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    Journées de la culture géorgienne à Moscou

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    Maria Toupoleva, RIA-Novosti

    Le festival de la culture géorgienne se déroule à Moscou du 13 au 16 octobre. Les journées de la culture géorgienne sont organisées en Russie pour la première fois depuis 1984. Les relations entre les deux pays ont souvent été tendues pendant cette période, mais les acteurs russes et géorgiens ont toujours cherché à préserver les liens séculaires entre les deux peuples. C'est ce qu'ont indiqué les hommes politiques et les artistes géorgiens pendant une conférence de presse à Moscou.

    L'ambassadeur de Géorgie à Moscou, Zourab Abachidzé, a relevé qu'il y a un an encore, il aurait été impossible d'organiser une manifestation telle que ce festival. L'état des rapports politiques bilatéraux s'est aujourd'hui amélioré, Moscou et Tbilissi sont davantage intéressés à nouer des contacts réciproques, y compris dans les domaines de la culture et de l'art. Selon lui, les problèmes dans les relations russo-géorgiennes sont appelés à disparaître.

    Le festival a réuni 160 artistes géorgiens, des chanteurs d'opéra et de variétés, des danseurs, des comédiens et des peintres. Parmi les vedettes d'opéra, on note la présence de Nina Ananiachvili et de Zourab Sotkilava.

    L'acteur populaire Vakhtang Kikabidzé, pour sa part, a estimé que ce festival prendrait son sens seulement si de telles manifestations culturelles se tenaient régulièrement. Selon lui, il importe d'organiser des Journées de la culture russe en Géorgie dans un avenir proche. Les Géorgiens se sont toujours intéressés à la culture russe. Près de 200.000 russophones vivent actuellement en Géorgie. Qui plus est, les Russes et les Géorgiens sont tous deux des peuples chrétiens. Le poète et écrivain adjare Pridon Khalvachi a rappelé que c'étaient les Russes qui avaient libéré la Géorgie du joug de l'Empire ottoman, long de 300 ans. Pour sa part, le ministre adjare de la Culture Timour Komakhidzé a ajouté que la célèbre reine Tamara avait épousé un Russe.

    Les peuples russe et géorgien ont vécu en étroit contact depuis des siècles. Il est donc tout à fait naturel qu'un centre de la Culture russe soit construit en Géorgie. Les Géorgiens ont bien accueilli cette idée. La mairie de Tbilissi a déjà choisi un terrain pour cet édifice.

    La ministre abkhaze de la Culture Svetlana Ketsba a insisté sur le fait que les Géorgiens et les Abkhaz avaient beaucoup d'amis en Russie, et que les Russes en avaient beaucoup en Géorgie. C'est ce facteur qui doit dominer dans les rapports entre nos pays. "Quelles que soient les difficultés politiques, nous restons proches les uns des autres", a-t-elle souligné.

    Malgré les problèmes économiques que connaît le peuple géorgien ces dernières années, la Géorgie accorde toujours une grande attention à l'art. Selon les termes de Svetlana Ketsba, le festival n'a pas été "arrangé" comme aux temps soviétiques, les artistes géorgiens apportant simplement à Moscou le meilleur de ce qu'ils aimeraient partager avec leurs amis russes. En Géorgie, les voisins sont presque considérés comme des parents, or la Russie et la Géorgie sont voisines. "Les hommes politiques devraient davantage faire confiance à leur peuple et tout irait bien", a-t-elle conclu.

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