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    Le secteur des hautes technologies est la locomotive de l'économie russe

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    MOSCOU, par Andreï Kisliakov, commentateur politique de RIA Novosti. Selon toute apparence, cette année donnera beaucoup de réponses aux questions sur le développement de l'économie russe à moyen terme. Rappelons que les autorités du pays associent l'augmentation des rythmes de la croissance économique avec l'évolution du secteur des hautes technologies.

    Il est indiqué dans le document intitulé "Les grandes lignes du travail du gouvernement 2004-2008" que le Premier ministre russe Mikhaïl Fradkov a signé début août:

    " Il faut focaliser notre attention sur les domaines suivants du secteur des hautes technologies: industrie de défense, industrie nucléaire et aérospatiale, télécommunications, secteur pharmaceutique et biotechnologie".

    Ce n'est pas par hasard que le Premier ministre met l'accent sur le développement de l'industrie de défense. C'est une source traditionnelle d'idées scientifiques et techniques, des hautes technologies capables d'assurer une percée économique dans l'avenir.

    Le développement de l'industrie de défense permet d'accomplir plusieurs tâches pratiques à moyen et à long terme.

    Est-ce que les espérances qu'on place dans ce secteur sont fondées? Quels atouts présente-t-il pour l'État dans l'avenir proche si on tient compte du fait que les établissements de recherches scientifiques et les entreprises militaires sont le pivot du programme spatial russe? L'industrie de défense est donc étroitement liée avec la coopération internationale dans ce domaine.

    En 2003, les exportations d'armements russes ont atteint un niveau record de presque 5,6 milliards de dollars. En 2004, cet indice a déjà dépassé les 3 milliards de dollars au premier semestre, selon un rapport présenté début août par le porte-parole du Service fédéral pour la coopération technico-militaire. Ces résultats donnent raison à la stratégie choisie par le président Vladimir Poutine il y a trois ans. Le carnet des commandes militaires totalise quelque 14,6 milliards de dollars.

    Le secteur spatial commercial évolue aussi dynamiquement grâce notamment au programme de lancement des satellites internationaux par les fusées-porteuses russes depuis le cosmodrome de l'ESA à Kourou (Guyane Française).

    "Le coût total du projet de construction d'un pas de tir pour les lanceurs "Soyouz-ST" au cosmodrome de Kourou atteint 344 millions d'euros dont 121 millions seront versés à l'industrie russe. Selon le projet, le site de Kourou doit assurer au moins 50 lancements des "Soyouz-ST" en 15 ans", a annoncé fin juillet le directeur de l'Agence fédérale spatiale russe Anatoli Perminov.

    Par ailleurs, le gouvernement russe a signé un accord avec l'Australie, qui prévoit la construction d'un pas de tir d'engins spatiaux sur l'île Christmas pour mettre en orbite les satellites commerciaux. Des projets spatiaux russo-italiens et russo-belges sont à l'étude.

    La coopération internationale dans ce domaine permettra d'attirer plusieurs milliards de roubles d'investissements en Russie d'ici 2015 et de maintenir quelque 150.000 emplois dans l'aérospatiale, de l'avis de M.Perminov.

    Ainsi le développement des hautes technologies dans l'industrie de défense rend irréversible le progrès de l'économie nationale.

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