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Rupture des relations diplomatiques avec le Qatar (129)
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Alors que la présidence de Donald Trump s’achevait, le blocus du Qatar mené par ses voisins arabes a également pris fin. Les enjeux de cette manœuvre contre l’émirat étaient-ils autant sportifs que politiques? Décryptage du général François Chauvancy, auteur de «Blocus du Qatar: l’offensive manquée», au micro de Rachel Marsden.

Au moment où Donald Trump quittait la Maison-Blanche, l’une des principales initiatives de sa présidence semblait déjà s’effondrer.

Six mois après le début du mandat de Trump, un groupe d’États du golfe Persique, dirigé par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, s’est ligué pour bloquer économiquement le Qatar, invoquant ses liens étroits avec l’Iran. Et vers la fin de la présidence de Trump, les chefs de file de ce même blocus se sont regroupés, à l’initiative de l’Administration Trump, dans un soi-disant «accord de paix», qui revenait essentiellement à former une alliance contre l’Iran.

Mais curieusement, alors que la présidence de Trump s’achève, le ministre saoudien des Affaires étrangères a annoncé que les relations diplomatiques avaient été rétablies entre le Qatar et les pays arabes responsables de l’embargo. Alors, quel était l’objectif de ce blocus? Et jusqu’à quel point Trump et son Administration ont-ils pratiqué l’ingérence dans les affaires du golfe Persique?

François Chauvancy, ancien général de brigade de l’armée de Terre et docteur en sciences de l’information et de la communication, est l’auteur de Blocus du Qatar: l’offensive manquée (Éd. Hermann). Il revient sur les différentes phases du blocus mis en place contre le Qatar:

«Une attaque informationnelle et cyber a créé la crise. La phase suivante, c’était l’action militaire. Mais elle n’a pas eu lieu, parce qu’entre-temps, le Président Trump a mis en garde les pays arabes de ne pas attaquer le Qatar. Donc, ça s’est arrêté là […] Il ne restait plus que l’embargo pour faire céder le Qatar. Il s’agissait non seulement d’obliger le Qatar à se plier à la volonté de l’Arabie saoudite et des Émirats Arabes unis, mais aussi d’entraver sa préparation du Championnat de monde de football de 2022 […] Le Qatar a investi plus de 100 milliards de dollars dans la préparation de la Coupe de monde.»

Le général écarte l’idée que Donald Trump ait joué un rôle dans l’embargo:

«Les États-Unis ne sont pas investis dans un quelconque embargo. Il n’y a aucune trace. L’embargo est tout à fait régional. C’est entre pays arabes, les uns contre les autres. Aucun autre pays n’a contribué d’une manière directe ou indirecte à l’embargo en tant que tel. C’est vraiment une affaire régionale.»
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Rupture des relations diplomatiques avec le Qatar (129)

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embargo, Riyad, Qatar
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