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    Revue de presse du 4 novembre GAZETA

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    Vladimir Poutine entame évidemment sa dernière grande tournée étrangère avant le scrutin présidentiel. Ce soir, il dînera avec le premier ministre italien, demain il aura une rencontre avec le Pape, et vendredi il se rendra en France. Le président rencontrera aussi des officiels de l'Union européenne, des hommes d'affaires et des journalistes étrangers.

    Une source interne au Kremlin a indiqué à la Gazeta que le principal sujet de ces entretiens serait l'élargissement de l'Union européenne à l'Europe de l'Est. Le fait est qu'après leur adhésion, les nouveaux membres de l'UE seront amenés à résilier bon nombre d'accords commerciaux avec la Russie. Il y a un risque réel que nos rapports avec les nouveaux membres de l'UE en pâtissent", dit-on au Kremlin. Au sommet Russie - Union européenne, Vladimir Poutine soulèvera la question de l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce.

    A Paris, Vladimir Poutine ne passera que quelques heures. Selon des sources internes au Kremlin, après cette visite en France il devrait arrêter pendant plusieurs mois ses voyages à l'étranger, le plus probablement jusqu'à la présidentielle de mars 2004.

    TROUD

    Sur fond d'événements récents, la polarisation des avis parmi les politiques, les chefs d'entreprise et les analystes ne cesse de s'accentuer. Les uns, les évaluant dans l'ensemble lucidement, parlent de "changement d'élites", de la fin de "l'époque des oligarques", des adieux faits au passé en la personne de ce qu'on appelle "la famille" ; les autres prédisent des "conséquences néfastes", mettant l'accent sur "une certaine déception au sein de la communauté d'affaires". De Londres, Boris Berezovski prétend que le chef de l'Etat en place aura contre lui une "certaine alliance d'hommes politiques et d'oligarques", comme s'il oubliait que l'issue de la présidentielle dépend non pas de ceux-ci mais du verdict des millions d'électeurs russes.

    Sur ce fond de "tapage" en fin de compte inutile, les citoyens ont de nouveau exprimé, et de façon convaincante, lors d'un nouveau sondage d'opinion, leur soutien à Vladimir Poutine. Le journal en cite les résultats : du 24 au 28 octobre, lors d'un sondage réalisé par le Centre russe de l'opinion publique, 73% des personnes interrogées ont approuvé les activités du président, contre 24% qui en ont un avis défavorable. D'où le constat suivant: les trois quarts de la population - tout comme l'an dernier et en 2001 - approuvent l'action présidentielle, ce qui constitue un résultat sans précédent, conclut le journal.

    IZVESTIA

    Commentant la décision de Mikhaïl Khodorkovski de démissionner de la présidence de Youkos, le journal rappelle que, de l'avis du Parquet général, ce retrait restera sans effet sur la poursuite de l'instruction menée dans le cadre de "ses" dossiers. Tant qu'il possède un paquet considérable d'actions de Youkos, il conservera des ressources aussi bien financières que politiques. De ce fait, son départ ne mettrait pas un point final au face-à-face entre le pouvoir et la compagnie pétrolière.

    Comme l'ont appris les Izvestia auprès du Parquet général, "tous les chefs d'inculpation contre lui sont liés à la période où il a exercé de hautes responsabilités à Youkos. Du point de vue juridique, sa démission est plus importante pour l'avenir de la compagnie elle-même".

    Au sein de l'administration présidentielle, on recommande de ne pas tirer de conclusions définitives sur le cas Youkos : "Le président a bien précisé que l'affaire n'a pas de dessous politiques. Ce qui veut dire que la démission de Khodorkovski n'entraînera aucun changement radical".

    KOMMERSANT

    Le président de RAO EES Rossii ("Electricité de Russie"), Anatoli Tchoubaïs, a démenti les bruits sur sa démission. Lors d'une conférence de presse téléphonique hier à l'intention des actionnaires de la société, il a promis de ne pas partir avant l'achèvement de la réforme du monopole. Il n'est pas exclu que le président du conseil des directeurs de RAO EES, Alexandre Volochine, ne parte pas lui non plus.

    Les bruits sur l'éventuelle démission de M.Tchoubaïs circulent depuis longtemps, rappelle le Kommersant. Rien d'étonnant à cela. Des tentatives ont été faites sinon pour le destituer, du moins pour affaiblir ses positions dès sa nomination au poste de président de RAO EES. Anatoli Tchoubaïs a déclaré lui-même que les bruits sur sa démission faisaient le jeu de ceux qui cherchent à faire baisser le coût des actions de la société.

    NEZAVISSIMAIA GAZETA

    La Russie occupe la première position mondiale dans la production de pétrole, annonce la Nézavissimaïa. Selon les données non définitives de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), la production journalière en septembre a été de 8,5 mbj, alors que celle du premier producteur de l'OPEP, l'Arabie Saoudite, a été d'un peu moins de 8,47 mbj.

    D'ici à 2025, prédisent les experts de l'Agence, la Russie produira 10,4 mbj. N'étant pas tenue de limiter sa production de brut en vertu d'engagements politiques et disposant donc de toutes les conditions économiques pour promouvoir sa branche pétrolière, la Russie a toutes les chances de parvenir à ces indices bien avant cette échéance, souligne la Nézavissimaïa Gazeta.

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