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    La Russie vue par la presse francophone le 4 février

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    Le maire de Moscou appuie le développement d'Erevan/ TOTAL: Novatek, Total pourraient bientôt créer JV en Russie/ La Russie sera ravie si l'Iran accepte l'accord de l'AIEA (Lavrov)/L'UE espère sans illusion un peu plus de stabilité en Ukraine/ Russie: Des experts suggèrent une modernisation/ En Russie, le relais de l'anglais ne suffit pas/"Guerre et Paix" pour lecteurs pressés

    Nouvelles d'Arménie

    Le maire de Moscou appuie le développement d'Erevan

    Yuri Luzhkov maire de Moscou a exprimé vendredi son empressement d'attirer des investissements russes dans un projet de développement de masse à Erevan dévoilé par les autorités arméniennes pendant sa visite en Arménie.
    Il est apparu que les autorités projettent de construire une zone résidentielle sur une colline située juste à l'extérieur du centre ville. Les fonctionnaires arméniens ont parlé de milliards de dollars nécessaires pour faire du projet une réalité.
    La participation possible des russes dans le projet extrêmement ambitieux a semblé avoir dominé les pourparlers de Luzhkov avec le Maire d'Erevan Gagik Beglarian. Les deux hommes se rendant à Noragyugh d'une superficie de 200 hectares après les pourparlers.
    « Ces propositions sont très impressionnantes. En cas d'exécution, un merveilleux quartier résidentiel, d'affaires et culturel apparaîtra à cet emplacement » a dit Yuri Luzhkov aux journalistes après l'inspection du site et s'être familiariser lui-même avec la conception architecturale des constructions qui remplaceraient les maisons surtout délabrées de Noragyugh.
    Yuri Luzhkov, qui a présidé un boom massif de la construction à Moscou, a dit qu'un de ses députés visitera Erevan avec un groupe d'investisseurs russes à la mi-mars pour des pourparlers plus détaillées avec des fonctionnaires arméniens. « Je pense qu'ils trouveront des solutions intéressantes et des propositions intéressantes » a-t-il dit.
    « La place est bonne, le projet est très raisonnable et bon...Nous porterons une attention tout à fait sérieuse à ce projet » a ajouté l'influent maire.
    Yuri Luzhkov, dont la femme possède une des plus grandes sociétés de construction de la Russie, est prête à estimer les dépenses. « Libérer cette colline et déménager les gens coûtera plus de 100 millions de $ et chaque bâtiment selon la taille coûtera de 40 millions de $ à 60 millions de $ » a-t-il dit. « Je pense qu'au moins 50 telles structures doivent être construites en ce lieu ».
    L'architecte en chef d'Erevan, Samvel Danielian, a fait une évaluation d'au moins 6 milliards de $. Le chiffre est équivalent à plus des deux-tiers du Produit intérieur brut de l'Arménie en 2009.
    « Nous projetons de construire ici le nouveau centre international d'Erevan » a dit Danielian aux journalistes. « Il y aura une section culturelle, une section des affaires. Les principales ambassades étrangères seront représentées ici avec leurs missions culturelles. Il y aura aussi de la construction résidentielle ».
    Danielian a ajouté que les autorités municipales font déjà des projets pour le transfert d'environ 1500 familles vivant actuellement dans Noragyugh. Tous devraient déménager dans de nouveaux blocs d'appartement ailleurs à Erevan, a-t-il dit.
    « Nous ferons tout pour nous assurer que les résidants soit transféré dans la joie » a dit Beglarian. « Rappelez-vous cela ».
    La capitale arménienne et particulièrement son centre a déjà subi de considérables reconstructions la décennie passée. Le processus a été gâté par des expulsions de force de centaines de familles malheureuses avec de maigres compensations du gouvernement pour leurs propriétés.
    Le boom de la construction a fait monter en flèche les prix de l'immobilier ces dernières années. Le secteur de la construction a été frappé en plein fouet par la récession. De nombreux appartements de luxe construits ces récentes années doivent encore trouver des acheteurs.



    www.investir.fr

    TOTAL: Novatek, Total pourraient bientôt créer JV en Russie

    Le producteur russe de gaz naturel Novatek (NVTK.RS) pourrait annoncer dans les tous prochains jours la création avec Total SA d'une entreprise commune visant au développement du champ gazier de Termokarstovoye, rapporte l'agence de presse Prime-Tass en citant Pierre Nerguararian, responsable des activités russes de Total.
    En juin 2009, Total avait signé un accord pour l'acquisition de 49% de Terneftegaz, filiale à 100% de Novatek, qui détient une licence pour le champ de Termokarstovoye.
    La production de gaz sur ce champ, dont les réserves de gaz naturel sont estimées à 47,3 milliards de mètres cubes, devrait commencer en 2015.



    CRI Online

    La Russie sera ravie si l'Iran accepte l'accord de l'AIEA (Lavrov)

    La Russie accueillera avec joie la décision iranienne d'accepter l'accord d'enrichissement d'uranium initié par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
    « Si l'Iran souhaite reprendre l'accord sur lequel nous nous étions mis d'accord plus tôt, nous ne pourrons que l'accueillir avec joie », a expliqué M. Lavrov.
    Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré mardi dans une interview télévisée que l'Iran n'avait « aucun problème » avec le projet onusien sur l'enrichissement de l'uranium iranien à l'étranger.
    « Nous signerons un contrat et nous vous donnerons de l'uranium de 3,5 % pour l'enrichir à 20 % en quatre ou cinq mois avant de nous le renvoyer », a déclaré le président cité par les agences de presse.
    M. Lavrov a expliqué que l'information devait encore être vérifiée.
    D'après le projet d'accord, la plupart de l'uranium faiblement enrichi iranien serait expédié vers la Russie et la France, où il sera transformé en combusticle. L'uranium plus fortement enrichi serait par la suite renvoyé en Iran.
    L'Iran n'a pour l'instant pas répondu officiellement à l'accord. Au lieu de cela, il a demandé un échange simultané entre l'uranium faiblement et plus fortement enrichi dans le pays.
    Les Etats-Unis et ses alliés occidentaux accusent l'Iran de développer secrètement des armes nucléaires sous couvert d'un programme civil. L'Iran nie cette accusation et a souligné que son programme nucléaire n'a que des fins pacifiques.




    Le Quotidien

    L'UE espère sans illusion un peu plus de stabilité en Ukraine

    L'Union européenne espère, sans illusion, que le prochain président ukrainien, quel qu'il soit, apportera plus de stabilité à ce pays qui aspire à rejoindre l'UE mais s'est montré incapable jusqu'à présent de mener les réformes nécessaires et de contrôler sa dette.
    Les deux candidats en lice dimanche pour succéder à Viktor Iouchtchenko, le Premier ministre Ioulia Timochenko et son rival pro-russe Viktor Ianoukovitch, ont tous les deux promis de rester sur la voie d'une adhésion à l'UE. "Je vais tout faire pour que l'Ukraine devienne membre de l'UE pendant ma présidence", n'a pas craint d'affirmer Mme Timochenko. Le mandat présidentiel étant de cinq ans il n'y a aucune chance que cette promesse soit honorée, tant les oppositions sont fortes au sein de l'UE. Tout en évoquant lui aussi l'objectif d'une adhésion, M. Ianoukovitch a également suggéré que l'Ukraine adhère à l'Union douanière qui réunit la Russie, le Belarus et le Kazakhstan. Cette promesse est incompatible avec l'accord de libre-échange approfondi, en cours de négociation entre Kiev et Bruxelles. Les candidats promettent tout et son contraire, déplore un expert européen. "Je suis vraiment désolée pour les Ukrainiens confrontés à ce choix nul", résume Amanda Paul, une spécialiste de l'Ukraine au European Policy Centre (EPC). "L'UE espère que l'élection présidentielle permettra à l'Ukraine de devenir un pays plus stable", ajoute-t-elle. Mais personne n'est prêt à parier là-dessus.
    Des élections locales sont prévues en 2010, voire des législatives anticipées si le président élu dimanche ne dispose pas d'une majorité parlementaire claire. "On risque d'avoir une autre année en campagne électorale où rien ne va bouger réellement", regrette Susanne Nies, responsable du bureau de l'Institut Français des Relations Internationales (Ifri) à Bruxelles. "Quel que soit le vainqueur de l'élection présidentielle, il est évident que les relations entre l'UE et l'Ukraine doivent être revues", souhaite Andrew Wilson, un expert du European Council on Foreign Relations (ECFR). Les Européens sont fatigués par l'instabilité politique chronique qui règne en Ukraine, les promesses de réformes qui s'enlisent et l'explosion de la dette. Ils plaident pour une meilleure gouvernance et la fin d'une "logique clanique" illustrée notamment par l'opacité qui entoure les comptes de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz. "On est arrivé à un stade de fatigue suprême" à l'égard de l'Ukraine, estime Mme Nies.
    Pourtant, les enjeux sont énormes. 80% du gaz russe acheté par les Européens, soit un quart du gaz consommé dans l'UE, transite par l'Ukraine. Que le robinet ferme et l'Europe grelotte. Si certains pays de l'Union, au premier rang desquels la Pologne et les pays baltes, soutiennent avec force l'adhésion de l'Ukraine à l'UE et, par la même occasion, à l'Otan, d'autres se montrent plus réservés. "Certains pays européens pensent qu'il serait plus naturel que l'Ukraine soit plus intégrée avec la Russie" qu'avec l'UE, souligne Mme Nies. La lutte d'influence entre Russie et UE pourrait au bout du compte profiter à la Chine. "Dans un proche futur, la véritable nouveauté pourrait provenir d'une arrivée en force de la Chine dans le jeu local", note Florent Parmentier, du Centre d'études européennes de Sciences Po à Paris. "Si l'UE offre peu d'argent frais moyennant un certain nombre de conditions, la Chine offre davantage et ne demande que la non-reconnaissance de Taïwan. Elle n'est regardante ni sur les droits de l'homme, ni sur les normes environnementales ou sociales, ni sur la bonne gouvernance", ajoute-t-il.


    Europe1

    Russie: Des experts suggèrent une modernisation

    Un centre d'analyse proche du Kremlin a publié mercredi un rapport appelant les autorités russes à engager une démocratisation de la Russie. Le rapport de l'Institut pour le développement contemporain (Insor), mis en place par le président Dmitri Medvedev après son accession au pouvoir en 2008, juge que "les dirigeants de la Russie doivent faire leur choix sur leur vision du pays (...) pour que nous ne rations pas une chance historique". Le document, intitulé "La Russie du 21e siècle : modèle pour un lendemain attrayant", juge nécessaire le passage à un réel multipartisme, et pose comme une option à étudier l'intégration du pays au sein de l'Otan et de l'Union européenne.




    Les Echos

    En Russie, le relais de l'anglais ne suffit pas

    Témoignage. Jean-Emmanuel Afota est directeur financier de Volvo Finances, à Moscou, depuis avril 2008.
    «Dans ma fonction de directeur financier, parler russe n'est pas indispensable. Les relations de travail se passent en anglais et, de fait, la plupart des directeurs financiers que je connais à Moscou parlent peu le russe. Mon entreprise finance cependant 200 heures de cours de russe les premières semaines pour en connaître les bases. Mais, pour bien parler cette langue, qui est particulièrement difficile, c'est loin d'être suffisant. »
    « Pour ma part, j'ai voulu aller plus loin. Car l'expatriation est bien plus riche si l'on intègre la culture du pays et si l'on peut se lier d'amitié avec des locaux. Au-delà des connaissances livresques, on comprend mieux les réactions des Russes, le sens de leurs traditions et leur manière de penser. Voilà pourquoi j'ai continué à prendre des cours de russe et à travailler chaque soir. »
    « Toutefois, intégrer une nouvelle culture n'est pas facile. Cela demande de remettre en perspective nos repères et de relativiser nos point de vue pour, en fin de compte, approfondir notre propre identité et sensibilité. Un de mes collègues russe, touché par ma démarche, m'a proposé de me donner des cours gratuitement et depuis, les relations dans l'équipe sont devenues plus chaleureuses et plus profondes. Elles vont au-delà du purement professionnel. »
    Aujourd'hui la moitié de mes amis sont russes. Je fais du sport et je pars en week-end avec eux. Je prends aussi des cours de chant en russe. Et je m'efforce de lire le journal ou de regarder des films en version originale. Car parler la langue locale, c'est accéder au potentiel culturel et humain qui m'environne et qui, particulièrement en Russie, est d'une richesse exceptionnelle».


    Le Monde

    "Guerre et Paix" pour lecteurs pressés

    Peut-on toucher au contenu d'une grande oeuvre littéraire ? Proposer par exemple une version raccourcie de Guerre et Paix, considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre majeurs de la littérature russe ? En cette année de célébration de la mort de Léon Tolstoï1828-1910), l'initiative peut paraître iconoclaste... sauf lorsqu'elle émane de l'écrivain russe en personne. Guerre et Paix, qui raconte l'affrontement entre la Russie et la France napoléonienne, a d'abord été publié, de 1865 à 1869, en quatre volumes.
    Mais devant une première salve de critiques de lecteurs trouvant que ce texte contenait trop de phrases en français (près d'un dixième du texte original) et surtout trop de considérations philosophiques et théoriques, Tolstoï prit lui-même l'initiative de le modifier et d'en rédiger une version abrégée, en 1873. Restait en mode majeur toute la trame romanesque, avec les amours du prince André, de la belle Natacha et du comte Pierre. Ont en revanche été sabrés des passages entiers sur le déroulement de la campagne de Russie, ainsi que des considérations historiques rejetées en annexe.
    C'est cette version que Vladimir Fédorovsky va exhumer le 1er avril aux Editions du Rocher, sous le titre Guerre et Paix le feuilleton. L'écrivain d'origine russe a eu connaissance de ce texte à la fin des années 1960, grâce à l'homme de lettres Valentin Kataïev (1897-1986), dont il fut l'élève, lui-même disciple d'Ivan Bounin (1870-1953), premier Prix Nobel russe, qui appréciait cette version.
    Passionné de Tolstoï, Fédorovski va aussi publier Le Roman de Tolstoï après avoir fait paraître, fin 2009, Le Roman de l'âme slave, dans la collection qu'il dirige au Rocher. Il y reliera chacun des grands titres de l'écrivain russe à une de ses histoires d'amour.
    Ce digest de Guerre et Paix n'est pas une découverte en soi, mais il est resté jusqu'à présent dans l'ombre de la version définitive de l'oeuvre, établie par Sophie Tolstoï, la femme de l'écrivain, en 1886. "En Russie, on ne peut toucher ni à la Bible ni à Guerre et Paix, ce sont deux textes sacrés", résume Vladimir Fédorovski. En France, cette variante n'a jamais été publiée. Elle l'a en revanche été aux Etats-Unis, sans grand succès, il y a quelques années. En Russie, elle était ignorée, mais sera reprise cette année dans le cadre de la publication des oeuvres complètes de Tolstoï en cent volumes.
    De son côté, Vladimir Fédorovski espère provoquer un débat. "Il y a une baisse d'intérêt pour les grands classiques russes en France, déplore-t-il, je veux créer un sursaut." D'après lui, cette version est plus courte d'un tiers, ce qui la rend beaucoup plus accessible pour le grand public. Pour cette édition écrite en feuilleton, Marc et Sabine Larivé, les nouveaux propriétaires du Rocher, réfléchissent au choix du bandeau, par exemple "Guerre et Paix pour lecteur pressé". Spécialiste de Tolstoï, Michel Aucouturier a publié la biographie de référence de l'écrivain en 1997 au Seuil et prépare la nouvelle édition de Guerre et Paix au Livre de poche. Pour lui, il n'y a dans cette révélation "rien de nouveau". Le débat semble bien parti.
    Alain Beuve-Méry

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