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Les exportations de gaz vers l’Europe vont augmenter dans les prochaines années, a indiqué l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles dans une déclaration au média Afrique-Asie. Selon lui, son pays, qui couvre une bonne partie des besoins européens dans le domaine, est bien placé pour augmenter sa part de marché en s’appuyant sur son réseau de gazoducs.

Dans un entretien accordé au site d’information Afrique-Asie, l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani, a expliqué que dans le cadre du Pacte vert européen, l’Algérie, qui fournit déjà 12% de la consommation de l’Europe en gaz, verra sa part de marché augmenter dans les prochaines années. Cette déclaration intervient quelques semaines après que la Société nationale algérienne des hydrocarbures (Sonatrach) a pris le contrôle du deuxième gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne, Medgaz. M.Belani a également évoqué l’importance de l’investissement dans l’énergie solaire dans le cadre d’une coopération triangulaire entre l’Europe, l’Algérie et les pays du Sahel.

Ainsi, le diplomate a expliqué que dans le cadre du Pacte vert européen qui prévoit d’ici à 2050 une réduction de 50% et 55% des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, «le gaz naturel continuera de constituer pour les années à venir un instrument indispensable vers la transition énergétique souhaitée par l’UE, mais également dictée par les obligations internationales induites par l’Accord de Paris sur le climat».

«La part du gaz naturel dans le mix énergétique ne fera que croître à l’avenir, malgré les convulsions actuelles du marché», a-t-il ajouté.

Tout en rappelant que le secteur de l’énergie revêt un caractère structurant dans les relations de l’Algérie avec l’Union européenne, Amar Belani a souligné que «notre pays a toujours été un partenaire fiable et sûr en matière d’approvisionnement en hydrocarbures, notamment de gaz naturel dont il assure plus de 12% des quantités importées par les pays membres de l’UE».

Quatre gazoducs relient l’Algérie à l’Europe, à savoir le Maghreb-Europe, le Medgaz, le Galsi et le Transméditerranéen. Le Transsaharien assure pour sa part le transport du gaz nigérian vers l’Algérie, qui à son tour l’achemine vers l’UE.

Gazoduc trans-saharien
© CC BY-SA 4.0 / Sémhur / Wikimedia Commons
Gazoduc trans-saharien

Medgaz passe sous le contrôle de Sonatrach

La chute des prix du gaz entraînée par la pandémie de Covid-19 a été une opportunité pour Sonatrach de racheter les actions détenues par la compagnie espagnole Cepsa Holding dans la société Medgaz SA. Celle-ci gérait et exploitait le gazoduc offshore Medgaz reliant l'Algérie à l'Espagne. Sonatrach en est maintenant l’actionnaire majoritaire.

La société algérienne a ainsi acquis 19,10%, augmentant sa participation de 8,04%, a indiqué samedi 30 mai un communiqué de Sonatrach publié sur son site officiel.

«La participation de Sonatrach passe ainsi de 42,96% à 51% dans la société Medgaz SA», a précisé le document, ajoutant que les 49% restants sont détenus par Espagnol Naturgy, son partenaire historique. Sonatrach «renforce ainsi sa position en tant que fournisseur majeur et fiable du gaz algérien aux clients importateurs vers l'Europe, en particulier la péninsule ibérique à travers le gazoduc Medgaz».

L’Algérie, qui exporte actuellement 8,2 milliards de mètres cubes vers l’Espagne via Medgaz, augmentera sa capacité à 10,2 milliards de mètres cubes au cours du 1er trimestre 2021 grâce au rajout d'un quatrième turbocompresseur au niveau de la station de compression de Beni Saf, dans l’ouest de l’Algérie, a informé Sonatrach.

Environ 60% de la capacité d’acheminement de Medgaz sont destinés au marché espagnol. Le reste est consacré à l’exportation vers d’autres pays européens.

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Tags:
échanges commerciaux, relations économiques, relations, gaz, exportations, Europe, Algérie
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