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    Revue de la presse russe du 13 avril

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Vedomosti

    La villégiature spatiale plus attractive en Russie que le tourisme banal

    Le cinquième touriste spatial, Charles Simonyi, s'est envolé quelques jours avant la commémoration de la Journée de l'astronautique. Un tour qui lui a coûté 27 millions de dollars.

    Il s'avère que de très nombreux Russes suivent avec curiosité l'expérience nationale en matière de tourisme spatial. D'après le Centre Levada, 67% d'entre eux (60% en 2006) la jugent positive, 24% sont d'un avis contraire (25%). Les indécis sont 9%. Qui plus est, selon l'institut de sondages Bachkirova & partnery, 31% des personnes interrogées souhaiteraient elles-mêmes faire du tourisme spatial. Chez les 18-29 ans l'indice monte à 47%. Bien sûr, pour ces millions de gens ce rêve est pour le moment irréalisable. Pour la majorité s'est trop cher, pour d'autres une santé fragile barre la route des étoiles. D'autres encore, hésitent à acquérir un tour pour ne pas révéler leurs revenus.

    En tout cas, une chose est certaine, c'est qu'en Russie le tourisme extrême est très en vogue. En Russie, les adeptes du repos hyperactif peuvent réaliser leurs rêves les plus audacieux sans qu'il soit nécessaire pour cela de prendre la route de l'espace. On y trouve de hautes montagnes et des volcans théâtres de prédilection pour les alpinistes, des cours d'eau parsemés de rapides pour les amateurs de rafting. Quant au réseau routier, notamment dans la presqu'île de Kolyma ou entre Tchita et Khabarovsk, il comporte des tronçons "enchanteurs" pour les fous de la conduite extrême. Un volet touristique pas beaucoup développé mais très porteur en Russie est le tourisme militaire offrant à ceux qui le souhaitent la possibilité de piloter un avion de combat ou de tirer au canon de char.

    Bien d'autres opportunités s'offrent. Le développement du tourisme extrême pourrait attirer des étrangers. D'après l'Union russe de l'industrie touristique, au cours des neuf premiers mois de 2006, quelque 2,06 millions de touristes étrangers sont venus en Russie, soit une progression de 6,3% par rapport à l'année précédente. Ce qui reste néanmoins très inférieur aux chiffres de 2002 et de 2003. En outre, les Russes qui partent en vacances à l'étranger sont bien plus nombreux: environ 7,8 millions en 2006.

    Enfin, le développement des types de repos extrême peut aussi rendre plus populaire le tourisme intérieur ordinaire. Sans extrême aucun, les voyages dans le pays seront attractifs pour des millions de gens à condition d'élargir le réseau d'établissements hôteliers chers et aussi bon marché. En attendant, une comparaison fort surprenante incite à la réflexion: 23% des Russes souhaiteraient séjourner dans une station balnéaire ou faire un voyage touristique à l'intérieur du pays. Par contre, il sont 31% à vouloir voler dans l'espace.

    Kommersant

    Bourse: le NASDAQ part à la conquête du marché russe

    Le NASDAQ, l'un des principaux marchés des valeurs du monde, envisage d'acheter pour 23 milliards de couronnes suédoises (2,5 milliards d'euros) la place scandinave OMX qui avait annoncé fin mars la création, avec la bourse de Saint-Pétersbourg, d'une nouvelle place internationale baptisée "International Exchange St Petersburg" (IXSP). Si la transaction aboutit, les Américains pourront participer directement à la création de l'IXSP, et le NASDAQ sera la première grande bourse occidentale représentée en Russie.

    OMX est un opérateur international qui coopère avec plus de 60 bourses dans 50 pays du monde. Au début de 2007, sa capitalisation boursière s'élevait à 19,2 milliards de couronnes suédoises, le gouvernement suédois est son deuxième actionnaire après le groupe d'investissement Investor.

    Le marché russe suscite depuis peu beaucoup d'intérêt de la part d'OMX. Depuis décembre dernier, la place scandinave organise avec le London Stock Exchange des ventes de contrats à terme contre des certificats de dépôt émis par des compagnies russes.

    Au début de cette semaine, l'IXSP a été enregistré comme personne morale.

    "Si la transaction a lieu, la bourse nouvellement créée à Saint-Pétersbourg sera très populaire. En profiteront aussi bien les investisseurs que les émetteurs", estime l'analyste de la banque d'investissement Renaissance Capital, Ovanes Oganessian.

    "Le NASDAQ apportera en Russie ses technologies, ses méthodes de gestion et, peut-être, son budget marketing, ce qui réduira les facteurs risque. Aussi la nouvelle bourse aura-t-elle un avantage concurrentiel face aux autres places boursières russes", explique-t-il.

    Les bourses russes ne se pressent pas de tirer des conclusions. Le directeur de la communication de la bourse Micex, Alexandre Guerassiouk, constate que les valeurs russes sont très convoitées par les banques étrangères ces derniers temps. "Le temps montrera si la présence d'organisations boursières occidentales sur le marché russe est utile", indique-t-il.

    Sur fond de rumeurs sur la possibilité de fusion, les actions OMX ont gagné jeudi 13%, ce qui est parfaitement logique: l'offre attendue du NASDAQ dépasse de 20% la valeur actuelle d'OMX.

    Gazeta.Ru

    Les élections législatives: un casse-tête pour l'élite russe

    S'il y a une menace de révolution en Russie, elle émane non pas de la foule "orange" de la rue, mais de la discorde dans les allées du pouvoir. Les élections de décembre à la Douma (chambre basse du parlement russe), qui semblaient récemment encore n'être qu'un prélude anodin au triomphe du successeur de Vladimir Poutine, se transforment vertigineusement en un difficile casse-tête pour l'élite et en facteur indépendant de péripéties à venir pour la succession au Kremlin. Les leçons ukrainiennes ne se bornent pas, pour le pouvoir, aux craintes de la politique de la foule ou au souci de ne pas modifier la Constitution. Le fait est que les événements révolutionnaires ne se produisent que s'ils sont précédés d'une scission au sein de l'élite.

    Cette menace plane aujourd'hui sur le pouvoir russe. La campagne électorale pour les élections législatives devient un terrain d'explications sur la "continuité du pouvoir". Après que Sergueï Mironov, président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) et leader du parti "Russie Juste", a relancé le mot d'ordre du troisième mandat présidentiel, on a compris que la confusion régnait derrière les murs du Kremlin.

    L'opposition entre le parti Russie unie et le SR (parti Russie Juste, en russe Spravedlivaïa Rossiïa, ndlr) n'a plus rien d'un badinage factice. Le SR a non seulement joué contre toute attente le rôle d'unique force parmi tous les grands partis qui pouvait sans restrictions politiques lancer un mot d'ordre populaire dans les masses, passant ainsi de 10-15% à un niveau potentiel de 20 à 25% de voix aux élections de décembre prochain. Le parti de Sergueï Mironov est de plus en train de devenir un terrain où se rassemblent tous ceux qui craignent le départ de Vladimir Poutine, et qui en sont mécontents (une sorte de "marche du désaccord" au sein de l'élite).

    Si le président s'avère alléché par un troisième mandat, les élections à la Douma seront gagnées par Russie Juste, et non pas par Russie unie qui, dans ce cas, recueillera non pas 45% des voix, mais 25% à 30%. Si Vladimir Poutine reste inébranlable, son successeur aura à gérer la présence d'une force politique légale et solide pas seulement au parlement qui exploitera avec esprit de suite en 2008-2012 le mot d'ordre "Rendez-nous Poutine".

    Les hommes politiques doivent probablement suivre avec d'autant plus d'attention l'évolution de la situation politique en Ukraine, d'autant plus qu'on y parle déjà d'une "variante zéro": la tenue simultanée d'élections législatives et présidentielle.

    Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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