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    Revue de la presse francophone du 31 décembre

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    Gaz: Le FMI abaisse ses exigences pour l'Ukraine/L'Iran ne plie pas et n'entend pas arrêter son programme nucléaire/La Russie envisage de dévier un astéroïde à l'aide d'un engin spatial/Pétrole : accord Russie/Ukraine sur le transit vers l'UE/La Russie prévoit une mission pour dérouter Apophis

    La Libre.be


    Gaz: Le FMI abaisse ses exigences pour l'Ukraine


    Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi avoir abaissé ses exigences envers l'Ukraine, afin de lui permettre d'utiliser ses réserves internationales "pour effectuer les paiements extérieurs dus, y compris ceux pour le gaz".
    L'institution multilatérale a indiqué dans un communiqué qu'elle avait signé avec les autorités ukrainiennes un accord pour abaisser le plancher des réserves internationales nettes autorisé à la banque centrale au 31 décembre "d'environ deux milliards de dollars". "Cette mesure importante permettra aux autorités ukrainiennes d'utiliser les ressources existantes pour effectuer les paiements extérieurs dus, y compris ceux pour le gaz, dans le cadre du programme de l'Ukraine avec le Fonds", a expliqué le représentant permanent du FMI à Kiev, Max Alier, cité dans un communiqué.
    Le FMI a accordé à l'Ukraine un prêt de 16,4 milliards de dollars en novembre 2008, dont 10,6 milliards de dollars ont été déboursés jusqu'à présent.
    Le dernier versement d'une tranche remonte à juillet. Confrontée à de graves difficultés budgétaires, l'Ukraine est venue plaider en décembre le déblocage de deux milliards de dollars, que le FMI lui a refusé, estimant que ses demandes n'étaient pas respectées.
    Le géant gazier russe Gazprom avait annoncé vendredi que l'Ukraine avait diminué ses achats de gaz à la Russie depuis la mi-décembre en raison de difficultés à payer ses livraisons. Selon le groupe, le pays a jusqu'au 11 janvier pour régler sa facture.
    Début janvier, un différend entre Kiev et Moscou sur le transit de gaz avait entraîné une interruption de deux semaines des livraisons russes vers l'Union européenne.
    Le risque d'une répétition d'un tel conflit paraît aujourd'hui grand. Un quart du gaz consommé dans l'UE provient de Russie, dont 80% transitent par l'Ukraine.
    Cependant, l'accord "ne prévoit aucun nouveau versement par le FMI", a souligné M. Alier, sujet sur lequel les négociations se poursuivent. "Le FMI a continué à travailler avec les autorités ukrainiennes pendant la période des fêtes sur un ensemble de questions qui restent en suspens", a ajouté le représentant du FMI à Kiev.
    Mais il est peu probable qu'un tel versement ait lieu avant l'élection présidentielle prévue en Ukraine le 17 janvier.
    Le FMI a insisté à plusieurs reprises ces derniers mois sur la nécessité d'un "consensus" à Kiev, souhaitant que les deux têtes de l'exécutif, le président Viktor Iouchtchenko et son Premier ministre Ioulia Timochenko, aient une position commune sur les sujets économiques et budgétaires. Tous deux sont en campagne électorale, et menacés de perdre face à leur principal opposant, l'ex-premier ministre Viktor Ianoukovitch. Les relations entre le FMI et l'Ukraine se sont fortement tendues après la promulgation en octobre par le président ukrainien Viktor Iouchtchenko d'une loi augmentant généreusement le salaire minimum et le minimum vital. Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn avait affirmé qu'elle "menaçait la stabilité" du pays.
    L'Ukraine avait aussi conclu lundi avec la Russie un accord sur le transit du pétrole russe vers l'UE.

    Le Temps

    L'Iran ne plie pas et n'entend pas arrêter son programme nucléaire


    Ni le Japon ni la Russie n'arrivent à infléchir la position de Téhéran.
    L'Iran ne plie pas. En visite lundi au Japon, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, n'en a pas fait mystère: pour son pays, il «est impossible» qu'il abandonne son programme nucléaire. Ce programme, que les Iraniens déclarent résolument de nature civile, suscite pourtant des craintes auprès des Occidentaux qui l'estiment destiné à des fins militaires. A moins d'une semaine de la présentation, le 6 mars, du rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le dossier, l'inflexibilité de Téhéran promet d'accroître la tension entre les Etats-Unis, l'Union européenne et la République islamique. Elle pourrait bien provoquer une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies.

    Presse canadienne

    La Russie envisage de dévier un astéroïde à l'aide d'un engin spatial

    De Vladimir Isachenkov (CP) – Il y a 19 heures
    MOSCOU — La Russie envisage d'envoyer un engin spatial vers un gros astéroïde pour dévier sa trajectoire et prévenir ainsi tout risque de collision avec la Terre, a annoncé mercredi le chef de l'agence spatiale russe.
    Anatoli Perminov a précisé que ses services tiendront bientôt une réunion sur le sujet, ajoutant que la NASA et les agences spatiales européenne, chinoise et celles d'autres pays seraient ultérieurement invitées à se joindre au projet.
    L'astéroïde Apophis, qui mesure 270 mètres de long, a été découvert en 2004. Les astronomes avaient alors estimé que le risque de collision avec la Terre serait d'un sur 37 lorsque le corps céleste frôlera notre planète en 2029, mais ils ont depuis revu leurs prévisions.
    Des études supplémentaires ont exclu tout risque d'impact en 2029 et font état d'un faible risque de collision lors de passages futurs d'Apophis dans les parages de la Terre. En octobre, la NASA a révisé à la baisse le risque pour 2036, l'évaluant à un sur 250.000 au lieu d'un sur 45.000 auparavant. Lors d'un autre passage en 2068, le risque sera d'un sur 330.000, selon l'agence spatiale américaine.
    M. Perminov, qui n'a pas mentionné les travaux de la NASA, a plaidé pour la construction d'un "système qui permettrait de prévenir une collision au lieu d'attendre qu'elle se produise et tue des centaines de milliers de personnes". Un projet qui coûterait plusieurs centaines de millions de dollars.
    Plusieurs pistes sont évoquées depuis longtemps pour dévier des astéroïdes. Certains scientifiques proposent d'envoyer une sonde en orbite autour d'un de ces corps pour en modifier progressivement la trajectoire. D'autres suggèrent de percuter l'astre avec un engin spatial ou de le frapper avec une arme nucléaire.
    M. Perminov n'a pas révélé de détails sur le projet, qui reste encore à élaborer. Mais il a précisé que la mission ne nécessiterait pas d'explosion nucléaire. "Les calculs montrent qu'il est possible de créer un vaisseau spatial (...) dans le temps dont nous disposons, qui nous permettrait d'éviter la collision sans détruire (l'astéroïde) et sans faire exploser de charge nucléaire", a-t-il assuré. "Le menace de collision peut être écartée."
    Hollywood, de son côté, préfère une méthode plus musclée. Dans les films "Deep Impact" et "Armageddon", des équipes scientifiques utilisent des bombes nucléaires pour tenter de prévenir une collision...

    Challenges

    Pétrole : accord Russie/Ukraine sur le transit vers l'UE

    L'Ukraine et la Russie ont trouvé, lundi soir, un accord sur le transit du pétrole russe vers l'Union européenne, a annoncé, mardi 29 décembre, à l'AFP Valentin Zemlianski, porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz.
    Alors que Vladimir Poutine a reproché mardi matin à l'Ukraine d'"abuser de sa position", une porte-parole du ministère russe de l'Energie a confirmé la signature de cet accord mais n'a toutefois pas pu donner de détails concrets sur ses termes. Selon Naftogaz, l'Ukraine aurait obtenu une hausse de 30% des tarifs de transit pour un volume identique, c'est à dire 15 millions de tonnes de brut en 2010. Kiev aurait en revanche accepté d'abandonner le principe "prend ou paie" qu'il souhaitait introduire pour forcer Moscou à payer pour l'ensemble du volume de transit, même si celui-ci s'avère inférieur au final à ce qui était convenu.
    Selon le gouvernement slovaque, Moscou avait déjà notifié l'UE d'une possible interruption des livraisons de pétrole via l'Ukraine à la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque. Le commissaire européen à l'Energie Andris Piebags s'est donc dit mardi "très heureux de noter que les Russes et les Ukrainiens ont trouvé un accord qui évite l'interruption de la fourniture de pétrole à l'UE".
    Début janvier 2009, en plein hiver, un différend entre Kiev et Moscou sur le dossier du gaz avait entraîné une interruption de deux semaines des livraisons russes vers l'UE, dont 80% transitent par l'Ukraine.

    20 minutes

    La Russie prévoit une mission pour dérouter Apophis

    L’Agence Spatiale Fédérale Russe, communément appelée Roskosmos, prévoirait de faire dévier la trajectoire d’Apophis, l'astéroïde de 880 mégatonnes qui pourrait finir sa course contre notre planète bien aimée (pour comparaison, la totalité de l’arsenal nucléaire américain représente 1.400 mégatonnes). Mais ce n’est pas encore fait…
    La probabilité qu’Apophis heurte la Terre est extrêmement faible. Quand le même astéroïde est déjà passé près de nous en 2004, la probabilité de colision était de 2,7% et la prochaine fois qu’il viendra nous frôler ce sera en 2029 avec, selon les estimations, aucune chance de rencontre. Et en 2036, la probabilité sera de 1 sur 250.000, donc très basse mais suffisante pour être effrayante.
    Selon la NASA, Apophis ne serait pas assez gros pour créer une catastrophe majeure mais Anatoly Perminov, le chef de Roskosmos, n’est pas d’accord et selon lui il y aurait également une chance d’impact en 2032 avec en ligne de mire pour l’astéroïde le sud de la Russie. La mission selon Perminov ne ferait pas appel aux armes nucléaires mais juste aux lois de la physique, sans qu’on en sache plus pour le moment.

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