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    Revue de la presse russe du 14 janvier

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Vedomosti

    Toyota pourrait choisir la Russie pour l'assemblage de son modèle à bas coût

    Toyota envisage sérieusement de produire en Russie un modèle à bas coût dont le prix devrait se situer entre 7.000 et 10.000 dollars, rapporte lundi le quotidien Vedomosti.

    La possibilité de lancer la production de ce modèle dans l'usine pétersbourgeoise de la marque a été évoquée vendredi par Tadashi Arashima, le patron de Toyota Motor Europe.

    Si Toyota parvient à maintenir le prix dans la fourchette promise, il s'agira alors de l'automobile étrangère la moins chère en Russie, note Ivan Bontchev, expert pour l'industrie automobile chez Ernst & Young. Presque toutes les autres voitures à bas prix proposées par les marques étrangères coûtent plus de 10.000 dollars: la Chevrolet Lanos est vendue à partir de 10.000, la Renault Logan à partir de 10.700, la Hyundai Accent à partir de 12.000. Seule la chinoise Chery Amulet descend de peu sous cette barre, à 9.860 dollars. Le marché des voitures neuves à moins de 10.000 dollars est le terrain du russe AvtoVAZ, qui propose ses Lada Kalina (à partir de 9.700 dollars), et Samara (à partir de 8.500 pour la version coupé 3 portes), ainsi que sa ligne "classique" (à partir de 5.650 dollars). Chez AvtoVAZ, on s'est refusé à commenter les projets de Toyota.

    Cette voiture à bas coût renforcera encore plus les positions du constructeur japonais sur le marché russe, explique M. Bontchev. En 2007, le consortium y a vendu 157.000 voitures, ce qui fait de la Russie le plus gros marché d'écoulement pour Toyota en Europe. La direction du groupe a déjà fait savoir que la production à Saint-Pétersbourg pourrait être portée jusqu'à 200.000 - 300.000 unités.

    Toyota a lancé fin 2007 sa première usine à Saint-Pétersbourg, en investissant 200 millions de dollars dans le projet. L'usine sort des Camry à un rythme de 20.000 voitures par an. D'ici 18 mois, cette capacité pourrait être portée à 50.000.

    Le constructeur nippon examine la possibilité d'installer une deuxième usine en Russie en investissant 180 millions de dollars. La compagnie a déjà signé un mémorandum sur ce projet avec le ministère russe du Développement économique et du Commerce (MERT). En 2011, cette usine pourrait produire 50.000 voitures, et 100.000 dès 2012, indiquent les documents ministériels.

    Kommersant

    British Council vs. MID

    La Grande-Bretagne a dédaigné l'interdiction de l'activité du British Council en Russie, en annonçant que les filiales régionales de cette organisation reprendraient lundi leur travail. La partie russe a qualifié cette décision de sabotage inouï et envisage de prendre des mesures de rétorsion, lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

    Le premier centre d'information du British Council qui fut ouvert en 1992 à Moscou reçut en 1994 le statut de centre culturel de l'ambassade. Ses 16 filiales furent ouvertes par la suite. Environ 400.000 Russes participaient tous les ans aux différents projets de l'organisation.

    A la fin de l'année dernière, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les filiales du British Council de malversations financières et d'installation illégale sur le territoire des missions diplomatiques, ce qui assure l'immunité diplomatique aux employés des centres culturels.

    En annonçant le gel de l'activité du British Council, la Russie n'a pas caché que cette décision avait également un aspect politique. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov l'a ouvertement rattachée à la détérioration des rapports russo-britanniques au moment de l'affaire Litvinenko.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de sabotage l'intention du British Council de poursuivre son activité en dépit de son interdiction officielle par les autorités russes. "Nous attendrons de voir si les filiales commencent effectivement à travailler, a déclaré Andreï Krivtsov, chef adjoint du service de presse du ministère russe des Affaires étrangères. Nous suivrons le développement des événements et déterminerons les mesures à prendre".

    D'ailleurs, les sanctions à l'encontre du British Council sont faciles à prévoir. Au cours de son travail en Russie, des griefs fiscaux lui avaient été régulièrement avancés. En 2005, une action en justice d'après l'article 171 du Code pénal de la Fédération de Russie (activité économique illégale) avait été engagée contre les chefs de la filiale pétersbourgeoise du British Council. Après son enregistrement par le fisc, les griefs avancés à la filiale de l'organisation avaient toutefois été levés.

    Selon l'information du quotidien Kommersant, les poursuites d'ordre économique ont déjà repris à l'égard du British Council. Bien que le centre culturel à Nijni-Novgorod ait été fermé à la fin de l'année dernière sur sa propre décision, les autorités locales s'apprêtent à intenter contre lui une action en justice pour percevoir des arriérés de paiement du bail.

    En outre, Sergueï Ivanov, représentant du ministère russe des Affaires étrangères dans la région de Sverdlovsk, a laissé entendre au quotidien Kommersant que, si les exigences du ministère étaient ignorées, il serait recommandé aux organisations russes de cesser de coopérer avec les

    Izvestia

    Sale temps pour la vodka en Russie

    Alors que le marché de la vodka stagne, les importations en Russie de whisky, de gin et de tequila doublent chaque année. Le Centre d'études des marchés fédéral et régionaux de l'alcool (CEMFRA) tire cette conclusion dans un nouveau rapport, indique lundi le journal Izvestia.

    L'année dernière, la Russie a importé environ 100 millions de litres d'alcool fort, soit 20% de plus qu'en 2006. D'après les données des experts, de tels taux d'accroissement ne sont généralement observés qu'au début des livraisons de nouveaux produits sur le marché.

    En 2007, les Anglais, Irlandais et Américains ont littéralement inondé le marché russe de whisky, en augmentant le volume des livraisons de 160% (jusqu'à environ 11,7 millions de litres). Les experts sont persuadés que la Russie aurait pu en consommer plus, si les importateurs n'étaient pas aussi avares. "En effet, notre pays ne reçoit pas de whisky bon marché vendu à 1-2 dollars le litre sur les marchés occidentaux, lit-on dans le rapport du CEMFRA. Il en va de même pour les vins: les vins de table bon marché provenant de l'étranger hors-CEI ne sont apparus en Russie qu'après 2000".

    Les positions du gin se renforcent en Russie. Les 720.000 litres importés en 2007 peuvent sembler un chiffre peu important, mais c'est deux fois plus qu'en 2006. Selon les experts, la popularité du gin est entravée par l'habitude répandue en Russie de le boire non pas chez soi, mais dans le segment HoReCa (hôtellerie, restauration, cafés) où les marges commerciales sur l'alcool sont assez grandes.

    Le marché du cognac reste l'un des plus dynamiques en Russie. L'année dernière, ses livraisons ont constitué 18 millions de litres. Les experts du CEMFRA soulignent tout particulièrement le renforcement des positions des producteurs arméniens: ils représentent 52% de l'importation de cognac.

    La vodka traverse une période difficile en Russie. Le marché de la vodka est enlisé dans une stagnation d'où il ne peut pas sortir à cause de la concurrence "de l'ombre". Il est de plus déchiré par des joueurs légaux. Selon les experts, 2007 a été marquée pour la vodka par le "renforcement de la concurrence du cognac, du whisky et du rhum et, dans son propre segment, par la concurrence entre la vodka d'Ukraine et celles de Finlande et de Suède".

    "Les indices actuels de la production et de l'importation de vodka sont ceux d'il y a trois ans, affirme Vadim Drobiz, directeur du CEMFRA. Le seul segment manifestant une certaine croissance est celui de la vodka premium (dont le prix est de 200 roubles - 5,5 euros - et plus le demi-litre), mais il représente une part de marché très insignifiante".

    Kommersant

    Des sociétés russes se tournent vers la bourse de Francfort

    L'opérateur boursier Deutsche Boerse AG qui avait ouvert en mai dernier une représentation en Russie vient d'obtenir ses premiers résultats, lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

    Le holding d'investissement Finam est devenu en décembre membre de cette bourse. D'autres maisons de titres russes manifestent également un intérêt pour le travail à la DB. Selon les experts, pour l'instant, cette place financière n'intéressera que de petits courtiers orientés vers des compagnies de second ordre.

    D'après les données de la World Federation of Exchanges, fin novembre 2007, la capitalisation des compagnies dont les titres s'échangent sur cette place financière constituait 1.420 milliards de dollars, pour un volume d'échanges en 11 mois de plus de 4.060 milliards de dollars. Les titres de 56 sociétés russes, entre autres, Aeroflot, AvtoVAZ, Bachneft et Gazprom, s'échangent actuellement à la DB.

    Finam devient ainsi le deuxième courtier russe à recevoir le droit de travailler à la Deutsche Boerse. La société d'investissement Aton y travaille depuis 2004. A la fin de l'année dernière, la société d'investissement CentrInvest Group a signé un mémorandum de coopération avec la DB. Cependant, CentreInvest Group n'est pas membre à part entière de la Deutsche Boerse, et n'a pas le droit d'y conclure de transactions. "Nous avons l'intention d'utiliser la Deutsche Boerse comme une place pour les titres de sociétés russes de second ordre", a déclaré Oleg Preksine, président du conseil des directeurs de CentreInvest Group.

    Trois autres sociétés russes pourraient devenir membres de la bourse avant la fin du premier trimestre 2008, a fait savoir une source proche de la place financière. Les sociétés financières Otkrytie et Ouralsib envisagent également de devenir membres de la Deutsche Boerse. "Il y a un mois, nous avons ouvert un bureau à Francfort, nous envisageons de devenir membres de la bourse en été 2008", a indiqué Roman Lokhov, directeur de la société financière Otkrytie.

    "Tous les documents nécessaires pour adhérer à la bourse ont déjà été envoyés. Nous comptons recevoir la réponse positive des représentants de la Deutsche Boerse dans les mois qui viennent", assure une source au sein de la banque Ouralsib.

    De l'avis des experts, la DB pourra faire concurrence avant tout à AIM (Alternative Investment Market), subdivision de la Bourse des valeurs de Londres. Selon les résultats d'une étude réalisée par l'Université de Munich et l'European Business School, les dépenses globales de placement en bourse atteignent à Francfort 6 à 9% de l'IPO, alors qu'elles constituent 7 à 12% à Londres.

    Les experts estiment que, pour l'instant, le travail à la DB n'intéressera pas les acteurs russes importants. "Les volumes d'échanges de titres russes sont, pour l'instant, insignifiants à la bourse allemande, les principales transactions boursières s'effectuant au LSE, c'est pourquoi nous n'envisageons pas encore de devenir membres de la DB", confie Anton Atrachkine, directeur des relations publiques de Renaissance Capital.

    Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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