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    La Russie vue par la presse francophone le 29 décembre

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    L'Ukraine veut renégocier son contrat pétrolier avec la Russie/ Poutine oppose le bouclier américain à un nouvel accord Start/ Différend territorial russo-japonais/L'économie russe/ Poutine va vendre à Berlusconi une jeep

    Libération

    L'Ukraine veut renégocier son contrat pétrolier avec la Russie

    Cette demande ravive les craintes d'une nouvelle crise énergétique entre Kiev et Moscou.
    L'Ukraine veut revoir son accord avec la Russie sur le transit de pétrole russe vers l'Union européenne, au risque de provoquer une nouvelle crise énergétique entre Kiev et Moscou et une interruption des livraisons à l'approche du Nouvel an.
    «Le contrat actuel a été conclu en 2004 pour 15 ans, l'Ukraine veut y apporter des amendements», a indiqué lundi Sergueï Zinkevitch, porte-parole de l'opérateur ukrainien des oléoducs Ukrtransnafta.
    Kiev veut modifier l'avenant annuel au contrat expirant le 31 décembre et où les volumes de transit et le prix sont spécifiés, a pour sa part précisé le porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz, Valentin Zemlianski.
    Selon la Commission européenne, «le gouvernement russe a informé la Commission d'une possible interruption des livraisons de pétrole à cause d'un différend commercial entre les compagnies russe et ukrainienne».
    Selon le gouvernement slovaque, la Russie a averti l'UE d'une possible interruption de ses livraisons de pétrole via l'Ukraine à la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque.
    Le transit du pétrole russe vers l'Union européenne à travers l'Ukraine ne sera pas interrompu, a cependant affirmé mardi le vice-premier ministre russe Igor Sechin.
    «Nous nous attendons à ce qu'il n'y ait pas de problèmes avec le transit», a déclaré Igor Sechin à des journalistes, ajoutant que la Russie continuait à négocier avec l'Ukraine sur les termes d'un accord sur les livraisons de pétrole.
    Les autorités ukrainiennes ont pour leur part assuré qu'elles ne feraient pas obstacle à l'acheminement du brut vers l'UE. Début janvier, en plein hiver, un différend entre Kiev et Moscou sur le dossier du gaz avait entraîné une interruption de deux semaines des livraisons russes vers l'UE dont 80% transitent par l'Ukraine.



    L'Express

    Poutine oppose le bouclier américain à un nouvel accord Start

    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine estime que le projet de bouclier antimissile américain en Europe demeure le principal obstacle à la conclusion d'un nouvel accord sur la réduction des arsenaux nucléaires.
    Washington et Moscou continuent de discuter des moyens d'établir un nouveau traité remplaçant l'accord Start-1 datant de 1991 et parvenu à expiration le 5 décembre.
    Malgré les efforts de part et d'autre, le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev n'étaient pas parvenus à s'entendre lors de leur rencontre en marge du sommet sur le climat à Copenhague en décembre.
    Aucune raison n'a été fournie pour expliquer cet échec alors que les deux parties avaient affirmé être proches d'une entente.
    S'exprimant devant la presse lors d'une visite à Vladivostok, ville située à l'extrémité orientale du pays, Vladimir Poutine s'est montré plus explicite.
    "Quel est le problème ? Le problème est que nos partenaires américains construisent un bouclier antimissile et que nous n'en construisons pas", a-t-il déclaré.
    Le chef du gouvernement russe a poursuivi en précisant que ce projet de défense remet fondamentalement en cause l'équilibre des pouvoirs hérité de la Guerre froide et que son pays n'a d'autre option que de construire des armes offensives.
    "Afin de préserver cet équilibre, nous devons développer des systèmes d'armes offensives", a dit Poutine, faisant écho à la promesse faite la semaine passée par Medvedev de développer une nouvelle génération d'armes stratégiques.
    "Si nous ne construisons pas de bouclier antimissile, il y a un danger de voir nos partenaires se sentir totalement en sécurité derrière 'un parapluie' et se permettre de faire ce qu'ils veulent, rompant l'équilibre et entraînant immédiatement un accroissement de l'agressivité", a-t-il indiqué.
    Le chef du gouvernement russe a également demandé que la Russie puisse avoir accès à plus d'informations sur le projet de bouclier américain.
    Il a lié cette demande à la conclusion d'un nouveau traité visant à continuer à réduire les arsenaux stratégiques des deux puissances alors que l'accord Start-1 est arrivé à expiration au début du mois.
    Par le passé, Moscou a plusieurs fois exprimé ses inquiétudes et son opposition au déploiement de systèmes intercepteurs de missiles en Pologne et d'une station radar en République tchèque. La Russie y voit une menace directe.
    Mais, c'est la première fois que le Kremlin établit explicitement un lien entre son opposition à ce projet de défense et les négociations sur les arsenaux nucléaires.



    Le Matin

    Différend territorial russo-japonais: Moscou pour une approche "inédite"


    La Russie veut résoudre son différend territorial avec le Japon sur les îles Kouriles en ayant recours à des approches "inédites", a assuré lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sans pour autant apporter de précisions.
    La Russie veut résoudre son différend territorial avec le Japon sur les îles Kouriles en ayant recours à des approches "inédites", a assuré lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sans pour autant apporter de précisions.
    "Nous sommes ouverts à ces approches inédites", a-t-il déclaré dans un point de presse à Moscou avec son homologue japonais, Katsuya Okada.
    "Mais en ce qui concerne le contenu concret de ces idées inédites (...), nous n'allons pas les révéler ici", a ajouté M. Lavrov.
    Un porte-parole de la diplomatie japonaise s'adressant à la presse après les négociations a déclaré que le Japon attendait des clarifications de la part de Moscou.
    "La partie japonaise attend des explications russes sur ce qu'ils entendent par cette façon inédite de résoudre la situation", a déclaré Takeshi Akamatsu au cours d'un point de presse à Moscou.
    "Ils ne sont pas entrés dans les détails", a-t-il ajouté.
    M. Lavrov a noté que Russes et Japonais souhaitaient "résoudre le problème" des îles Kouriles, tout en reconnaissant que les parties étaient toujours en désaccord.
    Le chef de la diplomatie japonaise a pour sa part appelé à des "efforts supplémentaires en vue d'obtenir des résultats concrets" sur cette question qui empêche la signature d'un traité de paix entre la Russie et le Japon depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
    Le 18 août 1945, trois jours après l'annonce de la capitulation du Japon, les Soviétiques avaient attaqué l'archipel des Kouriles pour l'annexer, y compris les quatre îles les plus méridionales qui, contrairement aux autres, n'avaient jamais appartenu à la Russie.



    Le Monde

    L'ours russe se prépare à entrer en hibernation

    Après avoir traversé une crise économique dévastatrice, la Russie semblait bien décidée à rompre avec les mauvaises habitudes du passé. Une hausse inattendue de la valeur des produits qu'elle exporte en abondance lui donnait d'ailleurs l'occasion d'alléger son fardeau. Mais le souvenir des temps difficiles s'estompe avec la reprise. Et, malheureusement, il en va de même des envies de réforme.
    S'il est certain que les indicateurs économiques vont s'améliorer, le pays n'aura pas pour autant recouvré un équilibre sain. Sa vulnérabilité aux exportations de matières premières est beaucoup trop élevée. Lorsque les cours se sont effondrés, le produit intérieur brut (PIB) russe a décroché de 7,5 %, d'après les prévisions établies pour 2009. Maintenant que les cours sont orientés à la hausse et que les investissements étrangers affluent, une croissance de 5 % est envisageable en 2010.
    La Russie a pourtant quelques beaux atouts dans sa manche. Son système financier est moins exposé à la problématique des effets de levier que ceux des pays développés. Les économies asiatiques émergentes représentent des marchés énormes et la dernière crise en date a déclenché quelques changements : le programme de privatisations, plus ou moins laissé en friche, est ainsi revenu sur le devant de la scène ; la Russie a aussi retrouvé la motivation pour solliciter une adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), même s'il faut s'attendre à ce que les négociations traînent en longueur. Un nouveau traité avec les Etats-Unis sur les armes nucléaires sera aussi du meilleur effet aux yeux de l'opinion internationale.
    Pourtant, cette dynamique de changement n'est qu'apparente. Vladimir Poutine contribue davantage à freiner le processus qu'à le favoriser, comme en témoigne le sort de l'oligarque déchu Mikhaïl Khodorkovski. A l'issue de son second procès, au printemps 2010, sa peine de prison devrait être rallongée de plusieurs années : la réputation de la justice russe en pâtira une fois de plus.
    Le président, Dimitri Medvedev, un protégé de M. Poutine, semble avoir plus d'ambition, mais pour le moment, il n'a pas assez de pouvoir. Et s'il réussit à gagner en autorité, il y a des chances qu'on assiste à une lutte stérile entre M. Poutine et lui, plutôt que de voir s'opérer des réformes de fond.
    Les investisseurs seront peut-être tentés de ne pas tenir compte des défauts structurels de l'économie russe. Qu'ils gardent cependant à l'esprit que la Russie est secouée par la crise tous les cinq ans environ. Gare à 2013...



    Le Figaro


    Poutine va vendre à Berlusconi une jeep


    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a promis de vendre à son ami, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, une jeep russe "avec une réduction de 10%" après avoir testé lui-même ce tout-terrain fabriqué dans une usine en Extrême-Orient russe.
    "J'ai rencontré le premier ministre italien en octobre et je lui ai alors dit que nous développerions la production ici. Berlusconi n'y a pas cru. Il a dit que si cela avait lieu, il achèterait l'une des premières voitures de cette usine", a-t-il déclaré devant les caméras lors d'une visite à Vladivostok.  Il a dit en souriant que le Premier ministre italien avait "exigé" d'avoir une réduction pour un tout-terrain de marque UaZ fabriqué à l'usine de l'entreprise Sollers (ex-Severstal Auto) en Extrême-Orient russe.
    "On lui donnera une réduction de 10%. On ne lui offrira pas cette première voiture, on la lui vendra, c'est du business", a poursuivi M. Poutine qui entretient des relations amicales avec M. Berlusconi. Le premier ministre russe a fait un tour au volant de la jeep gris métallisé, selon des images de télévision.
    Le groupe russe Sollers et l'italien Fiat sont en discussions sur la possibilité de produire des véhicules pour le compte de l'américain Chrysler en Russie, selon le ministre italien du Développement économique Claudio Scajola.

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