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    Revue de la presse russe du 18 novembre

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Vrémia novostéi

    Quelle est cette arme sans précédent dont parlait Poutine ?

    Intervenant hier à une réunion des cadres dirigeants du ministère de la Défense, le président Vladimir Poutine a qualifié de satisfaisant le travail rempli par le ministère cette année : "Notre principale ligne politique se matérialise, à savoir le développement qualitatif de l'armée et de la marine, leur réarmement et le renforcement de leurs cadres".

    Le président n'a pas manqué de faire remarquer que la Russie ne faisait pas que procéder à des recherches et à des essais de systèmes de missiles nucléaires nouveaux et que "à brève échéance, ils feront partie de nos équipements". En outre, ces systèmes n'auront pas d'analogue à l'étranger, écrit le quotidien "Vrémia novostéi". De l'avis des experts militaires, il pourrait s'agir là de nouveaux missiles mobiles Topol-M (à la différence de ceux installés en silo).

    Ainsi que l'avait déclaré précédemment le directeur de l'Institut du matériel thermique de Moscou, Iouri Solomonov, les derniers essais du Topol-M mobile seront effectués fin décembre 2004 et en cas de succès le financement de la production de ce missile sera inscrit aux prévisions des commandes d'Etat pour l'année prochaine.

    A l'heure actuelle, il y a quatre régiments de Topol-M en silo déployés dans la région de Saratov, près de Tatichtchevo. Chaque régiment compte six à dix rampes de lancement. Ce missile, en version mobile et fixe, constituera la base du potentiel des forces stratégiques.

    D'après les informations disponibles, Topol-M est un missile balistique intercontinental à trois étages et à propergol solide. Il a une portée de 10 000 km, une masse au départ de 47 tonnes et celle de l'ogive de 1,2 tonne.

    Parlant du financement de la défense nationale, le ministre de la Défense, Serguéi Ivanov, a déclaré que "le financement augmente mais les ressources diminuent" et a proposé d'ajuster le budget militaire à deux reprises : après six mois d'exécution et après neuf mois. Vladimir Poutine a accepté que le budget militaire soit revu compte tenu de la hausse des prix.

    Finansovyé izvestia

    Le fisc demande 730 millions de dollars à Sibneft

    Un jour après la promesse de Vladimir Poutine d'"inoculer" à tout le monde l'habitude de payer les impôts dans leur intégrité on vient d'apprendre un nouveau cas de "vaccination". Après TNK-BP, le fisc a présenté ses réclamations à la société pétrolière Sibneft à hauteur de 21 milliards de roubles (plus de 730 millions de dollars) pour 2000 et 2001. Il est vrai que la nouvelle vient d'une source anonyme au sein du comité de la sécurité de la Douma, écrit le journal "Finansovyé izvestia". Sibneft a refusé de commenter cette information.

    Dès le début de l'affaire Ioukos les experts affirmaient à l'unanimité que le pionnier de l'"optimisation" des impôts était justement Sibneft, bien avant la société de Khodorkovski. Mais elle a évité jusqu'à présent d'attirer les regards du fisc, de même que ceux du Parquet général.

    Cependant, au cours du premier semestre 2003 elle a payé l'impôt sur le bénéfice à un taux effectif extrêmement bas : 7% seulement alors que la norme est fixée à 24%. Pour l'année précédente, ces versements ont augmenté jusqu'à 15%-16%. Pour 2004 Sibneft a promis de porter ses paiements aux 24% obligatoires. En février dernier le fisc avait informé que pour 2000 et 2001 Sibneft pourrait être menacée de 1 milliard de dollars de réclamations fiscales. Mais l'affaire n'a pas bougé.

    Le ministère des Impôts et Perceptions avait informé plus tôt que des vérifications accélérées étaient en cours pour l'année 2001 dans d'autres sociétés pétrolières dont Tatneft, Rosneft et Slavneft, qu'il fallait les achever avant la fin de l'année en raison de la prescription.

    Nezavissimaia gazeta

    Sakhaline proteste contre le transfert éventuel des îles Kouriles au Japon

    Un scandale a éclaté à Sakhaline (Extrême-Orient russe) à cause des récentes déclarations faites par le ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov et le président Vladimir Poutine sur le transfert éventuel au Japon de deux des quatre îles Kouriles du Sud (qui font partie de la région de Sakhaline).

    Les représentants du LDPR (Parti libéral-démocrate de Russie), du KPRF (Parti communiste de la Fédération de Russie) et du parti "Rodina" ("Patrie") participeront au meeting qui se tiendra le 20 novembre à Youjno-Sakhalinsk, a fait savoir au quotidien "Nezavissimaia gazeta" le député Serguei Ponomarev, leader du groupe de députés de divers fractions "Pour les Kouriles russes!" au parlement de Sakhaline.

    Le maire de Youjno-Sakhalinsk (capitale de Sakhaline) Fedor Sidorenko s'est également prononcé catégoriquement contre le transfert éventuel d'une partie des Kouriles au Japon. Il a déclaré mercredi: "Pour nous autres, habitants de la région de Sakhaline, toutes les îles Kouriles sans exception sont notre terre natale russe qui nourrit nos pêcheurs et nos familles. J'estime qu'il est inadmissible de transmettre nos terres au Japon, alliée de l'Allemagne hitlérienne dans la Grande Guerre Nationale".

    On lit dans la déclaration adoptée le 15 novembre par l'organisation régionale de Sakhaline "Pour l'intangibilité des territoires russes de l'Est": "En cas de pourparlers avec le Japon sur le transfert des îles Kouriles du Sud à ce pays, à plus forte raison en cas de signature du traité sur leur transfert sans concertation avec la population de la région de Sakhaline, nous nous réservons le droit d'appeler la population à l'insoumission civile". Si les îles sont transmises au Japon, indique le document, l'organisation peut s'adresser à l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie en exigeant "la destitution du président Vladimir Poutine pour haute trahison".

    En ce qui concerne l'information publiée ces jours-ci dans les médias de Sakhaline sur la formation d'un détachement de combattants pour défendre les Kouriles, Serguei Ponomarev, leader du groupe de députés "Pour les Kouriles russes!" de la Douma régionale, a dit au correspondant qu'il avait appris par les journaux. "Nous n'avons pas l'intention de lancer d'actions militaires", a déclaré le député.

    Vedomosti

    Les pronostics du développement de la Russie en 2005 n'effraient pas les investisseurs étrangers

    En 2005, l'Etat russe s'ingérera encore plus dans les affaires des entrepreneurs, les terroristes tchétchènes commettront de nouveaux actes terroristes, on commencera à préparer l'opinion publique à la prorogation du mandat de Vladimir Poutine. Les investissements étrangers importants en Russie seront accueillis avec plaisir, mais à condition que la transaction soit concertée avec les autorités. Enfin, à la fin de 2005, la Russie adhérera à l'OMC.

    Selon le quotidien "Vedomosti", ce pronostic sera publié aujourd'hui par la société de conseil britannique "Control Risks Group" (CRG) dans le rapport annuel "RiskMap" qui exposera les risques politiques et le degré de sécurité pour les investisseurs étrangers dans 195 pays.

    Mais ces prévisions ne gênent pas les investisseurs étrangers qui travaillent déjà en Russie. "Quoi qu'il ne soit, nous serons présents sur le marché russe", a déclaré au quotidien Kevin Lowery, représentant du géant métallurgique américain "Alcoa". "La prévision des attentats est désagréable, mais, malheureusement, ce problème se pose de plus en plus dans le monde entier", a dit Jennifer Galencamp, directeur de la filiale de Nestle en Russie chargé des problèmes extérieurs et de ceux de la société.

    Le renforcement du pouvoir du Kremlin arrange les hommes d'affaires étrangers. "On peut espérer que la centralisation du pouvoir améliorera la situation dans les régions mal administrées", estime Alex Williams, directeur de "Vostok Nafta". "Si le renforcement du pouvoir signifie l'établissement du contrôle sur ce qui se passe, les hommes d'affaires l'accueillent positivement", a dit Andrew York, un expert de CRG. Bien que, du point de vue de la démocratie, ce ne soit pas très bon".

    CRG attribue le degré de risque maximal (cinquième) aux régions où peut éclater bientôt une guerre et où règne l'arbitraire, c'est-à-dire où ne sont pas réunies les conditions pour agir avec succès. CGR recommande de quitter ces marchés même aux sociétés qui y ont travaillé longtemps. En 2005, il n'y aura que deux régions de ce genre au monde: la Somalie et la Tchétchénie. Dans l'ensemble, les risques politiques et le degré de sécurité en Russie sont qualifiés de "moyens".

    Kommersant

    Quel est l'objectif poursuivi par l'Eglise Orthodoxe Russe en coopérant étroitement avec le ministère de l'Intérieur?

    Le Patriarche Alexis II a signé mercredi avec le ministre de l'Intérieur Rachid Nourgaliev un accord de coopération entre l'Eglise Orthodoxe Russe et le ministère de l'Intérieur. Certains observateurs disent que l'Eglise Orthodoxe Russe tend à devenir une structure de l'Etat, ce qui est contraire à la Constitution, lit-on dans le quotidien "Kommersant".

    Le nouvel accord souligne l'intention de l'Eglise Orthodoxe Russe et du ministère de l'Intérieur de régler conjointement les problèmes qui sont devenus brûlants ces dernières années, surtout de prévenir l'extension du terrorisme. Selon Rachid Nourgaliev, l'objectif principal de cette coopération est de "régler le problème non seulement par la force, mais aussi en érigeant une barrière morale solide". Commentant les contacts de plus en plus intenses entre l'Eglise Orthodoxe Russe et les structures de l'Etat, les représentants du Patriarcat de Moscou affirment que les rapports entre l'Eglise et l'Etat n'assurent pas à l'Eglise Orthodoxe Russe une situation particulière parmi les autres confessions.

    Les défenseurs de droits de l'homme ne partagent pas cet avis "Je vois un danger dans la signature des accords de ce genre entre le Patriarcat de Moscou et les départements de force, a déclaré Lev Ponomarev, directeur exécutif du mouvement "Pour les droits de l'homme". Les paroissiens des églises qui n'appartiennent pas au Patriarcat nous adressent leurs plaintes. Leurs églises se ferment au profit de l'Eglise Orthodoxe Russe. Après la signature de l'accord, ces actions se multiplieront. Je vois dans tout cela l'aspiration de l'Eglise Orthodoxe Russe à assurer que cette religion soit celle de l'Etat, ce qui est contraire à la Constitution".

    De l'avis d'Alexei Riabtsev, ex-président de la communauté des Vieux-Croyants de la cathédrale Rogojskaia de Moscou, "toute activité religieuse intense dans les départements de force acquiert inévitablement un caractère politique".

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