusé d’avoir violé plusieurs fois l’une de ses élèves âgée de neuf ans, fait savoir le site d’information arabophone Assabah qui cite des sources proches du dossiers. Le mis en cause, 51 ans, fervent religieux appartenant à un groupe islamiste, a avoué les faits après sa confrontation avec la victime.

Selon les sources, l’enseignant a violé son élève «au moins neuf fois», y compris à l’intérieur de la classe. Il la soumettait également à une pression psychologique pour qu’elle n’en informe pas ses parents.

«Le violeur était tellement sûr de lui qu’il a osé se rendre au domicile de sa jeune victime en pleine période de confinement, prétextant de son désir de lui dispenser des cours de soutien», poursuivent-elles. «Mais au lieu de cela, il l’emmenait dans un autre endroit pour abuser d'elle», ajoutent les sources.

Elle dénonce son bourreau

Assabah relate que la fillette, après avoir été abusée à plusieurs reprises dans le cadre de «ces cours de soutien», a fini par faire part à ses parents de son refus catégorique de continuer à y assister, prétextant que l’enseignant était «un homme», ce qui a intrigué sa mère.

Face à l’insistance de sa mère qui ne croyait pas à son argument, la victime a fini par tout avouer. À l’issue d’un examen médical, les viols répétés sur l’élève de neuf ans ont été attestés.

Ainsi, la famille a déposé plainte contre le professeur auprès du tribunal de première instance de Tiflet, dont le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête qui a abouti à l’arrestation du mis en cause. Confronté à sa victime, l’enseignant a fini par passer aux aveux. Une enquête est toujours en cours pour déterminer si d’autres victimes sont concernées.

En 2018, d’après un bilan officiel, 2.500 actions en justice ont été engagées par le ministère public contre des personnes ayant commis des agressions sexuelles sur des enfants au royaume chérifien.

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Tags:
action en justice, viol, gouvernement marocain, accords UE-Maroc, Royal Air Maroc, Maroc
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