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    La Russie vue par la presse francophone le 2 avril

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    La Russie favorable à des sanctions ciblées et avisées contre l' Iran : ministère des AE/ FMI : la mission en Ukraine n'a pas réglé toutes les questions/ Russie : L'une des kamikazes du métro était une adolescente, bilan porté à 40 morts/ Selon le président Medvedev, l'enquête sur les attentats de Moscou avance "rapidement"

    Quotidien du peuple

    La Russie favorable à des sanctions ciblées et avisées contre l' Iran : ministère des AE

    La Russie privilégie toujours la manière diplomatique pour résoudre le problème du nucléaire iranien, et estime que des sanctions contre Téhéran, si elles sont adoptées, devraient être ciblées et avisées, a déclaré jeudi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    La position de la Russie sur ce sujet reste inchangée et Moscou privilégie toujours l'approche diplomatique, a déclaré Andreï Nesterenko lors d'un point presse.

    « Nous ne croyons pas à l'efficacité des sanctions pour parvenir à un règlement global de la situation, mais parfois il peut être nécessaire de recourir à cet outil pour encourager Téhéran à faire preuve d'une approche plus constructive dans les négociations », a déclaré M. Nesterenko.

    Si des sanctions sont adoptées, elles « doivent être ciblées et précises, et poursuivre l'objectif de renforcer le régime de non-prolifération nucléaire », a déclaré le porte-parole.

    L'approche adoptée dans l'utilisation des sanctions « ne doit pas fermer la porte à une poursuite du dialogue » et doit être « avisée » et « ne pas apparaître comme une punition globale pour tout le pays », a déclaré M. Nesterenko cité par l'agence de presse Interfax.

    Le département d'État américain a confirmé mercredi que les six puissances mondiales avaient discuté de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran au sujet de son programme nucléaire, mais qu' aucun consensus n'avait été réalisé.

    Cette annonce survient au lendemain des propos du président des États-Unis Barack Obama dans lesquels il exprimait son espoir que l'adoption de sanctions contre l'Iran serait une question de semaines et non de mois.

    Malgré l'absence de consensus entre les grandes puissances, M. Obama a déclaré mardi lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français Nicolas Sarkozy que Washington déployait de grands efforts pour mettre en application des sanctions.

    Concernant la décision des États-Unis, M. Nesterenko a déclaré que Moscou attendait l'issue de consultations ultérieures sur les nouvelles sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies à l'égard de l'Iran.

    « Nous attendons une certain activité au Conseil de sécurité des Nations unies. D'une manière générale, cet organe tient au préalable des consultations avec l'ensemble de ses membres permanents et non-permanents » a-t-il dit.

    « Attendons les éventuelles propositions de ceux qui sont favorables à cette idée et voyons ce qu'il en sortira », a-t-il dit.

    Les États-Unis et leurs alliés occidentaux accusent depuis longtemps l'Iran de développer en secret l'arme atomique sous le couvert de son programme nucléaire civil, et cherchent à obtenir une résolution de l'ONU pour imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran.

    L'Iran dément ces accusations et soutien que son programme nucléaire ne sert que des visées pacifiques.

    Les Echos

    FMI : la mission en Ukraine n'a pas réglé toutes les questions

    Le Fonds monétaire international a affirmé jeudi que l'envoi d'une mission à Kiev n'avait pas réglé toutes les questions en vue de reprendre le versement du prêt de l'institution à l'Ukraine, et que les négociations allaient se poursuivre.

    "Même si des progrès importants ont été faits dans beaucoup de domaines, certaines questions restent en suspens", a déclaré lors d'un point presse à Washington le directeur adjoint des relations extérieures du FMI, Gerry Rice.

    M. Rice a confirmé que les émissaires du Fonds, arrivés à Kiev le 24 mars, reviendraient à Washington comme prévu vendredi.

    "Nous allons continuer nos discussions avec les autorités ces prochaines semaines, y compris grâce à notre représentant permanent à Kiev", a-t-il ajouté.

    Le gouvernement ukrainien avait indiqué jeudi que les deux parties restaient en désaccord sur le budget 2010, Kiev proposant un déficit de 10% du produit intérieur brut, et le FMI souhaitant seulement 6%.

    M. Rice a indiqué que l'essentiel des négociations s'était concentré "sur les politiques pour 2010, dont le budget et les réformes du secteur financier".
    La mission a été l'occasion pour le FMI de reprendre contact avec le pays après l'élection en février du nouveau président Viktor Ianoukovitch, qui a fait de la relance de la coopération avec le FMI l'une de ses priorités.

    L'Ukraine traverse une crise économique très profonde, que cherchait à atténuer un prêt de 16,4 milliards de dollars accordé par l'institution financière en novembre 2008.

    Mais le dernier versement de ce prêt par le FMI remonte à juillet, faute d'accord sur les conditions du déboursement d'une nouvelle tranche.

    Le Parisien

    Russie : L'une des kamikazes du métro était une adolescente, bilan porté à 40 morts

    Une adolescente de 17 ans a été identifiée comme l'une des deux femmes kamikazes qui ont provoqué la mort de 40 personnes, selon un nouveau bilan, lundi dans le métro de Moscou, rapporte vendredi la presse russe, alors que le pays demeure sous tension après les attentats les plus meurtriers depuis des années.

    Un homme est décédé à l'hôpital après avoir été blessé dans l'un des deux attentats, faisant monter le bilan à 40 morts, a indiqué vendredi le ministère russe de la Santé.

    La jeune femme a été identifiée officiellement, indique le quotidien Kommersant, citant des enquêteurs du Daguestan, république instable du Caucase russe touchée elle aussi par un double attentat suicide mercredi, et d'où la femme était originaire.

    Agée seulement de 17 ans, Djennet Abdourakhmanova était la "veuve du combattant rebelle Oumalat Magomedov, abattu lors d'une opération spéciale le 31 décembre dernier", écrit le journal.

    Une photo du couple montre une jeune fille voilée et entièrement vêtue de noir, au visage encore poupon, enlacée par le jeune homme, chacun tenant un pistolet.

    Oumalat Magomedov, alias "Al-Bara" et considéré par les rebelles comme l'"Emir du Daguestan", a été abattu le 31 décembre 2009 à Khassaviourt, dans l'ouest du Daguestan, lors d'un échange de tirs avec la police, alors que celle-ci voulait contrôler la voiture dans laquelle il se trouvait.

    Il était proche du leader rebelle Dokou Oumarov, qui se fait, lui, appeler "Emir du Caucase" et a revendiqué les deux attentats de Moscou dans une vidéo publiée mercredi sur le site internet indépendantiste tchétchène Kavkazcenter.

    Apparaissant en treillis et longue barbe, Oumarov a expliqué qu'il s'agissait d'"un acte de vengeance" pour une opération spéciale menée par les forces de l'ordre russes le 11 février en Ingouchie, qu'il a qualifiée de "carnage". Il a aussi promis de nouveaux attentats.

    Influencée par cette rhétorique, Djennet aurait été convaincue par des "idéologues wahhabites" de "se sacrifier" pour venger son mari. Le wahhabisme est un courant de l'Islam caractérisé par son puritanisme, qui s'est imposé en Arabie Saoudite.

    L'identité de la deuxième kamikaze n'a pas encore été formellement établie, mais il pourrait s'agir d'une femme originaire de Tchétchénie, Markha Oustarkhanova.

    Selon le quotidien Troud, elle était âgée de 20 ans et était "la veuve du rebelle de Goudermès Saïd-Emin Khizriïev, tué en octobre 2009 alors qu'il préparait un attentat contre le président de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov".

    Portée disparue en Tchétchénie depuis l'été 2009, elle avait aussi rencontré son futur époux sur internet, une méthode vraisemblablement utilisée couramment par les rebelles islamistes pour recruter de futurs kamikazes.

    Toutefois, une source au sein des services de sécurité tchétchènes a indiqué jeudi à l'agence Ria Novosti que la photo de la jeune femme ne correspondait pas à celle des corps des auteurs des attentats de Moscou.

    Habitués ces dernières années à ce que la violence islamiste et séparatiste soit confinée pour l'essentiel au Caucase, les Russes ont été très choqués par les attaques de lundi.

    Une vive tension demeure palpable dans le pays, l'attentat de mercredi qui a fait dix morts (dont neuf policiers) à Kizliar, au Daguestan, ayant aussi frappé les esprits.

    Selon une source au sein des forces de sécurité du Daguestan, citée vendredi par les agences russes, la police avait désamorcé mercredi une autre bombe dans un cimetière de Kizliar.

    Jeudi, plusieurs milliers de personnes ont été évacuées à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) à la suite d'une série d'alertes à la bombe dans des gares, centres commerciaux et une cathédrale.

    Le Point

    Selon le président Medvedev, l'enquête sur les attentats de Moscou avance "rapidement"

    Le président russe, Dmitri Medvedev, a indiqué vendredi que l'enquête sur les attentats qui ont frappé cette semaine Moscou et le Daghestan (Caucase russe) avançait "rapidement". "Le directeur du FSB (services spéciaux russes) m'a informé hier que l'enquête avançait assez rapidement, nous verrons quels seront les résultats, mais je suis sûr que les services spéciaux et le comité d'enquête du Parquet font tout le nécessaire pour une enquête rapide et de qualité, et pour démasquer les coupables", a-t-il déclaré, cité par les agences russes.

    Le chef de l'État, qui s'est rendu jeudi au Daghestan pour une visite-surprise, a assuré que la situation y était "relativement stable et calme", lors d'une rencontre avec les chefs des partis politiques. "En ce qui concerne les nids de bandits, nos actions ne changeront pas, nous mènerons des opérations, les éliminerons là où ils seront, sans hésitation", a-t-il encore dit.

    La Russie a été frappée cette semaine par les attentats les plus meurtriers qu'elle ait connus depuis des années : 40 personnes sont mortes lundi dans deux explosions provoquées par des femmes kamikazes dans le métro de Moscou, tandis que dix personnes, parmi lesquelles neuf policiers, ont été tuées mercredi dans deux autres attentats suicide au Daguestan. Les attentats de Moscou ont été revendiqués mercredi par un chef de la guérilla tchétchène, Dokou Oumarov, qui se fait appeler "l'Émir du Caucase". Dans une vidéo, il a expliqué qu'il s'agissait d'"un acte de vengeance" pour une opération spéciale menée par les forces de l'ordre russes le 11 février en Ingouchie, qu'il a qualifiée de "carnage". Il a aussi promis de nouveaux attentats.

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