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    Revue de la presse russe du 1er juillet

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    MOSCOU, RIA Novosti

    Vedomosti, Gazeta.ru

    Poutine maintiendra sa "ligne directe" à la télévision

    Vladimir Poutine a trouvé le moyen de l'emporter sur Dmitri Medvedev dans la lutte pour l'affection du peuple: lors de sa rencontre avec le parti Russie unie en fin de semaine dernière, il a confirmé son intention de poursuivre les contacts avec les Russes au moyen d'émissions de télévision en direct, lit-on mardi dans les quotidiens Vedomosti et Gazeta.ru.

    La façon dont le président et le premier ministre se partageront les différents formats d'interventions publiques est actuellement étudiée au Kremlin et au gouvernement, ont fait savoir des fonctionnaires des deux organes du pouvoir. Il est peu probable que Dmitri Medvedev adapte les formats employés par Vladimir Poutine alors qu'il était président, estime l'un d'entre eux. D'après lui, il serait logique de mettre en place pour le chef de l'Etat actuel un nouveau type d'actions publiques dans le cadre desquelles il se sentirait à l'aise. Le fonctionnaire cite l'exemple de la conférence sur Internet. Dmitri Medvedev a déjà donné une conférence de presse sur le web, mais celle-ci ne portait que sur les projets nationaux.

    Depuis 2001, Vladimir Poutine s'est entretenu chaque année avec les citoyens "en ligne directe" lors d'une grande conférence de presse. Il n'a participé qu'une seule fois, en 2006, à une conférence sur Internet. A en juger par les réactions, les internautes avaient été déçus par la censure exercée par les modérateurs et par le fait que le président n'avait répondu aux questions les plus brûlantes qu'après la fin de la conférence. Ce format ne lui convient pas, Vladimir Poutine passe mieux à la télévision, estime le politologue Dmitri Orechkine.

    La cote de popularité du président n'augmente pas, et ce, malgré la publicité qui lui est faite par la télévision. D'après les données de la Fondation Opinion publique (FOM), elle oscille autour des 45% (niveau enregistré dès décembre 2007, lorsque Vladimir Poutine désigna Dmitri Medvedev comme son successeur), 40% d'après le VTSIOM (Centre national d'étude de l'opinion publique). La cote de popularité du premier ministre est stable et dépasse de beaucoup celle du président tant selon le VTSIOM (60%) que selon la FOM (70%).

    L'idée de Vladimir Poutine de continuer à s'entretenir régulièrement "en ligne directe" avec la population pourrait renforcer encore davantage ses positions dans le domaine de l'information: tandis que le président Medvedev sera surtout présent dans des reportages très officiels, le chef du gouvernement Vladimir Poutine répondra aux questions brûlantes (naturellement spécialement triées) des simples citoyens. Même si Dmitri Medvedev continue à l'emporter sur Vladimir Poutine de par la fréquence à laquelle son nom est mentionné, il lui sera très difficile de surpasser la popularité du premier ministre qui se préoccupera des besoins quotidiens du peuple et s'adressera régulièrement à lui en direct.

    Le président et le premier ministre vont probablement tester ces nouveaux formats à l'automne. "Pour l'instant, nous ne comprenons pas bien à quoi ressemblera le dialogue de Vladimir Poutine avec le peuple, tout sera plus clair à l'automne", a expliqué un fonctionnaire du gouvernement.

    Les premiers pas de Dmitri Medvedev dans un nouveau format d'intervention publique sont également attendus pour le début de l'automne, a fait savoir une source au Kremlin. Cette semaine, comme traditionnellement avant les sommets du G8, le président s'entretiendra avec les journalistes des pays membres, a-t-il ajouté.

    Kommersant

    Les employés étrangers de TNK-BP contraints de quitter le navire faute de visas

    Les actionnaires russes de TNK-BP sont sur le point de prendre le contrôle effectif de la compagnie, indique mardi le quotidien Kommersant.

    Les spécialistes étrangers de TNK-BP, dont des vice-présidents, commenceront à quitter la Russie dès la semaine prochaine: les visas et permis de travail de dix d'entre eux arrivent à expiration et ils n'en ont pas reçu de nouveaux. Si leurs papiers ne sont pas prêts avant fin juillet, tous les autres spécialistes étrangers de la société (environ une centaine), y compris le président de TNK-BP Robert Dudley, que les actionnaires russes veulent limoger, devront également quitter la Russie.

    Il est douteux que les nouveaux papiers soient délivrés avant ce délai. "La procédure prend au moins six semaines, par conséquent, même si elle commence aujourd'hui, le temps qui reste ne suffit pas", estime un interlocuteur du journal proche des actionnaires de TNK-BP.

    Les actionnaires russes de la compagnie, en conflit depuis quelques mois avec BP, copropriétaire britannique de TNK-BP, exigent la réduction du nombre d'étrangers et le licenciement de Robert Dudley.

    TNK- BP appartient à parité à BP et au consortium AAR constitué de trois actionnaires russes (Mikhaïl Fridman avec Alfa-group, Leonard Blavatnik avec Access et Viktor Vekselberg avec Renova). Un conflit concernant la gestion de la compagnie avait éclaté à la fin de l'année dernière entre actionnaires russes et britannique: AAR accuse les dirigeants britanniques, notamment le président de TNK-BP Robert Dudley, de diriger la compagnie uniquement dans l'intérêt de BP. AAR réclame le contrôle effectif de la compagnie et propose de changer la structure de gestion de TNK-BP qui favorise actuellement BP, mais les Britanniques ont refusé de le faire en se référant à un accord entre les actionnaires signé en 2003.

    Si Robert Dudley quitte la Russie, il pourrait perdre le droit de diriger TNK-BP. "Sans permis de travail, il ne pourra pas entretenir de rapports avec la compagnie. Sinon, celle-ci pourra être accusée de violation du Code du travail et de la législation sur les migrations", estime Maxime Tchernigovski, directeur du département analytique du cabinet juridique Vegas-Lex.

    Le problème des visas pour les étrangers "n'est pas pour aider BP dans ses négociations avec les actionnaires russes", estime Denis Borissov de la compagnie d'investissement Solid. Viktor Vekselberg a déclaré la semaine dernière qu'un accord préalable entre les actionnaires sur les nouveaux principes de développement et de gestion de TNK-BP pourrait intervenir avant le 11 juillet, jour de la réunion du conseil des directeurs de TNK-BP International (propriétaire de TNK-BP Holding), dans laquelle les parties sont à parité.

    Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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