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    Cinq nouveaux engins viendront compléter le groupe de satellites russes

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    Par Andreï Kisliakov, commentateur politique de RIA-Novosti

    La mise en orbite des satellites de télécommunications de dernière génération "Express-AM" en 2004 profiterait au secteur spatial de la Russie. Ce n'est un secret pour personne que beaucoup de satellites scientifiques n'ont pas été lancés en 2003 parce que l'astronautique russe a dû pratiquement se consacrer au ravitaillement de la Station Spatiale Internationale (ISS).

    Sans aucun doute, l'ISS est le plus grand projet international. Qui plus est, c'est le seul projet de vols habités. Mais le directeur de l'Agence aéronautique et spatiale russe Rosaviakosmos Iouri Koptev a bien fait de rappeler en avril dernier que le programme de lancements d'autres appareils spatiaux, surtout de satellites scientifiques avait été revu au profit de l'ISS.

    Or les satellites scientifiques sont indispensables pour assurer le fonctionnement des infrastructures militaires et civiles de n'importe quel pays développé. Les satellites placés sur une orbite géostationnaire (environ 36.000 km d'altitude) sont capables de demeurer au-dessus d'un point sur la surface terrestre et de le surveiller en permanence.

    Il est à noter que l'URSS a créé le plus important système public de liaison par satellite. En avril 1965, plusieurs satellites "Molnia" ont été placés sur des orbites elliptiques à grande excentricité dont l'apogée se trouvait au-dessus de l'hémisphère Nord. Au milieu des années 1970, l'URSS a lancé ses premiers satellites géostationnaires. Les engins "Raduga" et "Horizont" ont permis d'établir une liaison permanente entre les stations terrestres de traitement d'informations. Mais pendant les années 1990, les satellites soviétiques sont arrivés en fin de vie. Les modèles mêmes des engins étaient technologiquement dépassés. An août 2001, le gouvernement russe a pris sous son contrôle la conception des satellites de nouvelle génération. La Sberbank a beaucoup contribué à la réalisation du projet.

    Le premier satellite géostationnaire "Express-AM" a été placé en orbite par le lanceur lourd "Proton" à la fin de 2003. Deux autres lancements sont prévus pour 2004. La création du groupe de cinq satellites sera achevée au milieu de 2005.

    Le responsable du projet "Express-AM" Evgueni Kortchaguine a rapporté que l'exploitation de cinq satellites géostationnaires permettra d'assurer une liaison stable sur l'ensemble du territoire russe et ne demandera plus la réorientation des antennes terrestres à la différence des satellites "Molnia" en orbite basse.

    L'entreprise de mécanique appliquée de Jeleznogorsk (Sibérie orientale) et chef de file du projet, a opté pour une coopération étroite avec des sociétés étrangères fiables.

    Malheureusement, les industries électronique et radiotechnique nationales sont pour le moment dans un état déplorable. Les auteurs du projet ont fait appel à la société allemande "Astrium" qui a fourni des ordinateurs de bord pour les nouveaux satellites. L'équipement d'orientation a été livré par la compagnie française "Sodern" et les postes émetteurs pour les systèmes de commande, dont la durée de vie atteint 12 ans, par NEC/Toshiba (Japon).

    L'Union internationale des télécommunications (UIT) a réservé 24 positions en orbite géostationnaire pour les satellites russes dont la plupart seront bientôt occupées par les engins "Express-AM".

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