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Composée de deux officiers supérieurs et de deux civils, la délégation libanaise qui négocie à partir de ce mercredi la délimitation des frontières maritimes avec Israël est rejetée par le Hezbollah et le mouvement Amal, rapporte al-Mayadeen. Ils exigent qu’elle soit formée exclusivement de militaires, comme le stipule l'accord-cadre de 1996.

Les deux mouvements chiites libanais le Hezbollah et Amal rejettent ce mercredi la composition de la délégation du pays qui doit entamer ce 14 octobre les négociations avec la partie israélienne pour la délimitation des frontières maritimes, informe un communiqué conjoint des deux partis relayé par la chaîne al-Mayadeen. Les négociations se dérouleront dans la ville de Naqoura, dans le sud du Liban, sous les auspices des États-Unis et de l’Onu.

«Amal et le Hezbollah informent du rejet total de ce qui s'est passé [lors de la formation de la délégation libanaise, ndlr]», estimant que cela «s'écarte de l'accord-cadre annoncé par le président du Parlement Nabih Berri [également chef du mouvement Amal, ndlr] et nuit à la position et aux intérêts supérieurs du Liban».

Ainsi, les deux partis appellent le Président Michel Aoun à «un revenir sur cette décision et à restructurer la délégation libanaise conformément à l'accord-cadre qui découle du mémorandum d'accord d'avril 1996 et de la résolution 1701 [des Nations unies, ndlr], stipulant clairement que les réunions périodiques [des négociations, ndlr] doivent exclusivement se tenir entre des officiers militaires».

Enfin, le Hezbollah et Amal suggèrent aux hautes autorités du pays «de ne pas se laisser entraîner vers ce que veut l’ennemi israélien à travers la formation d’une délégation comprenant des personnalités politiques et économique».

La composition de la délégation libanaise

Lundi 12 octobre, la présidence de la République libanaise a annoncé la composition de sa délégation pour les négociations avec Israël qui débuteront ce mercredi 14 octobre dans la ville de Naqoura, siège des Forces intérimaires des Nations unies. Elle est formée de deux militaires et deux civils.

En effet, elle est présidée par le général Bassam Yassine, chef d’état-major adjoint pour les opérations. Elle comprend également le colonel Mazen Basbous, adjoint du commandant des forces navales. Concernant les civils, la délégation compte l’ex-président du conseil d’administration de l’Autorité de l’énergie (LPA) chargée de suivre le dossier des hydrocarbures offshore du Liban, Wissam Chbat, ainsi que Nagib Massihi, expert en droit international et spécialiste du dossier des frontières maritimes qui a collaboré auparavant avec le commandement de l’armée dans le domaine de la cartographie.

La délimitation des frontières maritimes avec Israël est cruciale pour le Liban qui vit une sévère crise économique. En 2018, le pays a signé son premier contrat d'exploration pétrolière pour deux blocs off-shore avec un consortium international, mais une partie d'un des deux blocs se trouve dans la zone maritime disputée avec Israël.

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Tags:
société offshore, violation de la frontière, zones transfrontières, frontière, Israël, Liban
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