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    Revue de la presse russe du 14 janvier KOMMERSANT

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    Le vice-premier ministre Boris Aliochine a rendu compte au président Poutine des résultats préalables de la réforme administrative. La recherche des futures victimes de la réforme des structures administratives s'est accélérée visiblement, souligne le journal. Plus de mille cinq cents des cinq mille fonctions publiques qui existent actuellement ont déjà été reconnues superflues, redondantes ou nécessitant une réduction de leur étendue. Boris Aliochine a promis de recenser toutes les fonctions superflues et d'achever complètement la première étape de la réforme vers le 1er avril. C'est le ministère de l'Intérieur qui sera le plus touché, estime le journal. Il sera proposé de le décharger des fonctions les plus lucratives.

    Le rythme de travail affiché par la commission pour la réforme administrative au début de l'année est surprenant, poursuit le quotidien. Mais ce qui intrigue le plus c'est la question de savoir si les organes chargés de faire appliquer la loi et les forces de l'ordre seront effectivement déchus de certains droits. Boris Aliochine a déclaré au président : "Selon le principe en vigueur dès aujourd'hui, toutes les actions extra-procédurales doivent cesser. Le gouvernement est en train de préparer des textes en la matière".

    En ce qui concerne le nouveau gouvernement, écrit le Kommersant", sa structure sera plus ou moins connue après le 1er avril. C'est-à-dire lorsque le président aura approuvé (ou rejeté) le plan gouvernemental de réduction des fonctions publiques, on saura quels ministères continueront d'exister et ceux qui seront supprimés. A en juger par la remarque de Vladimir Poutine qui a dit que "l'absence d'ordre dans la sphère administrative est l'une des causes principales de la corruption", on peut s'attendre au mois de mai à des réductions considérables du nombre des ministères et de leurs fonctions.

    VEDOMOSTI

    Des hommes d'affaires, des intellectuels, des fonctionnaires locaux, des médecins et des retraités mèneront la campagne électorale de Vladimir Poutine en vue de la présidentielle qui aura lieu en mars prochain. La liste des hommes de confiance du président compte 252 noms. Les experts ne doutent pas que l'agit-prop en faveur de Poutine leur sera beaucoup plus utile qu'au candidat.

    Ils promettent de parler dans le moindre détail au peuple des succès réalisés par le président en exercice. "Nous irons au devant des électeurs pour leur exposer tout simplement notre point de vue sur le président. Moi personnellement, je considère Poutine comme l'unique candidat réel, comme un homme extraordinaire capable de faire régner l'ordre dans le pays", déclare le directeur du théâtre régional de Saratov, Valeri Mironenko.

    IZVESTIA

    76% des Russes estiment que la censure doit, dans une mesure ou dans une autre, être présente dans les médias, rapporte le journal. Tels sont, souligne le quotidien, les résultats - vraiment sensationnels - d'un sondage mené par l'agence ROMIR Monitoring. On ne sait pourquoi, mais ce sont les habitants des Régions fédérales de l'Oural et de Sibérie qui sont les plus nostalgiques de la censure, contrairement à ceux qui vivent dans le Sud. La population des grandes villes est dans l'ensemble plus tolérante, tout comme les personnes instruites, mais cela ne change en rien le tableau général.

    Interrogée par les Izvestia, Natalia Vichniakova, directrice du département des Relations publiques du Parquet général, a dit : "Je comprends ces gens-là. Ils sont las du sang qui coule des écrans et des pages de journaux. Les actualités ne sont plus ce qu'elles devraient être, ce ne sont que des nouvelles macabres. Comme autrefois nous étions étouffés par des rapports victorieux, nous sommes submergés aujourd'hui d'explosions, d'accidents et d'assassinats. Malheureusement, il est aujourd'hui de mauvais goût d'écrire positif".

    NEZAVISSIMAIA GAZETA

    Officiellement annoncée, l'annulation de la dette mongole envers la Russie - près de 10 milliards de dollars - pourrait être interprétée comme une petite nouvelle financière à sensation. Jamais encore la Russie n'a rien fait de pareil, et même l'Ethiopie, qui "détient" le record d'annulation précédent, n'avait eu droit qu'à 4 milliards de dollars. En échange, Moscou n'a encore rien obtenu, ou presque. La Mongolie, il est vrai, se dit prête à confirmer en propriété russe des ex-parts soviétiques dans certaines entreprises et à verser à la Russie 300 millions de dollars.

    De nombreux experts estiment en même temps qu'il vaut mieux obtenir des débouchés sur les marchés ou des avantages politiques que de tenter d'arracher aux débiteurs de la Russie la couverture des créances qui peuvent à juste titre être qualifiées de sans espoir, souligne le journal.

    Cuba, la Syrie, l'Angola, l'Irak, l'Afghanistan, la Corée du Nord : voilà les pays qui constituent par l'ampleur de leurs dettes les débiteurs principaux de la Russie, à hauteur de 70 milliards de dollars.

    TROUD

    Les forces aériennes russes ont eu leur cadeau de Noël : les pilotes du centre d'aviation de Lipetsk, dans le Centre, conduiront des Su-27SKM flambant neuf. Cinq chasseurs sont déjà arrivés, vingt autres sont attendus dans les mois à venir.

    Le nouvel avion est un appareil à plus d'un titre insolite, en mesure de détruire des cibles aériennes et terrestres en tout temps et de nuit. Le bombardement est effectué au besoin et uniquement selon les indications des appareils, même dans des conditions de visibilité nulle. Les pilotes de Lipetsk auront à tester l'avion dans différentes situations et, en cas d'aval, leur production en série sera lancée.

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