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    La Russie vue par la presse de la CEI et des pays baltes

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    ESTONIE

    La presse locale évoque volontiers la récente "résolution anticommuniste" de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), citant des politiques estoniens qui l'approuvent et des politologues russes qui la dénoncent. "Les députés russes ont le sentiment erroné que cette résolution vise la Russie. Ce n'était pas l'objectif des auteurs du document car le peuple russe, peut-être plus que les autres, a souffert des crimes du régime communiste. Il semble que les députés russes ne peuvent pas interpréter honnêtement les faits de l'histoire russe" ("Postimees", 27.01).

    "L'objectif de l'APCE est transparent. La Russie est successeur en droit de l'Union soviétique. La résolution est une base idéologique pour formuler des exigences envers la Russie (...). La résolution permettra de renforcer les régimes postsoviétiques non démocratiques de la Lettonie, de l'Estonie, de la Géorgie et de l'Ukraine, qui s'appuient sur l'anticommunisme. Pour l'ordre mondial existant, le communisme ne représente aucune menace, et l'unique objectif de l'APCE est le passé" ("Eesti Paevaleht", 26.01).

    Certaines éditions concluent à l'importance des bons rapports avec la Russie et citent, à titre d'exemple, la politique extérieure de la Finlande. "Le gouvernement finlandais comprend que les rapports avec la Russie ne s'édifient pas que par le truchement de Bruxelles et que des rapports d'amitié avec la Russie sont également nécessaires. Il se peut qu'un jour les politiques estoniens comprennent enfin que Bruxelles n'est pas le père à qui on peut se plaindre de la Russie. Par exemple, dans la question du traité frontalier russo-estonien. Tout cela ne signifie évidemment pas qu'il faille fermer les yeux sur tout ce qui se passe en Russie. Mais il y a quand même une grande différence entre les slogans populistes retentissants dans les luttes électorales et l'application, par le gouvernement, d'une politique extérieure véritable" (Postimees", 31.01).

    LETTONIE

    Le retrait de la résolution de l'APCE sur les crimes du communisme de toute mention de l'URSS a été considéré par la presse de langue russe comme un échec du complot antirusse. "Tout est perdu !" criaient les députés baltes qui cherchaient, au moyen de cette résolution, à nuire à la Russie et, s'appuyant sur ce texte, à exiger de Moscou des compensations pour l'occupation (soviétique). Mais après la "correction des erreurs", le complot russe a été déjoué et la délégation russe peut tranquillement voter en faveur de cette résolution rédigée en termes diplomatiques, à l'exception, peut-être, des représentants du Parti communiste de la Fédération de Russie" ("Vesti-segodnia", 25.01).

    La presse de langue lettonne, donnant son avis sur le "scandale d'espionnage" - Moscou a accusé des agents britanniques d'implication dans le financement d'ONG russes - revient sur sa thèse préférée, à savoir l'absence d'indépendance des organes du pouvoir russe. "La Douma qui exécute aveuglément ces derniers temps la volonté du Kremlin et vote sans débats les lois dont le président a besoin, en élaborant elle-même certaines d'entre elles, a connu hier son heure de gloire. Trois comités au moins se sont hâtés de rédiger les projets de résolution sur les espions étrangers et les organisations financées de l'étranger" ("Neatkariga rita avize", 26.01).

    LITUANIE

    L'acte de sabotage sur un gazoduc en Ossétie du Nord qui a laissé pendant quelques jours toute la Géorgie sans gaz, ainsi que ses conséquences négatives pour les rapports russo-géorgiens, restent au centre de l'attention des médias lituaniens. Mais, cette fois, la presse commente avec prudence les accusations des dirigeants géorgiens à l'adresse de Moscou, reconnaissant leur caractère hâtif et tendancieux. "Ces scandales révèlent une importante tendance dans la diplomatie mondiale (...). Et l'exemple géorgien pourrait être surtout instructif pour la Lituanie.

    Ce n'est pas la première fois que les leaders de ce pays tentent de présenter sous un jour favorable pour eux même les événements qui ne leur promettent rien de bon (...). La réaction du président géorgien Mikhaïl Saakachvili a été immédiate. Il a accusé le Kremlin de sabotage prémédité. Le lendemain, les titres de la presse mondiale annonçaient la tentative de la Russie de recouvrer son statut de grande puissance en recourant au chantage économique (...). Mais les accusations géorgiennes, sont-elles vraiment fondées ? Quelques jours après les explosions, on peut affirmer que la Géorgie n'a pas l'ombre d'une preuve pour étayer ses accusations" ("Lietuvos rytas", 26.01).

    La presse suppose que le "drôle" scandale russo-britannique pourrait être un avertissement non pas à l'Occident mais aux démocrates russes."Maintenant, beaucoup comprendront pourquoi la loi réglementant les activités des organisations non gouvernementales a été adoptée en Russie" : c'est en ces termes que Vladimir Poutine a expliqué au pays et au monde pourquoi Moscou avait diffusé la scène du démasquage des "espions britanniques" (...). Ces propos n'étaient pas destinés à l'Occident. Ils étaient destinés à l'opinion russe et surtout aux militants qui tentent encore de lutter pour la démocratie" (Lietuvos rytas", 28.01).

    UKRAINE

    La presse ne cache pas ses craintes que la réaction des autorités européennes aux prélèvements de gaz russe par l'Ukraine pourrait affaiblir encore plus la position de Kiev dans son dialogue avec Moscou. "L'Europe pourrait ouvrir un second front contre les Ukrainiens, pour l'instant dans le domaine de l'information. Et si, auparavant, Gazprom était le seul à accuser les Ukrainiens de voler du gaz, maintenant, l'Italie s'y est mise(...). Celle-ci devient le premier pays d'Europe occidentale à critiquer les autorités ukrainiennes. Maintenant, l'Europe confirme les prélèvements ukrainiens et Gazprom obtient un atout maître qui lui permet de tripler ses pressions sur les anciens vassaux (russes). Pour les Russes, ce soutien italien arrive fort à propos" ("Obozrevatel", 31.01).

    De l'avis de certaines éditions, le Kremlin cherche à accroître ses pressions sur l'Ukraine. Le maintien de l'interdiction russe frappant les importations de produits d'élevage ukrainiens est interprété à l'unanimité comme la poursuite de la guerre commerciale et économique entre Moscou et Kiev. "Selon le service de presse du ministère (ukrainien) de la Politique agricole, il y a eu, à Moscou, plusieurs réunions pour débattre de la manière dont le ministre (Alexandre Baranivski) devait être accueilli et pour empêcher toute négociation pouvant déboucher sur la levée de l'interdiction frappant les importations de produits d'élevage ukrainiens en Russie" ("Korrespondent.net", 30.01).

    Pourtant, certains auteurs supposent que les sanctions russes s'expliquent par des raisons économiques et n'ont été décrétées que dans le but de protéger le marché russe face à la concurrence ukrainienne.

    MOLDAVIE

    Publié dans une édition pro-roumaine, un article de B.Assarov, président de l'association transnistrienne "Pro Europa", est une nouvelle "pierre" contre Valeriu Passat, ex-ministre de la Défense de la République de Moldavie et conseiller du patron de RAO "EES Rossii" (électricité de Russie), récemment condamné à dix ans de prison. B.Assarov accuse de trahison l'ex-ministre moldave. Il l'accuse notamment d'avoir transmis aux services secrets de Russie et de Transnistrie une liste d'agents moldaves, ainsi que d'avoir vendu d'autres secrets d'Etat. Valeriu Passat apparaît dans cette publication comme un agent du Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie qui a autrefois fomenté un coup d'Etat en Moldavie pour la soumettre à la Russie. "A l'aide d'agents spécialement formés et rémunérés avec l'argent russe, il s'agissait de contrôler les principales institutions du pouvoir d'Etat et les structures de force dans le pays. On y réservait aux "observateurs de la Communauté des Etats indépendants (CEI)" le rôle de renfort appelé à approfondir le chaos dans le pays, y compris en assassinant des représentants des forces de l'ordre" ("Flux", 27.01).

    ARMENIE

    La déclaration du porte-parole du président arménien à propos des tarifs du gaz russe a été interprétée par bien des médias comme une confirmation de la fermeté adoptée désormais par les autorités arméniennes dans la question du contrôle du gazoduc en construction. "Les nouvelles approches de la direction politique de l'Arménie confirment qu'Erevan n'est pas disposé à accepter les règles du jeu proposées par Moscou dans le domaine énergétique... Il ne fait pratiquement plus de doute à présent que l'Arménie préférera accepter les prix du gaz imposés par la Russie plutôt que de céder un droit de contrôle, même partiel, sur le gazoduc en chantier" ("Novoié vremia", 26.01).

    L'éventuel transit du gaz iranien via l'Arménie vers l'Europe a constitué au cours de cette semaine un des sujets clés de la discussion sur les "problèmes gaziers" arméniens. "L'Arménie doit exiger que le gaz provenant d'Iran transite vers l'Europe. Si nous ne faisons que consommer du gaz iranien, nous n'obtiendrons aucuns changements positifs du point de vue de notre sécurité... Dès à présent, on doit réclamer une augmentation du diamètre du gazoduc en construction Iran-Arménie à 1100 mm contre 700 mm actuellement. Nous n'aurons pas de moment plus propice, car l'Europe cherche, elle aussi, une alternative au gaz russe" ("Aravot", 27.01).

    Evaluant les perspectives de la coopération énergétique avec l'Iran, les analystes font remarquer que Téhéran peut exploiter la dépendance gazière de l'Arménie dans sa confrontation avec le monde occidental. "Le gaz russe cher peut s'avérer pour l'Arménie bien meilleur que le gaz iranien bon marché... La Russie exploite avec beaucoup de prudence la dépendance gazière de l'Arménie pour ne pas provoquer inutilement une tension dans ses relations avec l'Occident. Rien de tel n'a lieu avec l'Iran qui peut ne faire aucun cas de l'opinion internationale. Par conséquent, tout en exploitant la dépendance gazière de l'Arménie, l'Iran peut même l'obliger à devenir "kamikaze" dans sa lutte contre les Etats-Unis et l'Occident en général" ("Aikakan Zhamanak", 31.01).

    GEORGIE

    Les médias estiment dans leur majorité que la Russie est responsable des actes de sabotage sur les gazoducs et dans le système énergétique qui ont laissé presque tout le pays sans gaz ni électricité pendant plusieurs jours d'affilée. En même temps, les journalistes critiquent aussi avec virulence le comportement des autorités géorgiennes qui n'ont pas prévenu la crise. "Si (le président) Saakachvili pense effectivement que la Russie essaie de nous mettre à genoux en nous laissant sans gaz et sans électricité, il aurait dû au moins se préparer à ce danger prévisible ("Akhali Taoba", 30.01).

    Les experts sont préoccupés par l'intention des autorités de coopérer avec l'Iran et prévoient à cette occasion des complications dans les relations avec l'Occident. Selon une thèse, la Fédération de Russie aurait spécialement provoqué la coopération énergétique irano-géorgienne pour discréditer la Géorgie aux yeux de l'Occident. "La Géorgie peut se retrouver impliquée dans un scandale politique. L'Iran se trouve pratiquement en confrontation avec la communauté internationale... Pour que les livraisons de gaz reprennent, il convient de cesser de critiquer gratuitement la Russie et d'entamer enfin des négociations constructives. Dans les circonstances présentes, nous n'avons tout simplement pas d'alternative. Aussi, doit-on se concentrer sur le rétablissement du gazoduc saboté". "La Russie nous a spécialement poussés vers l'Iran. En fait, elle nous a attirés dans un piège, et nous avons très facilement mordu à l'hameçon" ("Rezonansi", 27.01, 31.01).

    AZERBAIDJAN

    La visite en Azerbaïdjan du ministre de la Défense de la Fédération de Russie, Sergueï Ivanov, est interprétée par les médias comme une tentative non dissimulée de la Russie pour devancer les Etats-Unis dans les rivalités de plus en plus serrées entre ces deux puissances au Caucase du Sud et dans la région de la Caspienne. La presse reprend les propos du politologue Soulhaddin Akper, président de l'association "Coopération Azerbaïdjano-Atlantique", qui estime qu'une guerre latente se déroule à l'heure actuelle entre les Etats-Unis, l'Iran et la Russie pour la maîtrise de l'Azerbaïdjan. "La direction de l'Azerbaïdjan attendra pour rejoindre par la suite la partie qui l'emportera. A mon avis, dans cette lutte, les Etats-Unis triompheront finalement de la Russie. Et que l'Azerbaïdjan le veuille ou non, il devra faire son choix stratégique dans le courant même de cette année. Sinon, on l'y contraindra" ("Yeni Musavat", 25.01).

    La politique de la Fédération de Russie au sein de la Communauté économique eurasiatique (CEEA) est violemment critiquée. Selon les médias, la politique de Moscou est en contradiction flagrante avec les intérêts économiques de l'Azerbaïdjan et des autres Etats de l'ex-Union Soviétique. "L'intégration dans le cadre d'organisations régionales n'est considérée (au Kremlin) que du point de vue du renforcement des positions économiques de la Russie elle-même... Beaucoup sont préoccupés par la persévérance politique avec laquelle le président Poutine s'efforce de récupérer ses sphères d'influence économique dans l'espace post-soviétique. La Russie a pratiquement mis "à genoux" la Biélorussie et la Kirghizie, tout en poursuivant cette même politique à l'égard de l'Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie. Deux structures extrêmement puissantes - RAO "EES Rossii" et "Gazprom" - se sont pratiquement emparées des entreprises dans les pays évoqués, en profitant des dettes de leurs collègues envers la CEI pour l'électricité et le gaz naturel. Les livraisons d'électricité et de gaz naturel sont devenues une sorte de "carotte" à l'aide de laquelle RAO "EES Rossii" et "Gazprom" annexent les Etats indépendants" ("Zerkalo", 27.01).

    KAZAKHSTAN

    Les médias d'opposition critiquent la politique extérieure de Moscou qui soutiendrait les régimes autoritaires en Asie Centrale. "La "voie impériale" de la Russie et le retour de l'Asie Centrale dans la zone de ses intérêts nationaux seraient le fait du Service des renseignements extérieurs de Russie (SVR), selon certains experts. La Russie ne pouvait pas se permettre le luxe de laisser la région sans attention et sans tutelle... Le président russe Vladimir Poutine soutient activement les régimes autoritaires au Kazakhstan, au Turkménistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan... Rappelons le groupe d'observateurs mobile dirigé par Vladimir Rouchaïlo (le président du comité exécutif de la CEI) prêt à qualifier de "démocratiques" les élections de Noursoultan Nazarbaïev ou du Turkmenbachi (Saparmourat Niyazov-ndlr.)" (Azat, 27.01).

    La rencontre du directeur de l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) Anatoli Perminov avec le Premier ministre kazakh Danial Akhmetov a relancé la discussion sur les relations spatiales russo-kazakhes après une certaine tension due à la décision russe de remettre à plus tard le lancement du satellite kazakh KazSat. "Il semble qu'Astana ne croie plus trop aux promesses du Kremlin, si l'on considère qu'elle n'a pas adopté un plan pour un an, comme c'est le cas habituellement, mais seulement pour le premier trimestre. Si la Russie revient encore sur sa parole de lancer le satellite tant attendu avant le 20 juin, le Kazakhstan pourra opposer son veto sur tous les lancements depuis le cosmodrome de Baïkonour" (Kompromat.kz, 27.01)

    KIRGHIZIE

    La visite du président du conseil d'administration de la société gazière russe Gazprom Alexeï Miller et ses entretiens avec les dirigeants kirghizes sur la coopération dans le secteur pétrogazier ont été un événement remarquable. Les médias considèrent le Mémorandum d'intention sur la création d'une coentreprise pétrogazière signé par le Premier ministre Felix Koulov et M.Miller comme "un mécanisme optimal de coopération permettant à Gazprom de lancer un programme d'investissement en Kirghizie" (Kabar, 26.01).

    Les journaux citent les propos émis par patron du monopole gazier russe: "après les travaux de prospection, l'entreprise mixte a l'intention de commencer l'exploitation des gisements, de s'occuper de la production et de transport de pétrole et de gaz, ainsi que de créer des réservoirs souterrains de pétrole et de gaz" (Gazeta.KG, 27.01).

    OUZBEKISTAN

    Le sommet de la Communauté Économique Eurasiatique (CEEA) à Saint-Pétersbourg a eu un grand retentissement. Les éditions gouvernementales citent les déclarations officielles sur les bonnes perspectives d'élargissement de l'organisation. Les médias soulignent le rôle clé de la Russie au sein de la CEEA et le caractère prometteur des projets conjoints. En revanche, la presse d'opposition doute que le président ouzbek respecte ses engagements et prédit un conflit opposant la Russie au Kazakhstan. "Est-ce que Islam Karimov respectera ses engagements? La création de l'Espace économique unique - objectif clé de la CEEA - implique l'ouverture des frontières ouzbèques pour encourager la circulation libre des produits et des capitaux. L'Ouzbékistan devra en outre lancer une réforme économique pour libéraliser le marché, ce qui provoquera inévitablement l'affaiblissement et la chute du régime d'Islam Karimov. Le gouvernement actuel russe cherche à transformer la CEEA en structure impériale, ce qui ne plaira sans doute pas au Kazakhstan, fort de sa puissance économique montante" (Ouzbékistan musulman, 27.01).

    TADJIKISTAN

    Les relations irano-tadjiques sont un sujet traditionnel pour les médias locaux. Selon les journalistes, le Tadjikistan échappera à la dépendance d'un seul pays, notamment de la Russie, grâce à une politique polyvalente. "Le facteur iranien permettra au gouvernement tadjik de diversifier sa politique extérieure... Avoir des rapports avec la Russie - grande puissance mondiale, le Kazakhstan - leader de la région d'Asie Centrale, et l'Iran - pays de langue persane : une telle politique extérieure pourrait garantir le respect de la souveraineté tadjique" (Douchanbe-Soir, 26.01).

    La presse note avec préoccupation la position indécise de la Russie à l'égard du renvoi du dossier nucléaire iranien devant le Conseil de Sécurité de l'ONU. La mise en route de la centrale nucléaire de Bouchehr construite avec le concours de la Russie était initialement prévue pour décembre 2004, mais la Russie a reporté la date de lancement de la centrale à plus tard sous la pression de l'Occident. Moscou soutient tantôt l'Iran, tantôt l'Occident ou les Etats-Unis... Une ingérence musclée troublera la stabilité et la paix dans la région" (Millat, 26.01)

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