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«Il n’y aura pas de paix entre Israël et le Liban tant que ce dernier demeure sous le contrôle du Hezbollah soutenu par l’Iran», a déclaré ce jeudi Benyamin Netanyahou à la Knesset lors de la présentation du plan de paix signé avec Abou Dhabi. Il estime en effet que des négociations israélo-libanaises affaibliront le pouvoir du Hezbollah au Liban.

Dans le contexte du début des négociations israélo-libanaises pour la délimitation des frontières maritimes mercredi 14 octobre, Benyamin Netanyahou a affirmé ce jeudi à la Knesset, Parlement monocaméral, que ces pourparlers allaient affaiblir la mainmise du Hezbollah sur la vie politique et sécuritaire du Liban, rapporte la chaîne al-Arabiya. Il s’exprimait lors de la présentation devant les députés de l’accord de paix conclu dernièrement avec les Émirats arabes unis. Le Hezbollah et son allié le mouvement Amal, également chiite, ont annoncé dans le sillage du début des négociations qu’ils refusaient la composition de la délégation libanaise.

«Ces négociations, qui constituent un important indice pour le futur, vont provoquer des fissures dans la chape de plomb qu’impose le Hezbollah au Liban», a déclaré le Premier ministre, commentant les résultats du premier tour des pourparlers entre les deux pays.

Dans le même sens, M.Netanyahou a affirmé qu’il «n’y aura pas de paix entre Israël et le Liban tant que ce dernier demeure sous le contrôle du Hezbollah soutenu par l’Iran […]. Israël continuera à affronter le Hezbollah».

La composition de la délégation libanaise contestée

Dans un communiqué relayé par la chaîne al-Mayadeen, le Hezbollah et Amal rejettent la composition de la délégation libanaise aux négociations avec Israël. Ils rappellent que conformément à l'accord-cadre qui découle du mémorandum d'accord d'avril 1996 et de la résolution 1701 des Nations unies, cette délégation doit être composée exclusivement de militaires. En effet, seuls deux officiers supérieurs y figurent, à savoir le général Bassam Yassine et le colonel Mazen Basbous. Les deux autres membres sont des experts civils.

Demandant au Président Michel Aoun de revoir la composition de cette délégation, les deux partis appellent «à ne pas se laisser entraîner vers ce que veut l’ennemi israélien à travers la formation d’une délégation comprenant des personnalités politiques et économique».

Auparavant, une source diplomatique avait confié au journal koweïtien al-Jarida que le Hezbollah avait accepté l’idée de négocier sous l’égide de la France un armistice de longue durée avec Israël proposé par Emmanuel Macron. La France espère donner toutes les chances de réussite aux négociations israélo-libanaises sur les frontières maritimes parrainées par les États-Unis et l’Onu, précise-t-elle.

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Tags:
Benjamin Netanyahou, zones transfrontières, frontière, négociations, Israël, Liban
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