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    Revue de la presse russe du 27 août

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Kommersant, Vrémia novostéi

    Les crashs : l'enquête débusque la piste tchétchène

    Les opérations de sauvetage et de recherche dans les régions de Toula et de Rostov où deux avions Toupolev s'étaient écrasés ont été achevées hier. Le ministre des Transports Igor Levitine qui dirige la commission chargée de l'enquête a déclaré que les deux catastrophes sont liées entre elles. Sur ces entrefaites, une opération de recherche des terroristes présumés a déjà démarré : deux femmes tchétchènes sont suspectées.

    Un responsable haut placé du ministère tchétchène de l'Intérieur a confirmé avoir reçu de Moscou une demande d'information sur deux femmes natives de Tchétchénie ayant péri dans les deux crashs. Il s'agit, comme cela est indiqué sur les listes officielles des victimes, d'une certaine "S.Djebirkhanova, passagère du Tu-154 de la compagnie Sibir" et de "Amanta Salm.Nagaïeva, passagère du Tu-134 de la compagnie Volga-Aviaexpress". Un représentant de cette dernière compagnie a expliqué qu'aucun parent de Nagaïeva ne s'était signalé, à la différence de ceux des autres passagers. Il y a lieu de rappeler les attentats terroristes meurtriers commis par des femmes kamikazes dont le sort n'avait intéressé personne, à l'exception des services spéciaux.

    D'autre part, certains experts interrogés par le quotidien "Vrémia novostéi" ont fait remarquer un fait commun aux deux catastrophes : dans les deux cas les queues des avions ont été retrouvées loin des fuselages. L'une des particularités conceptuelles des Tu-154 et du Tu-134 est la robustesse élevée de leur fuselage et c'est bizarre qu'il se soit brisé haut dans le ciel, d'autant que les appareils évoluaient en position horizontale, soulignent les experts.

    En outre, à leur avis, l'hypothèse d'une action terroriste trouve sa confirmation dans le fait que dans les deux cas les pilotes n'ont pas eu le temps de contacter les services au sol. Cela ne peut se produire dans un avion qu'en cas de dépressurisation lorsque la chute brutale de la pression tue instantanément toute âme qui vive. Cependant le Tu-154 et le Tu-134, du fait de leur conception, lorsque tous les moteurs se mettent à l'arrêt, ne tombent pas à pic mais peuvent planer. Evoluant à dix mille mètres d'altitude, les pilotes avaient au moins dix minutes avant que les appareils ne s'écrasent sur la terre.

    Izvestia

    Les sociologues ont établi le degré d'agressivité de la société russe

    Au plus chaud de la canonnade sur Tskhinvali, capitale de la république autoproclamée d'Ossétie du Sud sur le territoire de la Géorgie, et sur les villages voisins, un habitant de la Russie sur cinq (18%) pensait que son pays devait "en cas de nécessité, recourir à la force armée pour protéger l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud", annoncent les chercheurs du holding "ROMIR monitoring". On devine contre qui les protéger : plus de la moitié des personnes qui ont répondu au questionnaire ont rejeté la responsabilité de la transition provisoire du conflit dans la phase des hostilités sur les autorités géorgiennes. En même temps, le face-à-face entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud a mis en évidence un problème de la société russe, affirme le quotidien "Izvestia".

    "Je ne pense pas que les esprits bellicistes soient consécutifs aux menaces qui pèsent sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud du côté de la Géorgie. Il s'agit plutôt des complexes impériaux soviétiques absolument abstraits", a déclaré au journal Nikolaï Popov, directeur scientifique de "ROMIR monitoring". Le mécontentement d'une partie considérable de la population de la Russie est suscité par la politique de certains "éclats de l'empire" (ex-républiques de l'URSS) qui entre en contradiction avec leur point de vue.

    Si au cours de ces derniers mois le président géorgien Mikhaïl Saakachvili s'est complètement déconsidéré aux yeux des Russes, le pays qu'il dirige n'en a pas beaucoup perdu, à leur avis. Une attitude positive envers la Géorgie a été déclarée par 43% des personnes interrogées en juillet et 40% en août (différence acceptable comme erreur de calcul). L'indifférence a été manifestée par plus d'un tiers des personnes ayant répondu au questionnaire (et par environ la moitié des jeunes de 18 à 24 ans).

    Vedomosti

    Le ministère des Impôts informe les clients des banques

    Malgré les multiples démentis apportés par la Banque de Russie à l'existence de listes noires des banques, au moins une d'entre elles existe et elle est tenue par le ministère des Impôts et Perceptions, informent le quotidien "Vedomosti". Le directeur du département des établissements de crédit de ce ministère, Dmitri Volvatch, a avoué hier, au cours d'une conférence de presse, de quoi le fisc soupçonnait les banques dans lesquelles des irrégularités étaient constatées. Il a expliqué que les vérifications effectuées depuis le début de l'année avaient mis en évidence des problèmes dans vingt banques dont 13 ont vu leur licence révoquée par la Banque de Russie. Les plus importants de ces établissements sont Dialogue-Optim, Kredittrast, Sodbiznesbank et Paveletski.

    Maintenant le fisc en informe les clients des banques suspectes. Et les banquiers tout comme les analystes craignent que cette pratique ne déstabilise de nouveau le secteur bancaire.

    Le contribuable, ayant reçu un avis du fisc, retirera son argent de sa banque et informera ses partenaires, cette information sera portée à la connaissance d'autres banques qui refuseront un crédit au partenaire suspecté, estime le directeur exécutif de la Chambre des règlements interbancaires, Alexéi Volkov.

    De nombreux banquiers se rangent de cet avis car ils estiment que les organes de surveillance qui ne se posent pas de problème pour diffuser de l'information sur les banques fautives doivent répondre sérieusement de ce qu'ils font car le prix à supporter dans ce cas est une nouvelle vague de crises.

    Novyé izvestia

    Les utilisateurs russes des portables projette une grève contre la qualité des services

    Le 2 septembre les Russes mécontents de la qualité des services ou des prix élevés de la téléphonie mobile débrancheront leur portable du 12h00 à 14h00, annonce le quotidien "Novyé izvestia". Les opérateurs russes les plus importants - MTS et Bee Line - ne croient pas que cette action de protestation sera massive et efficace.

    Un jour avant, le 1er septembre, ce sont les utilisateurs ukrainiens du portable qui se mettront en grève. En juillet une action pareille a eu lieu au Liban et en Italie et en mai en France. Les abonnés sont indignés que les sociétés téléphoniques qui réalisent des bénéfices solides grâce à la demande qui croît ne fournissent pas de services de qualité et même facturent souvent des services qu'elles n'ont pas fournis.

    Les organisateurs de l'action en Russie comptent que le deuxième jour de l'automne au moins 50 000 personnes couperont leur appareil portable à Moscou et dans ses environs. Dans ce cas, les "grévistes" russes diminueront les bénéfices des opérateurs de 30 000 dollars environ.

    Le directeur des relations extérieures de MTS, Andréi Braguinski, reste sceptique sur l'action qui se prépare : "Nous considérons ces activités comme ayant la même origine : les gens se divertissent tout simplement". De l'avis de l'homme d'affaires, comme le 2 septembre les enfants iront à l'école et les adultes reviendront des vacances, il est peu probable qu'ils puissent renoncer au téléphone un jour pareil.

    Vrémia novostéi

    Abramovitch contre Sibneft : Chelsea et CSCA dans un même groupe de la Ligue des champions

    Le match CSCA-Chelsea dont ont si longuement parlé le président du club russe Evgueni Guinner et le propriétaire de l'équipe anglaise Roman Abramovitch aura lieu. Ils s'affronteront au sein d'un même groupe de la Ligue des champions. Tel a été le sort tiré hier dans la Salle des Princes - Grimaldi Forum, informe le quotidien.

    Le propriétaire de Chelsea serait même flatté de lire sur les tee-shirts de ses adversaires l'inscription "Sibneft", société dont il est patron et qui est le sponsor officiel du club russe. Les supporters qui regarderont le match à la télévision auront, par contre, la vie dure : les deux clubs ont presque les mêmes couleurs et leurs effets vestimentaires coïncident presque dans le moindre détail. D'ailleurs, ils ont aussi beaucoup d'autres choses en commun. Les "aristocrates" sont le club le plus riche en Angleterre, le CSCA en Russie. Le président des bleu-rouge, Evgueni Guinner, se déplacent fréquemment à Londres pour regarder le jeu de Chelsea depuis la loge du patron de l'équipe anglaise. Roman Abramovitch fait des visites de réciprocité pour visionner le CSCA.

    L'UEFA s'apprête à mener une enquête pour établir les relations véritables qui existent entre Roman Abramovitch et le CSCA. On sait que les règles de l'Union de football européenne interdisent qu'une seule personne soit propriétaire de deux ou de plusieurs clubs.

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