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    La Russie adopte la téléphonie mobile 3G

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    MOSCOU, 31 mars. /par Vassili Zoubkov, commentateur économique de RIA Novosti/. La capitale russe reçoit la 5e Conférence internationale "Téléphonie mobile en Russie : les tendances et les perspectives de développement". Il s'agit du forum annuel des opérateurs nationaux et étrangers de téléphonie cellulaire et d'autres types de télécommunications mobiles.

    La veille, le premier vice-ministre des Télécommunications, Boris Antoniouk a déclaré dans une interview qu'à l'heure actuelle la Russie compte 42 millions d'abonnés de la téléphonie mobile (terrestre, trunking, satellitaire) dont 40 millions utilisent le réseau GSM. A son avis, la téléphonie mobile est le secteur des télécommunications russes qui se développe le plus rapidement.

    L'année dernière, le nombre des abonnés de la téléphonie mobile a dépassé celui des postes fixes, a informé le vice-ministre.

    Avant la fin de l'année en cours il y aura dans le pays 65 à 70 millions d'abonnés du téléphone portable, soit 50% à 65% de croissance.

    Les revenus des opérateurs sont en hausse bien que, selon Boris Antoniouk, leurs recettes moyennes par abonné affichent une baisse. En effet, si, il y a sept ans, chaque numéro portable leur rapportait 70 à 80 dollars US par mois, aujourd'hui l'abonnement mensuel s'est ramené à 12-15 dollars. Il est douteux que le rendement de la téléphonie cellulaire diminue davantage car dans ce cas il ne sera pas possible de la développer. La téléphonie mobile a conquis presque 28% de la population du pays.

    La croissance rapide du réseau mobile russe pousse les autorités à rectifier leurs plans à long terme concernant le développement de la téléphonie, de l'aveu d'un des responsables du ministère des Télécommunications. La nouvelle loi sur les télécommunications fixe pour objectif de pourvoir toutes les localités de la Fédération de Russie d'une liaison téléphonique de qualité. Actuellement 40 000 de localités n'ont pas encore cette possibilité. La Russie est le pays le plus vaste du monde. Avec le développement de la téléphonie mobile terrestre et satellitaire cette mission se trouve simplifiée. Il devient souvent inutile de poser des câbles dans les régions éloignées si elles se trouvent à la portée du réseau cellulaire.

    Boris Antoniouk a cité l'exemple de la région de Moscou où deux milliers de petites et moyennes localités étaient, jusqu'à ces derniers temps, isolées du reste du monde. Au fur et à mesure que des postes retransmetteurs sont construits, on voit ces "taches blanches" disparaître. Premièrement, les opérateurs installent des publiphones dans les endroits les plus fréquentés. Deuxièmement, le budget local sert à payer l'utilisation du portable par les médecins de quartier, les policiers, les organes du pouvoir locaux, les écoles et les hôpitaux. Et troisièmement, le secteur privé ne laisse pas sans liaison les entreprises industrielles et agricoles.

    Dans les endroits qui restent inaccessibles au téléphone cellulaire (Sibérie, Grand Nord), puisque distant de 200 à 300 km, voire de 1000 km du chef-lieu régional, c'est le téléphone satellitaire qui sera utilisé. Ce service est proposé aujourd'hui sur le marché par trois entreprises conjointes (Thuraya, GlobStar et Inmorsat) et son prix diminue à mesure que se développent le marché et la concurrence, a fait observer Boris Antoniouk. Cette tendance a été relevée au Congrès Mondial du GSM de Cannes. La Russie avec son territoire immense aurait avantage à employer aussi la technologie de trunking. Ce mode de liaison radio a cela de particulier qu'il utilise une station radio de base et plusieurs stations d'abonnés qui peuvent être fixes ou mobiles. En 2003 la Russie a adopté une approche unique du développement de cette technique. Le ministère des Télécommunications a créé un groupe de travail qui met en place une direction unique du réseau trunking national qui, avec le réseau satellitaire, totalise actuellement deux millions d'abonnés.

    Le volume des services en téléphonie mobile est en croissance permanente, selon Boris Antoniouk. Le nombre des grilles tarifaires a déjà dépassé les 200. Les opérateurs en quête de clients réduisent leurs tarifs et ne cessent d'améliorer la qualité des services fournis. Des produits nouveaux voient le jour, par exemple l'accès rapide (100 kB/s) à l'Internet. Le ministère des Télécommunications étudie le problème de l'octroi à plusieurs sociétés d'une licence pour mettre en place un réseau de la troisième génération (3G). Ce sera un produit exclusif relativement plus cher. En Occident, 15% à 20% seulement des abonnés à la téléphonie mobile se le permettent.

    "Nous étudions attentivement l'expérience étrangère de développement du réseau 3G. Il est très important de déterminer correctement le prix de la licence. En Israël, par exemple, il a été fixé au début à 180 millions d'euros pour les opérateurs 3G mais les autorités ont été ensuite obligées à le ramener à 45 millions d'euros. De l'avis du vice-ministre Boris Antoniouk, le réseau 3G coûterait à ses futurs abonnés 60 à 70 dollars par mois.

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