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    Malgré certains progrès dans la lutte contre le narcotrafic, de nombreux problèmes subsistent

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    par Viatcheslav LACHKOUL, commentateur de RIA-Novosti

    L'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a tenu à Moscou la première rencontre de travail des dirigeants des organes chargés du contrôle des stupéfiants et des psychotropes, ainsi que de leurs précurseurs. Rappelons que l'OTSC regroupe à ce jour la Fédération de Russie, l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Kirghizie et le Tadjikistan. Les plénipotentiaires des pays évoqués ont procédé à l'analyse de l'opération internationale sous le nom de code "Filière-2003". Ladite opération a associé le Comité d'Etat pour le contrôle des stupéfiants et des psychotropes de la Fédération de Russie, ainsi que les services de sécurité, les ministères de l'Intérieur, les services des douanes et des frontières des pays membres de l'Organisation du Traité de sécurité collective.

    A l'issue des opérations conjointes spéciales, plus de 1400 narcocrimes ont été décelés, alors que deux tonnes de stupéfiants et autant de précurseurs ont été retirées du trafic illégal. Bien plus, 2 303 crimes de droit commun ont été élucidés, et plus de 248 armes à feu ont été confisquées. Ont été dépistés et arrêtés des centaines d'individus faisant l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes très graves. La direction de l'opération "Filère-2003" a été effectuée par l'Etat-major de coordination de l'Organisation du Traité de sécurité collective. Ce centre de coordination se trouve à Moscou. Comme l'a déclaré à RIA-Novosti le secrétaire général de l'OTSC, Nikolaï Bordiouja, les opérations conjointes ont permis de rendre efficace la coopération entre les organes judiciaires, les polices et les services secrets de divers Etats.

    Pour pouvoir réprimer avec de plus en plus d'efficacité le narcotrafic, la Russie a signé plus d'une trentaine d'accords interétatiques. A signaler que Moscou considère comme des partenaires prioritaires justement les Etats d'où émane le plus grave danger de narcobusiness. On y citera, entre autres, l'Afghanistan où, depuis ces deux dernières années, la superficie des plantations de pavot s'est beaucoup élargie. Ainsi, rien que dans la province du Badakhshan, limitrophe du Tadjikistan, de telles plantations ont augmenté de 55%, l'année dernière. Depuis ces trois dernières années, en commun avec les gardes-frontières russes, la police tadjik a retiré du trafic quelque 35 tonnes de stupéfiants, y compris plus de 16 tonnes d'héroïne afghane.

    Les dirigeants de l'Organisation du Traité de sécurité collective ont également signé de nouveaux documents sur la coopération dans la lutte contre la menace narcotique avec les autorités de la Kirghizie. L'OTSC a en même temps établi des contacts réguliers avec les organes judiciaires et la police de l'Afghanistan. Une telle coopération est particulièrement importante pour pouvoir évaluer les narcomenaces et les circonscrire. La nécessité de renforcer la frontière entre la Fédération de Russie et le Kazakhstan est devenue parfaitement évidente. C'est qu'à travers cette frontière, stupéfiants et psychotropes sont illégalement transportés depuis l'Asie Centrale vers l'Europe. D'ores et déjà, un programme tout à fait concret est élaboré dans le cadre de l'Organisation du Traité de sécurité collective, programme que les services secrets russes et kazakhs auront à mettre en œuvre.

    Somme toute, les participants à l'opération internationale "Filière-2003" ont approuvé les nouvelles opérations d'envergure pour intercepter les filières internationales du trafic des stupéfiants, des psychotropes et des précurseurs de drogue, y compris par la méthode de "fourniture sous contrôle". Par ailleurs, ils n'ont pas exclu qu'à l'avenir, les opérations de lutte contre le narcotrafic puissent aussi associer les forces de déploiement rapide de l'Organisation du Traité de sécurité collective.

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