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La justice marocaine a condamné lundi le journaliste Omar Radi à six ans de prison pour viol et espionnage, des accusations qu'il rejette et qui suscitent l'inquiétude des organisations de défense des droits humains.

En détention provisoire depuis près d'un an, Omar Radi affirme avoir eu une relation consentie avec son accusatrice et rejette toutes les accusations d'espionnage.

Son avocat, Ali Amar, a dénoncé un manque de preuves à l'appui des accusations portées contre son client et il a annoncé qu'un appel serait déposé contre cette décision d'un tribunal de Casablanca.

Ce même tribunal a infligé il y a 10 jours une peine de cinq ans de prison contre un autre journaliste, lui aussi critique envers le pouvoir, Soulaimane Raissouni, là encore dans un dossier d'agression sexuelle.

Soulaimane Raissouni, qui a lui aussi rejeté les accusations à son encontre, est en grève de la faim depuis plus de trois mois.

Les défenseurs des droits de l'homme accusent les autorités marocaines de détourner la justice à des fins politiques pour faire taire les voix critiques contre le pouvoir.

Le Maroc affirme que sa justice fonctionne de manière indépendante et que ses tribunaux et sa police ne font qu'appliquer les lois.

Imad Stitou, collègue d'Omar Radi, a pour sa part été condamné lundi à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour complicité. 

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Tags:
Maroc, journalistes, condamnation, prison
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