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    Revue de la presse russe du 24 janvier

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Kommersant

    Une "OPEP du gaz" pourrait être créée en juin

    Les participants au Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), dont fait partie la Russie, prévoient de créer, sur sa base, une organisation internationale reposant sur les mêmes principes que l'OPEP, lit-on jeudi dans le quotidien Kommersant.

    La charte de la nouvelle structure devrait être présentée lors du 7e forum qui se tiendra en juin à Moscou. Mais les experts estiment que, dans les conditions de l'opposition des Etats-Unis et de l'Union européenne, "l'OPEP du gaz" ne deviendra pas rapidement une organisation aussi influente que son homologue pétrolier.

    Comme l'a appris Kommersant, le FPEG est en train d'examiner la question principale: la transformation de ce club informel qui ne possède aucun organe centralisé de direction et de coordination du travail en une sérieuse organisation internationale de fournisseurs de gaz. Ses membres pourront avoir bien plus de possibilités de contrôler la situation sur le marché du gaz, à l'instar de l'OPEP qui influe sur le marché du pétrole.

    Une source proche du gouvernement russe a fait savoir que le projet de charte de la nouvelle structure avait été proposé l'année dernière par l'Iran. "La plupart des articles de ce projet concernant les membres, les organes du secrétariat et les dispositions financières sont presque tous conformes à la charte de l'OPEP", a expliqué la source.

    Une source au sein de Gazprom a confirmé que le projet de charte de la nouvelle organisation proposé par l'Iran ressemblait à bien des égards à la charte de l'OPEP. "Mais ce n'est pas la variante définitive, car il est nécessaire de tenir compte des spécificités du marché du gaz", a-t-elle précisé.

    La concertation définitive des positions occupées par les participants au forum à l'égard de la charte de la nouvelle organisation internationale des exportateurs de gaz est prévue en juin, lors de la prochaine réunion du haut niveau du FPEG qui doit se tenir à Moscou à la veille du septième forum annuel. La date exacte n'a pas été indiquée.

    Les experts estiment que l'organisation internationale des exportateurs de gaz sera créée au cours des prochaines années, mais qu'elle ne sera pas une réplique de l'OPEP. Maxime Chéïne, de Brokercreditfinance, fait remarquer que, si la charte de "l'OPEP du gaz" est présentée à la réunion du FPEG à Moscou, cela entraînera inévitablement une nouvelle détérioration des rapports entre les Etats-Unis et la Russie. Valeri Nesterov de Troïka Dialog estime que l'organisation des pays exportateurs de gaz sera créée dans les prochaines années, mais, en raison de la résistance active de l'UE et des Etats-Unis, elle n'exercera pas une influence aussi importante sur les marchés mondiaux du gaz comme celle exercée par l'OPEP sur le marché du pétrole. Selon l'analyste, les exportateurs de gaz seront contraints d'emprunter une voie non pas révolutionnaire, mais évolutive et réunissant graduellement les efforts.

    Gazeta

    Pétrole: Rosneft réduira les livraisons vers la Chine

    La compagnie pétrolière chinoise Sinopec envisage de réduire les importations de pétrole russe fourni par Rosneft, indique jeudi le quotidien Gazeta.

    Cette décision est liée au fait que Sinopec a conclu un contrat d'un an portant sur la livraison de pétrole avec la société J&S. Les livraisons de Rosneft vers la Chine pourront donc être réduites d'un tiers au cours de la période s'étalant de mai 2008 à mai 2009.

    Rosneft s'était engagée à fournir à Sinopec 2,5 millions de tonnes de pétrole annuellement à partir du mois d'août. Ce volume se réduira désormais à presque 1,65 million de tonnes.

    Etant donné les difficultés que Rosneft a rencontrées pour signer ce contrat avec Sinopec, la nouvelle concernant la réduction des livraisons n'a pas réjoui la compagnie russe. La pierre d'achoppement résidait, selon les experts, dans les tarifs de transport, qui augmentaient considérablement le coût final du pétrole russe et n'arrangeaient pas les Chinois. Rosneft a réussi à s'entendre avec RZD (Chemins de fer de Russie) et les cheminots mongols et chinois sur une petite réduction des tarifs de transport, ce qui a permis de signer le contrat avec Sinopec. Mais récemment, la compagnie chinoise s'est sans doute vu proposer des conditions de fourniture plus avantageuses.

    D'après Alexandre Chtok, directeur du département Due Diligence du groupe indépendant de conseil "2K Audit - Conseils d'affaires", le pétrole russe revient effectivement trop cher pour Sinopec. Rien qu'en Russie, le transit d'une tonne de pétrole coûte 49 dollars. Même en tenant compte du fait que les tarifs de transit mongols et chinois sont moins élevés que les russes, le coût final du transit s'avère très élevé, a souligné l'expert.

    Sinopec ne précise pas qui sera son nouveau fournisseur de pétrole ni comment elle parviendra à réduire son prix. Il n'est pas exclu par ailleurs que J&S fournisse à Sinopec du pétrole russe. La réduction du coût du transit pourrait être obtenue en renonçant au transport ferroviaire coûteux au profit d'un transport par tuyau, bon marché, en utilisant l'oléoduc kazakh Atassou-Alachankou.

    Lukoil et TNK-BP ont déjà lorgné sur l'itinéraire Omsk-Atassou-Alachankou, en espérant élargir la géographie des livraisons. Lukoil a déjà coopéré avec J&S, en fournissant du pétrole à la Pologne. Il n'est pas exclu que cette coopération puisse être renouvelée pour en livrer à la Chine.

    Vremia novosteï

    Le GLONASS ne vaut pas le GPS

    Le premier vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, chargé par le gouvernement du système de navigation par satellite GLONASS, et qui avait vanté ses avantages par rapport à l'américain GPS devant le président, ses collègues du gouvernement ainsi que devant les Russes, a surpris en critiquant vivement l'Agence fédérale spatiale russe et les entreprises du secteur, lit-on jeudi dans le quotidien Vremia novosteï.

    Les principales critiques énoncées par le vice-premier ministre témoignent dans l'ensemble de l'inconsistance du système de navigation russe que les dirigeants de Roskosmos (Agence spatiale russe) avaient promis de rendre opérationnel au début de l'année.

    Selon Sergueï Ivanov, le problème principal du système GLONASS réside dans son incapacité à fournir l'ensemble des services attendus par les autorités et les clients potentiels. "La structure du groupement orbital ne garantit pas à 100% l'accès aux services du système GLONASS sur le territoire national, et les caractéristiques de précision ne sont pas conformes aux exigences contemporaines", a-t-il déclaré.

    Le projet actuel est, en fait, la réanimation du programme de création du système global national de navigation développé par le Groupement science-production Rechetnev (NPO PM) dès les années 80. Le système se positionnait comme la réponse soviétique au GPS et était destiné aussi bien aux usages militaires que civils. Mais les acquis datant de l'époque soviétique n'ont suffi qu'aux militaires et, d'ailleurs, pas pour longtemps. En décembre 1995, la constellation des satellites employés dans ce programme comptait 24 unités, cependant, au fur et à mesure de l'expiration de leur durée de vie, de plus en plus d'appareils ont été retirés du service. Leur remplacement par de nouveaux éléments a été effectué ces derniers temps au ralenti, par conséquent, seulement 16 satellites de positionnement restent actuellement en orbite. Les trois derniers satellites ont été mis en orbite en décembre dernier.

    Les représentants de Roskosmos (qui coordonne les travaux concernant le GLONASS) n'ont contredit le premier vice-premier ministre sur aucune des critiques avancées par ce dernier. "Si Sergueï Ivanov l'a dit, alors c'est qu'il en est ainsi", a déclaré le service de presse de l'agence. Cette volonté de laver son linge sale en famille s'explique probablement par l'intention de Roskosmos de demander à l'Etat de nouveaux crédits pour le GLONASS.

    Les spécialistes doutent des perspectives commerciales des navigateurs russes. "On ne réinvente pas la roue. A des fins civiles, nous devons utiliser le meilleur de ce qui existe déjà, a déclaré Valeri Gartoung, membre du Comité de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour le budget et les impôts. Il est évident que le GPS est meilleur et moins cher que le GLONASS, c'est pourquoi les perspectives des navigateurs russes sur le marché sont très vagues". Selon lui, l'utilisation du GLONASS n'est justifiée qu'à des fins militaires.

    Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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