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    Revue de la presse russe du 5 novembre

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Kommersant

    Moscou prêt à adoucir sa réforme politique à la demande du Conseil de l'Europe ?

    Hier les autorités russes ont eu, pour la première fois, à défendre sur l'arène internationale la réforme du pouvoir amorcée par le président. Les initiatives de Vladimir Poutine et notamment l'approbation des candidatures des gouverneurs par les parlements régionaux sur la proposition du chef de l'Etat ont été critiquées par les participants de la session d'automne du Congrès des autorités locales et régionales du Conseil de l'Europe qui s'est ouverte à Strasbourg, écrit le quotidien "Kommersant".

    Au terme de la réunion du Congrès, Serguéi Samoïlov, conseiller du président russe pour les problèmes du fédéralisme et les collectivités locales qui a représenté la Russie à cette réunion, a fait part au journal de ses considérations en ce qui concerne les compromis que Moscou pourrait accepter à la demande du Conseil de l'Europe. En premier lieu la Russie est prête à examiner différents mécanismes de dissolution des parlements (d'après le projet, le parlement local doit être dissous au cas où il rejetterait à deux reprises la candidature de gouverneur proposé par le chef de l'Etat) puisque la première version du projet proposait un "principe inadéquat". Monsieur Samoïlov a ajouté que dès 2007 il y aurait en Russie une loi sur l'élection directe des membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement) qui mettrait le président à l'abri de l'accusation d'avoir la prérogative de nommer personnellement la moitié de la chambre haute. Le conseiller du président a expliqué que l'élection du Conseil de la Fédération serait vraisemblablement mise en pratique avec la prochaine élection de la Douma, chambre basse du parlement fédéral.

    Répondant hier aux questions et aux remarques faites par les représentants du Conseil de l'Europe, Serguéi Samoïlov a annoncé que les initiatives de Poutine étaient parfaitement conformes à laConstitution de la Fédération de Russie qui prévoit l'existence dans le pays d'un pouvoir vertical unique.

    Il a informé que le président ne projetait pas de prolonger le pouvoir vertical jusqu'à la municipalité et d'adopter le principe de la nomination des maires des villes. La relève des chefs régionaux actuels sera opérée de la façon la plus démocratique, à l'expiration du mandat qu'ils ont obtenu au suffrage universel.

    Rossiiskaïa gazeta

    Il faut porter les échanges russo-indiens à 5 milliards de dollars

    L'ambassadeur d'Inde en Russie, Kanwal Sibal, affirme que le secteur énergétique russe bien développé importe beaucoup pour son pays. "Nous avons déjà investi 1,7 milliard de dollars dans le projet Sakhaline-1. Plusieurs sociétés pétrolières indiennes importantes sont prêtes à investir aussi dans d'autres projets pétrogaziers de la région", a-t-il dit.

    A l'heure actuelle les deux pays sont en train de mettre en place des contacts entre différentes sociétés indiennes et russes, notamment avec Gazprom, Lukoil et d'autres. Gazprom effectue déjà des travaux de prospection en Inde. Nos sociétés cherchent, à leur tour, des moyens de participer à des projets de production, de traitement et de commercialisation de matières premières en Russie, a-t-il expliqué dans une interview au quotidien "Rossiiskaïa gazeta".

    D'après l'ambassadeur, la Russie est et sera un partenaire important de l'Inde dans le domaine de la coopération technico-militaire. "Nous voudrions dès maintenant déborder le cadre des importations de matériel et technologies militaires pour participer en commun aux recherches, aux développements et à l'élaboration de technologies nouvelles", a-t-il déclaré.

    Il y a aussi l'industrie du diamant où la coopération peut être très fructueuse. "L'Inde traite 70% des diamants produits dans le monde mais nous n'arrivons pas jusqu'à présent à bien organiser la coopération avec la Russie dans ce domaine", a dit l'ambassadeur.

    Le rôle des Etats dans les relations commerciales et économiques des deux pays a sensiblement diminué depuis la libéralisation des économies indienne et russe, estime Kanwal Sibal. "Les gouvernements doivent continuer à maintenir l'infrastructure et le climat favorables au renforcement des relations économiques et commerciales. Mais maintenant le rôle principal appartient au secteur privé", a dit l'ambassadeur. "Il est nécessaire de tenter de doubler les échanges commerciaux bilatéraux au cours des trois prochaines années pour les porter à cinq milliards de dollars d'ici à 2010. L'objectif principal de l'Inde et de la Russie doit consister à encourager nos hommes d'affaires et de multiplier les contacts d'affaires", a-t-il ajouté.

    Vedomosti

    Les recettes de la Russie provenant de la vente d'armes diminueront

    Les fonctionnaires ont commencé à préparer d'avance l'opinion publique au fait que le record enregistré l'année dernière dans la vente d'armes ne pourra pas être dépassé cette année. Déjà en été, Serguei Tchemezov, directeur général de "Rosoboronexport", a déclaré que le plan d'obtenir 4,1 milliards de dollars de bénéfices serait appliqué par la compagnie, mais que l'indice enregistré l'année dernière de 5,1 milliards de dollars ne pourrait pas être répété. La semaine dernière, rappelle le quotidien "Vedomosti", Youri Koptev, chef du Département du complexe militaro-industriel du ministère de l'Industrie et de l'Energie, a déclaré qu'il était douteux que les indices de l'année dernière puissent être obtenus à l'avenir.

    Jeudi dernier, les représentants de "Rosoboronexport" ont fait savoir que les exportations d'armes constitueraient cette année près de 5 milliards de dollars et que la compagnie devrait exécuter, d'ici à 2007, des commandes pour 12 milliards de dollars.

    Le carnet de commandes pour 12 milliards de dollars suffira à "Rosoboronexport" pour maintenir, pendant 3 à 4 ans , les exportations annuelles au niveau de 4 milliards de dollars par an, estiment les experts. Mais, après 2007, les ventes vont diminuer jusqu'à 2 milliards de dollars, affirme le rédacteur de la revue Moscow Defence Brief Rouslan Poukhov. Il l'explique par le fait que la Chine et l'Inde cessent d'acheter le matériel de guerre onéreux, à savoir des avions et des navires qui constituent actuellement plus de la moitié des exportations russes. En plus, ces armements ne sont pas demandés sur les marchés du Sud-Est asiatique et au Proche-Orient.

    Ces quatre dernières années, la Russie a accru les exportations militaires: les ventes se chiffrant en 2000 à 3,681 milliards de dollars, en 2001, à 3,705 milliards de dollars, en 2002, pour 4,82 milliards, en 2003, à environ 5,3 milliards de dollars, dont 5,1 milliards sont revenus à "Rosoboronexport". Les recettes - compte tenu des acomptes et des sommes payées pour les fournitures des années précédentes - ont atteint l'année dernière la somme de 5,568 milliards de dollars).

    Vremia novostei

    "Transneft" demande de lui accorder des allégements fiscaux

    "Transneft" (l'Etat y détient 75 % du capital social: 100 % d'actions ordinaires) a trouvé le moyen de réduire ses dépenses pour la construction du pipeline de l'Est. La compagnie a envoyé une lettre au premier ministre Mikhail Fradkov en proposant de lui accorder des avantages pour les impôts sur les bénéfices, les biens et pour la taxe à valeur ajoutée pendant la période de construction et d'amortissement de ce projet, lit-on dans le quotidien "Vremia novostei".

    Selon Serguei Grigoriev, vice-président de "Transneft", il s'agit de l'exonération fiscale uniquement dans le cas où la décision est prise de construire une ramification vers la Chine. De plus, elle ne concerne que ce tronçon qui est destinée à transporter du pétrole vers ce pays. Selon Serguei Grigoriev, la nécessité des avantages s'explique par la réduction du charge financier et des délais d'amortissement du projet. La compagnie ne cite pas les calculs concrets.

    Les employés du secteur pétrolier soutiennent le monopole en fondant leur espoir sur la réduction des tarifs du transport, mais les fonctionnaires ont accueilli cette idée avec prudence. "Nous allons étudier minutieusement les propositions de Transneft, car ce projet n'est pas social et il s'agit de sommes immenses, estiment les représentants des ministères du Développement économique et de l'Industrie.

    Il est vrai, les experts estiment que la somme économisée ne sera pas très importante. "Le cabinet des ministres est certain que la compagnie possède suffisamment de ressources pour réaliser le projet à ses frais et en recourant aux prêts", a dit Lev Snykov, analyste de la compagnie d'investissement "Sovlink". Cette année, le président de "Transneft" a maintes fois demandé au gouvernement de réduire le montant des dividendes que touche l'Etat et de consacrer ces fonds aux investissements, mais cette idée n'a pas bénéficié de soutien.

    Vedomosti

    Motorola a cédé à Siemens le leadership sur le marché russe des téléphones portables

    Le marché russe des téléphones portables continue à progresser à des cadences records. Au troisième trimestre de 2004, la vente des appareils s'est accrue de 18 % par rapport au deuxième trimestre pour totaliser 6,7 millions de pièces. Siemens a retrouvé ses positions de leader, alors que le leader mondial Nokia est resté non sans difficulté à la troisième position, écrit le journal "Vedomosti".

    Siemens a réussi à dépasser Motorola, Samsung est classée quatrième après Nokia.

    Selon l'étude réalisée par la compagnie IDC, 26 millions de portables seront vendus en 2004, c'est-à-dire que, de même qu'en 2003, le marché des téléphones portables dépassera de 50 % le résultat de l'année précédente.

    D'après les données d'IDC, la population, tant dans les régions qu'à Moscou et Saint-Pétersbourg, donne la préférence aux portables bon marché.

    Cependant, les observateurs et les analystes du marchésoulignent qu'un nombre plus grand d'acheteurs ont commencé à manifester leur intérêt pour les téléphones chers. Les appareils qui coûtent 150 à 300 dollars sont de plus en plus demandés. La vente de ces téléphones s'est accrue d'environ 10 % cette année. Les distributeurs supposent que cela est dû probablement aux possibilités supplémentaires des appareils.

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