Maghreb
URL courte
Par
0 13
S'abonner

Une «plainte a été déposée pour faux, usage de faux, fausse identité, divulgation de secrets d’instruction et contrefaçon de documents» contre le président et le secrétaire général de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, annonce dans une note la société Vivan dans laquelle Elyes Fakhfakh détient des participations, relate Webdo.tn.

La société Vivan, dont l’ex-chef du gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh détient 66%, informe ce lundi 3 juillet dans un communiqué avoir déposé une plainte au pénal contre le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) Chawki Tabib et le secrétaire général de l’Inlucc Anouar Ben Hassen dans l’affaire de conflit d’intérêts impliquant l’ancien chef de l’exécutif, rapporte Webdo.tn. Une plainte qui intervient neuf jours après que l’Inlucc a demandé au procureur de la République d’émettre des interdictions de sortie du territoire et le gel des avoirs de certains suspects accusés dans cette affaire.

«Mercredi dernier, 29 juillet 2020, l’avocat de la société Vivan a déposé auprès du procureur de la république du tribunal de première instance de Tunis une plainte pénale contre le Chawki Tabib, président de l’Inlucc et contre son secrétaire général Anouar Ben Hassen», indique le communiqué.

«Cette plainte a été déposée pour faux, usage de faux, fausse identité, divulgation de secrets d’instruction et contrefaçon de documents», précise la note.

«Interdiction de quitter le territoire»

Le 20 juillet, l’Inlucc fait savoir dans un rapport publié sur son site qu’elle a transmis des documents au procureur de la République prouvant l’implication dans des affaires de corruption de certains groupes dans lesquels Elyes Fakhfakh détient des actions. Elle lui a demandé d’émettre des interdictions de sortie du territoire et le gel des avoirs de certains suspects.

«L’Inlucc a transmis en date du 16 juillet 2020 au procureur de la République près du pôle judiciaire, économique et financier un deuxième rapport accompagné de nouveaux documents et preuves concernant la suspicion de conflit d’intérêts, de malversations financières et administratives et d’évasion fiscale, relatifs à des contrats conclus par l’État avec certains groupes et entreprises dont le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh détient des participations», indique le document.

À cet effet, l’Inlucc a demandé au procureur d’émettre «des arrêtés d’interdiction de quitter le territoire national et de gel des avoirs de certains suspects», ajoute le rapport qui précise qu’il y a des «preuves tangibles concernant certains suspects qui prouvent la transgression de la réglementation pouvant être qualifiée de faits de corruption».

Le nouveau gouvernement «prédisposé à promouvoir l’activité» de l’Inlucc

Le nouveau chef du gouvernement Hichem Mechichi est décidé à prendre à bras le corps le dossier de la lutte contre la corruption, a dit Chawki Tabib à l’issue d’une audience avec le nouveau chef de l’exécutif, qualifiant ce dernier d’«enfant de l’Inlucc», relate Webdo.tn.

«Ce gouvernement sera celui de la lutte efficace contre la corruption», a martelé M.Tabib. «Le chef du gouvernement désigné est conscient des énormes défis concernant la lutte contre la corruption en Tunisie», a-t-il souligné, affirmant que M.Mechichi était «prédisposé à promouvoir l’activité» de l’instance, «de quoi appuyer la stratégie nationale de lutte contre la corruption».

Lire aussi:

Combats sanglants dans l’Himalaya: «l’armée indienne ne fait vraiment pas le poids face à l’armée chinoise»
Ces 11 pays qui n’ont toujours pas de cas déclarés de coronavirus depuis le début de la pandémie
L’Allemagne installera des soldats en France, Paris parle de «révolution»
Tags:
Fondation anti-corruption, corruption, Baromètre mondial de la corruption, lutte contre la corruption, Tunisie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook