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À peine installé à la Maison-Blanche, Joe Biden froisse l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en restreignant leurs achats d’armes américaines. Signe d’un retournement de la politique étrangère US? Explications au micro de Rachel Marsden de Fadi Assaf, ancien conseiller au Président du Liban et consultant en relations internationales.

Dans les ultimes jours de son mandat, Donald Trump semblait très pressé de vendre des armes américaines à ses alliés du golfe Persique. Notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Après que Trump a perdu l’élection du 6 novembre, son Administration a conclu un accord avec les Émirats pour 23 milliards de dollars d’avions de combat F-35 de Lockheed Martin. Juste avant que le quarante-cinquième Président des États-Unis ne quitte le Bureau ovale, le département d’État a également approuvé la vente de 290 millions de dollars de missiles guidés à l’Arabie saoudite.

Mais son successeur a bloqué tous ces contrats pour les examiner. Dans le cadre de cette enquête, Biden devrait se préoccuper de la destination et de l’utilisation de ces armes. Que ce soit sur les champs de bataille du Yémen, de Libye ou d’ailleurs…

Ancien conseiller du Président du Liban, Fadi Assaf est désormais consultant en relations internationales. Il analyse la décision du nouveau Président américain:

«L’Administration Biden veut montrer qu’il y a un changement dans la manière dont on fait de la politique au Moyen-Orient. On ne tolère plus les excès. Ni de la part de la Turquie, ni de l’Arabie saoudite, ni peut-être demain de l’Égypte.»

Il décrit le contexte dans lequel intervient la décision présidentielle:

«Biden a inscrit ces contrats dans ses priorités de politique intérieure. Donc, en pensant en termes de défense des droits de l’homme et des libertés. Thèmes sur lesquels les Démocrates se sont acharnés durant la campagne. Par exemple, l’assassinat de Khashoggi. De même, Biden ne pouvait plus tolérer de ventes d’armes utilisées au Yémen, où meurent des enfants.»

Quelles seraient les retombées de cette décision au Moyen-Orient? D’après le consultant en relations internationales, Joe Biden a froissé ses alliés:

«Ce qui peut vexer le plus le prince héritier d’Abou Dhabi [Mohammed ben Zayed, alias MBZ, ndlr], c’est de ne pas être dans le club des utilisateurs du F-35, dont fait partie Israël. Il se voyait déjà partenaire à part entière de ce cénacle.»

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Tags:
affaire Khashoggi, Mohamed Ben Salmane
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