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Après la décision de Bruxelles de prolonger les sanctions contre Damas, la diplomatie syrienne a traité l’UE d’organisation qui «suit aveuglément la politique» des États-Unis et «mène une guerre contre le peuple syrien».

L’Union européenne, qui a prolongé d’un an ses sanctions contre la Syrie au lendemain de la présidentielle remportée par Bachar el-Assad, est une organisation «déconnectée de la réalité» qui confirme ainsi son implication dans la guerre contre les Syriens, a déclaré ce samedi 29 mai le ministère syrien des Affaires étrangères.

«L’UE s’est de nouveau montrée complètement déconnectée de la réalité et engagée dans la guerre contre la Syrie, ainsi que responsable du sang versé par les Syriens et de leurs bâtiments détruits», a indiqué le ministère dans un communiqué dont Sputnik a eu connaissance.

Selon Damas, la décision de prolonger les sanctions unilatérales et «inhumaines» montre que l’UE est fière de «ses fausses valeurs» puisque les sanctions violent les droits de l’homme et les normes du droit international.

Les sanctions sont un moyen de mener la guerre contre la Syrie. Mais toutes les tentatives de nuire à l’indépendance de ce pays sont vouées à l’échec, puisque les Syriens ont réussi à combattre le terrorisme avec ses sponsors et ont exprimé leur position lors de l’élection présidentielle du 26 mai, estime le ministère.

«L’Union européenne essuie échec après échec en raison de sa position erronée qui consiste à suivre aveuglément la politique américaine; elle a perdu son influence sur les événements dans la région et dans le monde en devenant une organisation molle -incolore, fade et inodore», a poursuivi le ministère.

Sanctions européennes de nouveau prolongées d’un an

Le 27 mai, le Conseil de l’UE a de nouveau prolongé d’un an –précisément jusqu’au 1er juin 2022- ses sanctions contre la Syrie. Adoptées en 2011, elles frappent 283 personnes, interdites d’entrée dans l’UE et qui ont vu leurs avoirs gelés, ainsi que 70 entités.

L’Union européenne n’a pas de contacts avec Damas et considère comme prématurée l’amélioration des relations entre la communauté internationale et la Syrie. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrel, a déclaré à la mi-mars que l’UE n’abrogerait pas les sanctions contre la Syrie et ne contribuerait pas à la reconstruction de ce pays tant que Damas ne procède au transfert de pouvoir.

Dans le même temps, l’UE affirme que les sanctions européennes ne l’empêcheront pas de rester le donateur principal de la Syrie. Bruxelles aide notamment les réfugiés installés dans les pays voisins.

Assad réélu Président: réactions internationales

Le 26 mai était le jour de l’élection présidentielle en Syrie. Plus de 14,2 millions d’électeurs se sont rendus dans quelque 12.000 bureaux de vote. Bachar el-Assad, au pouvoir depuis 2000, a été réélu pour un nouveau mandat de sept ans avec 95,1% des voix.

De nombreux pays ont félicité M.Assad. Le Président libanais, Michel Aoun, a souhaité le rétablissement de la stabilité et de la croissance économique à la Syrie grâce notamment au retour des réfugiés. Le Liban accueille actuellement de 1,5 à 2 millions de réfugiés syriens.

«Les autorités et le peuple syrien ont clairement exprimé leur désir de protéger la souveraineté et la sécurité du pays, de déjouer les complots ennemis organisés par les forces hostiles et impérialistes de toute sorte», a pour sa part indiqué le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un dans un télégramme cité par la chancellerie du Président Assad.

Le dirigeant syrien a également reçu les félicitations des Présidents russe, iranien, cubain, biélorusse, abkhaze et du chef de l’Autorité palestinienne.

M.Borrel a quant à lui déclaré que l’Union européenne croyait que la présidentielle syrienne ne répondait pas aux critères d’un vote démocratique et qu’elle ne contribuerait pas au règlement du conflit dans ce pays.

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Tags:
ministère syrien des Affaires étrangères, sanctions, Syrie, Union européenne (UE)
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