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    La Russie vue par la presse francophone du 19 au 21 décembre

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    Moscou se dote d'une nouvelle doctrine militaire/ Le petit-fils de Staline poursuit la radio Echo de Moscou/ Handball: l'équipe de France s'est inclinée face à la Russie/ Un OVNI en Russie?/Les astronautes partent pour une mission de Noël dans l'espace/ Le niveau de créances douteuses en Russie est inquiétant/ Gaz: accord Russie-Turkménistan

    Le Figaro

    19 décembre 2009, samedi

    Moscou se dote d'une nouvelle doctrine militaire

    Dix ans après la précédente doctrine, un texte révisant la stratégie militaire russe devrait être adopté avant la fin de l'année.
    La Russie, qui s'est souvent perçue comme une forteresse assiégée, a-t-elle encore des ennemis? Cette interrogation figure au coeur de la nouvelle doctrine militaire aujourd'hui en préparation à Moscou, et censée définir la politique russe de défense dans les dix ans à venir. Au moment où le chef du Kremlin, Dmitri Medvedev, s'apprête à conclure un accord de désarmement nucléaire avec son homologue américain, l'ancienne puissance soviétique en revient au principe de réalité.
    Dans un document d'une vingtaine de pages, dont la presse s'est fait l'écho vendredi, ¬Moscou reconnaît que, désormais, dans un monde multipolaire débarrassé des stigmates de la guerre froide, «la probabilité de l'irruption d'un grand conflit militaire contre la Fédération de Russie, au moyen d'armes nucléaires ou traditionnelles, se réduit». Ce texte, encore sujet à modifications, devrait être formellement adopté avant la fin de l'année.
    Dix ans après la précédente doctrine, adoptée en 2000 par Vladimir Poutine, le document se veut un reflet de «la période » actuelle de «renaissance de la Russie». Mais cette affirmation relève surtout de la rhétorique patriotique, toujours prisée à Moscou. Par ailleurs, et c'est nouveau, le pays se réserve le droit d'appuyer sur le bouton nucléaire, même en cas de simple «menace» d'utilisation, contre elle ou ses alliés, d'armes de destructions massives. Cette option procède d'abord d'une volonté de dissuasion. Le recours à l'arme nucléaire «n'est possible que lorsque l'existence même de l'État est menacé», a précisé Iouri Balouevski, chef adjoint du Conseil de la sécurité.
    Selon les experts indépendants, le concept de «menace» formulé par les autorités russes reste très vague. L'arme nucléaire, dont le régime peut se targuer d'avoir la possession, ne serait qu'un cache-sexe, destiné à dissimuler le piteux état de ses forces conventionnelles. En termes budgé¬taires, l'effort militaire russe est inférieur à celui consenti par la France. La durée du service obligatoire vient d'être réduite, de deux ans à un an, et la nouvelle doctrine envisage de contractualiser les postes de simple soldat et de sergent. Le déficit technologique en matière militaire est criant, comme le montre le souhait affiché par la ¬Russie d'acheter ses porte-hélicop¬tères en Europe.
    Plus grave, ces lacunes concernent l'arme nucléaire elle-même. La Russie vient de rater à plusieurs reprises ses essais de missile Boulava, ce qui devrait l'amener à geler son programme de construction de sous-marins nuclé¬aires de nouvelle génération (Borée), justement censés déployer ce type de missiles. Par ricochet, ces faiblesses technologiques pourraient nuire à l'efficacité même du programme de dissuasion russe, tel qu'il est affiché dans la nouvelle doctrine. La nouvelle guerre vue de Moscou paraît bien virtuelle.



    Euroinvestor

    19 décembre 2009, samedi

    Russie-Le petit-fils de Staline poursuit la radio Echo de Moscou

    Le petit-fils de Staline, Evguéni Djougachvili, poursuit en justice la station de radio Echo de Moscou pour diffamation, nouvelle tentative en date de sa part pour contrer les critiques qui s'élèvent dans certains médias indépendants contre son grand-père.
    Evguéni Djougachvili réclame dix millions de roubles (326.900 dollars) de dommages et intérêts et des excuses à Echo de Moscou pour des propos tenus par le présentateur d'une émission en octobre.
    "Staline avait signé un ordre permettant de fusiller des enfants à partir de l'âge de 12 ans, en tant qu'ennemis de la nation. Quels sont les salauds qui osent prononcer un seul mot pour le défendre?", avait déclaré dans cette émission le présentateur, Matveï Ganapolski.
    Cette année, un tribunal russe avait débouté Djougachvili dans des poursuites du même genre qu'il avait engagées contre le journal Novaïa Gazeta, lequel avait écrit que Staline avait personnellement ordonné l'exécution de milliers de Soviétiques.



    L'Equipe

    20 décembre 2009, dimanche

    Tervel: «La médaille est belle»

    L'équipe de France s'est inclinée dimanche, à Nankin (Chine), en finale du Championnat du monde face à la Russie (22-25)

    Raphaëlle Tervel (capitaine française): «Elle est belle cette médaille. Juste après le match on est un peu déçu mais ça dure cinq minutes. Après il faut qu'on voit d'où on vient. On n'a pas à rougir de notre défaite. On a tout donné, mais physiquement elles nous ont écrasées. C'était très dur. On a manqué un peu de jus, il y avait un peu de fatigue. On était moins entreprenante en défense. On s'est trop laissé tasser. Il ne va pas falloir qu'on s'enflamme. La leçon c'est que ça a marché parce que tout le monde a été au service du collectif. Il ne faudra pas l'oublier pour les prochaines compétitions. Si on commence à s'enflammer on n'y arrivera pas. Après une médaille, on est toujours plus attendu, parfois il y a un petit passage à vide, on va essayer de ne pas l'avoir. Le grand objectif, ça a toujours été Londres (les JO, ndlr). C'est le but suprême. Il va falloir confirmer, ce ne sera pas simple, mais on a progressé très vite pendant cette compétition. Il faut qu'il soit clair que rien n'est facile dans ce milieu-là. On a essayé de s'accrocher jusqu'au bout, mais c'est physiquement qu'elles nous ont laminées.»
    Marion Limal (joueuse française): «C'est magique de revenir avec une médaille. On ne partait pas forcément pour ça. On ne réalise pas encore ce qu'on a fait. C'est en rentrant en France avec nos proches qu'on va se rendre compte. On n'a pas fait un super match, mais c'est pas grave. La médaille est tellement belle et on est allé la chercher tellement loin qu'on ne peut pas s'en vouloir. Elles ont vraiment fait un beau match. On perd des ballons bêtes, c'est dommage de faire des erreurs comme ça en finale. Il y a eu des approximations. C'est la loi du sport et je retiendrai que la médaille. C'est trop fort! Elles savaient qu'on pouvait leur poser des problèmes et elles n'ont pas pris le match par le même bout. Perdre contre une équipe comme ça ce n'est pas le plus grave. On ne va pas s'enflammer. On a fait un beau parcours parce qu'on a eu une réaction d'orgueil. Il va falloir continuer à travailler. Ce n'est pas parce qu'on a fait une médaille que tout va nous tomber tout cuit dans le bec. On a surpris beaucoup de monde avec notre défense mais les autres vont s'appuyer. On commence à être un peu connu et on sera attendu.»
    Amandine Leynaud (gardienne française) : «On est allé dans nos derniers retranchements. J'ai senti les filles fatiguées à la fin. On a perdu des ballons avec des contre-attaques russes derrière. On a tout donné, elles ont été meilleures que nous. S'il y a quinze jours on m'avait dit qu'on serait deuxième je ne l'aurais pas cru. Maintenant on va en profiter un peu. Elles ont des joueuses impressionnantes comme Postnova qui met les buts au moment où il faut. Elles sont physiquement très impressionnantes, c'est un rouleau-compresseur. Elles essaient toujours de vous mettre la tête sous l'eau. Au bout d'un moment on a craqué. On a su se remettre en question et il va falloir continuer sur cette voie-là. Ne jamais se dire que c'est acquis. Le match le plus émouvant, c'était la demie contre l'Espagne parce qu'on ne pensait pas arriver en finale. Le deuxième que je retiendrai ce sera celui contre la Suède, c'est là que tout a commencé.»



    Branchez-vous.com

    20 décembre 2009, dimanche

    Un OVNI en Russie?

    Des vidéos surprenantes montrant une pyramide géante volant dans le ciel de Moscou font le tour du Web. La thèse de l'objet volant non identifié (OVNI) n'est pas exclue.
    Deux vidéos postées sur Internet montrent une énorme pyramide volant dans le ciel de Moscou, au-dessus de la Place Rouge. La scène aurait été filmée le 10 décembre dernier par des vidéastes amateurs.
    Les vidéos ont été diffusées sur les chaînes de télévision russes et reprises par différents médias étrangers. Leur authenticité n'a pas été confirmée.
    Notons que le groupe de recherche en ufologie, un organisme bénévole de Winnipeg, a compilé 1004 observations rapportées d'OVNI en 2008. Il s'agit d'un nombre record d'objets volants non identifiés par les Canadiens depuis la création du groupe en 1989.



    La Presse Canadienne

    21 décembre 2009, lundi

    Les astronautes partent pour une mission de Noël dans l'espace

    Une fusée russe a décollé du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan lundi, emportant un équipage composé d'un Américain, un Russe et un Japonais vers la station spatiale internationale.
    Ce décollage de nuit en hiver était un première pour la fusée russe.
    Les trois cosmonautes du Soyouz-TMA17 vont renforcer l'équipe qui travaille déjà sur le laboratoire orbital de la station, la portant à cinq membres permanents. Timothy Creamer, Soichi Nohuchi et Oleg Kotov rejoignent l'Américain Jeff Williams et le Russe Maxim Surayev, qui étaient seules dans l'ISS depuis trois semaines.
    La télévision de la NASA a montré l'équipe le pouce en l'air alors que l'appareil s'élevait.
    Le Soyouz a deux jours de voyage jusqu'à son objectif, 350 km au dessus de la Terre.
    Le public pourra leur envoyer des cartes de voeux électroniques via le site de la NASA.



    Capital.fr

    21 décembre 2009, lundi

    "Le niveau de créances douteuses en Russie est inquiétant"


    La place moscovite est une habituée des montagnes russes. Après avoir été divisé par 5 entre mai 2008 et février 2009, l'indice phare de Moscou RTS a été multiplié par près de 3 en moins de 10 mois. Une évolution largement dictée par les fluctuations du degré d'aversion au risque. Stratégiste marchés émergents au Crédit agricole, Guillaume Tresca revient sur la crise traversée par la Russie et la stratégie d'investissement à adopter.

    Capital.fr : Dans quelle mesure la crise a-t-elle affecté l'économie russe ?

    Guillaume Tresca : Entre 2000 et 2007, la Russie a connu une période idyllique, avec un boom économique alimenté par l'inflation des matières premières. En bonne gestion, l'Etat en a profité pour se désendetter et constituer d'importantes réserves de change. Mais au second semestre 2008, cette belle mécanique s'est enrayée suite à l'effondrement des cours du pétrole, une matière première représentant le tiers du produit intérieur brut du pays et la moitié de ses exportations. Le rouble s'est ainsi déprécié de 38% face au dollar entre juillet 2008 et février 2009, sur fond d'envolée de l'aversion au risque et de retrait massif de capitaux par les investisseurs étrangers. La Banque centrale a brûlé plus de 200 milliards de dollars pour soutenir la devise, permettant ainsi d'éviter le pire.

    Capital.fr : Le pire est-il désormais derrière nous ?

    Guillaume Tresca : Outre le pétrole, l'économie russe est très dépendante du crédit. La situation était ainsi explosive au plus fort de la crise financière. Elle s'est un peu améliorée depuis, avec le redressement des prix du pétrole et la détente constatée sur les marchés mondiaux. Le gouvernement juge toutefois la revalorisation du rouble excessive (13%) au regard d'une conjoncture qui reste dégradée. Par ailleurs, si l'industrie donne des signes de reprise, la demande domestique reste atone, sur fond de baisse des salaires et de chômage élevé. Par ailleurs, les sociétés et les ménages restent très endettés, si bien que les créances douteuses représentent pas moins de 10% des crédits des banques. Enfin, les entreprises restent en quête de capitaux extérieurs, tandis que le déclin de la population constitue une faiblesse structurelle à moyen et long terme.

    Capital.fr : Est-il encore temps d'investir en Russie ?

    Guillaume Tresca : Il est risqué d'investir dans les obligations privées russes compte tenu de l'importance des créances douteuses. Le risque d'impayés et de défaut est significatif, sans parler du risque de change, et il convient de bien vérifier le rating [note attribuée à la dette par les agences de notation financière, NDLR] des sociétés avant d'investir dans un emprunt privé. Quant aux actions, on peut s'y intéresser, mais sous réserve que le cours du baril de pétrole reste bien orienté. Il faut garder à l'esprit que le marché russe reste aléatoire, compte tenu d'une conjoncture encore dégradée, d'un système bancaire moribond et de la très forte volatilité des taux de change.



    Le Figaro


    21 décembre 2009, lundi

    Gaz: accord Russie-Turkménistan

    Le président russe Dmitri Medvedev va signer mardi lors de sa visite au Turkménistan un accord gazier qui pourrait relancer les achats par Moscou de gaz de cette ex-république soviétique d'Asie centrale dès l'an prochain, ont indiqué lundi à l'AFP des responsables officiels.

    "La signature du document sur le gaz est prévue" pour mardi, a dit un responsable au sein du gouvernement turkmène sous couvert d'anonymat.
    Un porte-parole du Kremlin a confirmé que M. Medvedev et son homologue turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov allaient discuter énergie mais a refusé d'en dire plus.

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