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    Revue de la presse russe du 30 novembre

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    MOSCOU, RIA-Novosti

    Vremia novostei

    L'Ukraine se prépare à une nouvelle élection

    La situation en Ukraine s'est tellement aggravée que des "décisions inadéquates" sont possibles, a déclaré lundi le président Leonid Koutchma. "Si vraiment nous voulons préserver la paix et l'entente et bâtir un Etat démocratique de droit ..., a-t-il déclaré, alors retournons aux urnes". Leonid Koutchma a souligné qu'il n'avait pas l'intention de présenter sa candidature.

    Vadim Karassev, directeur de l'Institut ukrainien de stratégies globales, a supposé, en s'entretenant avec le correspondant du quotidien "Vremia novostei", que le pouvoir se préparait à regrouper ses forces pour un "jeu nouveau". Il se peut que le premier ministre Viktor Ianoukovitch soit éloigné doucement de l'épicentre de la lutte politique. Si la Cour suprême ne prend pas une décision au sujet de l'élection (la Cour suprême de l'Ukraine examine la plainte du leader de l'opposition Viktor Iouchtchenko contre la Commission électorale centrale qui a proclamé Viktor Ianoukovitch vainqueur de l'élection du 21 novembre), la Commission électorale centrale peut tout simplement traîner en longueur le processus d'investiture: si celle-ci n'a pas lieu en l'espace de 30 jours, l'élection sera considérée comme non valable. Alors, la question d'une nouvelle élection se posera. Ni Iouchtchenko, ni Inoukovitch n'y participeront.

    Le politologue Dmitri Vydrine (Kiev) estime qu'il est peu probable que les clans opposés désignent de nouveaux candidats et que le résultat du vote change considérablement: "Aussi bien Iouchtchenko que Ianoukovitch sont devenus les symboles de leurs électeurs, il sera très difficile d'y renoncer".

    Viatcheslav Nikonov, chef de la fondation russe "Politika", est certain que Viktor Ianoukovitch n'est pas un candidat du pouvoir "sans alternative": "Les chances d'un autre candidat de l'emporter sur Iouchtchenko sont plus grandes".

    Entre-temps, l'Europe a approuvé, semble-t-il, l'idée d'un nouveau scrutin. Cette initiative a été soutenue, par exemple, par Javier Solana, Haut représentant de l'Union européenne chargé de la politique étrangère commune et de la politique de sécurité, Terry Davies, Secrétaire général du Conseil de l'Europe, Joschka Fischer, ministre allemand des Affaires étrangères, et Josef Oleksy, président de la Diète polonaise.

    Gazeta

    La case "contre tous" sur les bulletins de vote peut perdre son sens

    La Cour constitutionnelle de la Russie a décidé que, si le leader des élections municipales recueille plus de voix que le candidat "contre tous", l'opinion des électeurs qui n'apprécient aucun des prétendants peut être ignorée, comme s'ils n'avaient pas participé au vote. Autrement dit, pour remporter la victoire au premier tour, à présent, tel ou tel candidat doit recueillir non pas 50 % du nombre total de voix exprimées, mais 50 % du nombre de voix exprimées pour les candidats "en chair et en os", lit-on dans le quotidien "Gazeta".

    La décision de la Cour constitutionnelle a été prise après l'examen de la plainte des habitants de la région de Leningrad qui ont contesté les modalités du dépouillement du scrutin établies par la loi régionale sur les élections des députés.

    L'entité de la Fédération peut établir elle-même les modalités des élections locales. La loi adoptée dans la région de Leningrad n'enfreint pas les droits des électeurs", a expliqué Vladimir Strekozov, juge-rapporteur sur cette affaire.

    A son avis, cela ne veut pas dire que des normes analogues puissent être employées aux élections à un plus haut niveau: aux assemblées législatives des régions, à la Douma (chambre basse du parlement russe) et à la présidence.

    Mais plusieurs experts estiment que les normes qui ne tiennent pas compte du vote de protestation peuvent apparaître également sous peu au niveau plus élevé. "Cela peut créer un précédent sérieux et des dispositions analogues pourraient apparaître dans les loissur les élections aux parlements régionaux et même au niveau fédéral, a dit Vadim Prokhorov, ancien membre de la Commission électorale centrale ayant une voix consultative. Ces normes entraîneront une situation dans laquelle le pouvoir pourra, en général, ne pas tenir compte de l'opinion de l'opposition et du vote de protestation".

    Vedomosti

    Le conseil des directeurs de Gazprom décidera s'il faut ou non acheter Iouganskneftegaz

    Gazprom passe depuis longtemps pour le principal prétendant à la plus importante unité de production de Ioukos mais jamais le géant gazier n'a reconnu son intérêt pour cet actif pétrolier. Il y a quelques jours son conseiller Deutsche Bank lui a suggéré d'augmenter la production en achetant des actifs pétroliers russes, notamment Iouganskneftegaz, Sibneft, Zaroubejneft et Sourgoutneftegaz.

    Ainsi que l'a expliqué au quotidien "Vedomosti" un fonctionnaire proche d'un directeur du monopole gazier, son conseil pourrait examiner aujourd'hui le problème de la participation de Gazprom aux enchères sur Iougansneftegaz. "Cette question ne figure pas officiellement à l'ordre du jour de la réunion mais la société a informé plusieurs représentants de l'Etat qu'elle pourrait faire l'objet d'un débat", a-t-il dit. Gazprom propose aussi aux fonctionnaires des "moyens concrets" de trouver l'argent nécessaire pour faire cet achat, a-t-il ajouté.

    Hier le problème de l'achat de Iouganskneftegaz devait être examiné par le conseil d'administration de Gazprom parmi d'autres recommandations de Deutsche Bank, selon plusieurs sources proches de Gazprom. Le holding a cependant refusé de commenter officiellement cette information.

    Le directeur du service analytique de la société d'investissement Aton, Steven Dachevski, estime que le conseil des directeurs approuvera la participation aux enchères. "Cette décision a été visiblement soutenue dans d'autres bureaux et je ne pense pas que le conseil des directeurs puisse avoir la possibilité d'émettre son avis à ce sujet", a-t-il affirmé avec certitude. Mais un fonctionnaire a fait remarquer que "si cette acquisition a un effet négatif sur l'activité principale du monopole gazier, la décision d'acheter Iouganskneftegaz peut être bloquée".

    Cependant, Ioukos a entrepris de sauver son principal actif sans attendre la décision de Gazprom. Ainsi que l'a expliqué au journal le directeur de son service de presse, Alexandre Chadrine, le groupe pétrolier a intenté une action en annulation concernant la décision des huissiers qui a servi de base à celle de mettre aux enchères Iouganskneftegaz. "Les huissiers auraient dû d'abord mettre en vente les actifs peu importants alors que Iouganskneftegaz n'en est pas un", a expliqué Alexandre Chadrine.

    Novyé izvestia

    Le dollar en Russie a retrouvé ses positions de 2000

    Hier, sur le marché russe, le dollar a atteint le plus bas niveau de ces quatre dernières années : 28,15 roubles. Aux causes traditionnelles de cette chute on a vu s'ajouter les ventes massives de dollar par la population qui ont renforcé la pression sur la monnaie américaine, écrit le quotidien "Novyé izvestia".

    Fait intéressant, le nouveau minimum a été atteint alors que le dollar reste stable sur le marché international. Son cours n'a presque pas changé par rapport à la monnaie européenne unique : il a clôturé hier à 1,329 euro. A MMVB, hier comme vendredi dernier, le chiffre d'affaires a été impressionnant : 2,5 milliards de dollars. Cependant, la présence de la banque centrale n'était pas perceptible, ce qui a conditionné une chute du dollar.

    Les facteurs responsables de cette baisse restent inchangés. Les intervenants constatent un afflux croissant de recettes des exportations. Les recettes provenant des exportations de pétrole retardent de trois mois environ. Au mois d'août, le brut russe Urals s'est maintenu entre 32 et 40 dollars le baril. En octobre, la fourchette était déjà de 40 à 45 dollars. Par conséquent, les recettes peuvent augmenter de 10% à 15%. La tendance du dollar à la baisse sur le marché mondial est un autre facteur qui influe sur son cours sur le marché russe. Surtout à la lumière du changement de la politique de la Banque centrale qui a relâché sa régulation du marché des changes.

    D'autre part, on constate une croissance des sommes converties par les clients qui ne participent pas massivement à l'activité économique extérieure, y compris par la population. Ce phénomène ne cesse de s'amplifier. "D'après nos observations, la population commence à vendre du dollar et à acheter de l'euro. Elle n'a pas encore tendance à acheter du rouble mais ce n'est que partie remise", a déclaré le directeur du département des marchés financiers de la MDM-bank, Viktor Jidkov.

    Kommersant

    Rossia changera d'aspect pour 800 millions de dollars seulement

    La commission a annoncé hier le nom de la société retenue pour reconstruire l'hôtel Rossia. C'est CT Development qui a proposé le projet le moins cher. Elle envisage d'investir dans sa réalisation 800 millions de dollars seulement, écrit le quotidien "Kommersant".

    Rossia se trouve à deux pas du Kremlin. C'est le plus grand hôtel d'Europe, il compte 3070 chambres avec une surface totale de 225 000 mètres carrés.

    Il cédera sa place vers 2008 à un ensemble d'hôtels moins hauts totalisant quelques 2 000 chambres et abritant une salle de concret et de cinéma (56 600 mètres carrés) et d'autres équipements sur 41 000 mètres carrés de surface au total.

    Les travaux de démontage commenceront en 2006.

    Le projet de CT Development a été approuvé par la majorité des membres de la commission. Le directeur du département de la construction de Moscou, Vladimir Ressine, a déclaré que le résultat de l'appel d'offres est définitif et ne sera pas revu.

    "Aucun projet ne m'a donné satisfaction. Aucun ne peut être considéré comme une solution sérieuse du point de vue de l'architecture. Le projet retenu sera remanié de façon radicale", a annoncé l'architecte en chef de Moscou Alexandre Kouzmine.

    Le directeur général de la représentation du groupe autrichien BHS en Russie, Gerhard Gritzner, qui avait répondu à l'appel d'offres, a déclaré que "la prochaine fois les investisseurs réfléchiront et répondront aux appels d'offres dont les organisateurs envisagent des investissements réellement sérieux".

    Les experts ne croient pas que les 800 millions de dollars évalués par M.Tchiguirinski soient suffisants pour démolir Rossia et élever à sa place quelque chose de bon. A leur avis, pour ne parler que de l'hôtel de luxe, le mètre carré reviendra à 3000 dollars alors que M.Tchiguirinski promet de réaliser l'ensemble du projet pour 2000 dollars le mètre carré.

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