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    S-400: se sentant «militairement menacé par l’Occident», Ankara se tourne vers Moscou

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    Le Président turc Recep Tayyip Erdogan rencontre lundi à Sotchi son homologue russe Vladimir Poutine. C’est leur 5e rencontre depuis le début de l’année et la 8e depuis la fin de la crise de l’avion russe abattu par un chasseur turc dans le ciel syrien. Dans leurs commentaires pour Sputnik, des experts turcs anticipent les résultats de ce sommet.

    Moscou et Ankara ont tourné la page de la crise provoquée par la destruction d'un chasseur russe par un avion turc au-dessus du territoire syrien. Les démarches de normalisation entreprises ont porté leurs fruits, a déclaré à Sputik le député turc Metin Külünk, représentant le Parti de la justice et du développement turc (AKP, au pouvoir).

    «La coordination et les échanges d'opinion entre les Présidents des deux pays lors de leurs contacts personnels sans médiation de pays tiers représentent une stratégie diplomatique efficace au plus haut niveau», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter qu'il s'attendait à l'issue de leur rencontre prévue ce lundi à Sotchi à des résultats importants concernant, entre autres, les événements en Syrie et en Irak.

    M.Külünk a par ailleurs supposé que la décision turque d'acheter à la Russie des missiles sol-air S-400 serait aussi abordée par MM.Poutine et Erdogan.

    Évoquant la critique par l'Occident de cette décision d'Ankara, le parlementaire turc a tenu à rappeler que la Turquie était un pays indépendant.

    «Bien que la Turquie fasse partie de l'Otan, cela ne signifie pas qu'elle doit aligner tous ses intérêts sur l'Alliance», a-t-il dit.

    Et de rappeler que les autres pays de l'Otan refusaient de livrer des armements à la Turquie quand elle était menacée de l'extérieur.

    «Cela est inacceptable. Notre décision sur les S-400, c'est le rejet d'une telle attitude», a résumé le député.

    Un autre interlocuteur de Sputnik, le politologue Kerim Has a estimé pour sa part que le contrat d'achat de S-400 pourrait modifier le niveau des relations entre la Russie et la Turquie.

    «Autant que je sache, lors des négociations entre la Turquie et la Russie, Istanbul et Ankara sont cités en premiers en tant que régions de déploiement de S-400, ce qui signifie que la Turquie se sent militairement menacée par l'Occident», a poursuivi M.Has.

    Selon ce dernier, il n'est pas à exclure que la Turquie puisse s'assigner pour objectif de s'assurer le soutien de la Russie en cas de crise entre Ankara et l'Occident qui pourrait éclater à l'avenir.

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    déploiement, missiles, menaces, achat, relations, normalisation, crise, sommet, armements, S-400, Parti de la justice et du développement (AKP) turc, Sputnik, OTAN, Metin Külünk, Kerim Has, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine, Occident, Istanbul, Sotchi, Ankara, Turquie, Moscou, Syrie, Irak, Russie
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