Moyen-Orient
URL courte
Par
116713
S'abonner

Alors que la visite souvent désignée comme historique de Benyamin Netanyahou aux Émirats arabes unis n’a pas eu lieu en raison d’un différend avec la Jordanie, le Premier ministre israélien, qui a entre-temps promis au prince héritier d’Abou Dhabi qu’elle ne tardera pas, a expliqué pourquoi son avion n’avait pas emprunté l’espace aérien saoudien.

Il y aura certainement un double deux - après que le déplacement vers les Émirats arabes unis n’a pas eu lieu, le Premier ministre israélien a d’ores et déjà promis au prince héritier d’Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al Nahyane que cette visite, la toute première après la normalisation des relations entre les deux pays, aura lieu très prochainement. Mais si, dans un premier temps, le chef du gouvernement de l’État hébreu a expliqué cette annulation par un différend avec la Jordanie, il a fourni d’autres détails en intervenant samedi sur Channel 13.

Il a notamment expliqué que son avion n’avait pas emprunté l’espace aérien saoudien en raison d’éventuels tirs de missiles houthis - pour rappel, les tensions se sont ravivées dans la zone ces derniers jours.

«Il y avait aussi des problèmes il y a une semaine» dans son ciel, a notamment déclaré le Premier ministre sans livrer de détail supplémentaire.

Différend autour du mont du Temple

En cause, le différend autour du mont du Temple, évoqué par Benyamin Netanyahou lors de l’explication des raisons de l’annulation de son déplacement aux Émirats, et lié au projet de visite de la mosquée Al-Aqsa, située sur l’esplanade des Mosquées. La partie israélienne a annoncé qu’elle avait été annulée suite à l’absence de consensus sur les dispositifs de sécurité, alors que la Jordanie a déclaré que c’est le prince lui-même qui a renoncé à son déplacement.

Quoi qu’il en soit, jeudi des difficultés de coordination du vol via l’espace aérien jordanien ont surgi.

Visite revêtant de l’importance?

Pour rappel, en septembre dernier, le Premier ministre israélien a signé avec les Émirats arabes unis et Bahreïn des accords de normalisation des relations sous l'égide des États-Unis.

Ces deux pays arabes ont été les premiers à reconnaître l’État d’Israël, depuis l’Égypte et la Jordanie respectivement en 1979 et 1994.

La visite aux Émirats prévoyait notamment des négociations avec le prince héritier d’Abou Dhabi, mais son sens aurait dû être plus profond. D’après la presse locale, elle aurait pu ajouter des points à l’actif du leader de Likoud, à seulement quelques jours des élections législatives anticipées, déjà les quatrièmes en mois de deux ans, qui se tiendront le 23 mars.

Entre les Houthis et Riyad, les tensions montent d’un cran

Alors qu’au cours de ces dernières semaines les informations sur l’interception tantôt de drones, tantôt de missiles lancés par les Houthis vers l’Arabie saoudite s’enchaînent, la coalition arabe conduite par Riyad a mené le 7 mars des frappes sur des sites de ces rebelles au Yémen, notamment sur Sanaa, la capitale, ripostant ainsi aux tirs.

Le jour même, il a été annoncé qu’un port pétrolier du royaume et un site de Saudi Aramco avaient été pris pour cible. Toutefois, aucun dégât ni matériel ni humain n’en résultait.

Lire aussi:

Édouard Philippe «porte tout l'échec» du début de quinquennat selon le président des Républicains
«Colère», «dégoût», «honte»: pourquoi tant de haine envers Emmanuel Macron?
Le missile auquel Israël a riposté en frappant la Syrie a explosé près d’une centrale nucléaire
Tags:
Houthis, Jordanie, Benjamin Netanyahou
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook