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    Les titres du 12 novembre 2010

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    Le sommet des grandes espérances//Le sommet du G20 : l’accès des pays aux ressources du FMI//Le pavillon du croiseur Variag retourne en Russie//L’ancien premier ministre israélien rejoindra sa famille

    Nezavissimaïa Gazeta

    Le sommet des grandes espérances

    Le 18 novembre, le troisième sommet des Etats riverains de la mer Caspienne se tiendra à Bakou, écrit vendredi 12 novembre le quotidien Nezavissimaïa Gazeta. Il est prévu que l’accord sur la coopération en matière de sécurité dans la région de la mer Caspienne sera l’un des principaux sujets de la réunion des présidents. C’est pourtant le statut juridique international de la mer Caspienne qui demeure un des problèmes majeurs de la région, car les pays riverains de la mer Caspienne cherchent en vain à le résoudre depuis près de deux décennies. Les difficultés ont apparu après l’effondrement de l’URSS lorsque le littoral de la mer Caspienne avait été partagé entre cinq Etats au lieu de deux, l’URSS et l’Iran, auparavant. N’étant pas signataires des anciens traités internationaux, les nouveaux Etats, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan, ont cru pouvoir partir de zéro dans leur politique caspienne. L’Iran, quant à lui, a toujours strictement insisté sur l’appartenance de 20% du plan d’eau de la mer Caspienne à chaque Etat, alors que la Russie évoquait le traité de 1921 signé entre la Russie et la Perse et celui de 1940 conclu entre l’URSS et l’Iran. Ces différends ont rendu les positions des pays riverains irréconciliables.

    Afin de sortir de l’impasse, la Russie a signé un accord avec le Kazakhstan portant sur la délimitation du fond de la partie nord de la mer Caspienne. Ensuite, en janvier 2001, un accord similaire a été signé entre la Russie et l’Azerbaïdjan, et en novembre 2001 le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan ont également délimité le fond de la mer. Enfin, en mai 2003, la Russie, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont déterminé le point de jonction de leurs zones contiguës du fond de la mer Caspienne.

    Il s’agissait dans ces traités de délimiter le fond marin à des fins d’exploitation des richesses minérales du sous-sol. La jouissance de l’eau dans son épaisseur, ainsi que de la surface de la mer Caspienne restait l’apanage commun de tous les Etats riverains.

    La Russie est intéressée par la définition du statut juridique international de la mer Caspienne avec la participation de tous les Etats de la région pour des raisons de sécurité énergétique, surtout dans le contexte des projets de pipelines transcaspiens discutés par le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan.

    La position de l’Iran relative au partage paritaire de la mer Caspienne est déterminée par des facteurs géopolitiques plutôt qu’économiques. Téhéran souligne les problèmes écologiques en faisant remarquer que ces derniers deviennent prioritaires dans la région de la mer Caspienne.

    Le sommet des pays riverains de la mer Caspienne pourrait donner un nouveau coup de pouce aux pourparlers en rapprochant les positions des pays et en créant, à terme, les conditions nécessaires à la signature d’une convention sur le statut juridique de la mer Caspienne.

     
    Vedomosti

    Le sommet du G20 : l’accès des pays aux ressources du FMI

    Aujourd’hui, le sommet du G20 s’achève à Seoul, écrit vendredi 12 novembre le quotidien Vedomosti. Les résultats préalables de la réunion ont été annoncés aux journalistes par Arkadi Dvorkovitch, assistant du président russe, dans le cadre des accords convenus il y a quelques semaines par les ministres des Finances des pays membres du G20 et portant sur la mise en place d’un jeu d’indices servant à évaluer les actions des pays cherchant à éliminer les déséquilibres de leurs économies.

    Les chefs d’Etat du G20 ont décidé de confier l’étude de ce problème à un groupe de travail ad hoc. Les ministres des Finances sont chargés d’examiner les résultats du travail de ce groupe lors du premier semestre 2011, au plus tard.

    Les chefs d’Etat ont approuvé à l’unanimité la première étape de passage à la nouvelle répartition des quotas au sein du FMI (Fonds monétaire international). Les participants au sommet ont convenu de réviser la formule existante d’ici 2013 et de procéder au premier tour de la répartition des quotas conformément au nouveau règlement en 2014.

    Le bilan du sommet fait également mention des problèmes du développement poste-crise, tels que les ‘’ guerres monétaires ‘’ et les injections incontrôlées de liquidités dans les économies nationales auxquelles certains pays ont recours. La Russie a été soutenue dans son affirmation que de telles démarches devraient être concertées. Selon le sherpa russe Arkadi Dvorkovitch, cette position a été inscrite à plusieurs reprises dans le résumé de la réunion. Le sommet de Seoul s’est également prononcé en faveur de l’initiative coréenne de créer un Réseau mondial de sécurité financière sous-entendant la mise en place de mécanismes d’accès rapide aux ressources financières en cas de crise ou de prémisses de crise. Le FMI se verra doté de deux nouveaux outils et les pays éprouvant des difficultés financières ne devront plus craindre que le fait de solliciter l’aide du FMI ne se traduise pour eux que par des risques supplémentaires. Arkadi Dvorkovitch se félicite de cette décision alors que les adversaires de cette idée prétendent que le nouveau format transformera le FMI en une agence de notation attribuant des catégories aux emprunteurs et déterminant les modalités d’octroi des crédits.

     
    Novye Izvestia

    Le pavillon du croiseur Variag retourne en Russie

    Hier, en Corée du Sud s’est ouvert le sommet du G-20, écrit vendredi 12 novembre le quotidien Novye Izvestia. Le retour en Russie du pavillon du célèbre croiseur Variag a marqué le point culminant de la visite du président Dmitri Medvedev. Toutefois, la relique n’est que ‘’ cédée ‘’ à la Russie, mais les autorités russes affirment que ce n’est qu’une formalité. Cela n’est dû qu’à la législation sud-coréenne stipulant qu’un objet du patrimoine historique ne peut être transmis.

    Dmitri Medvedev, en clôturant sa visite en Corée du Sud, a participé à la cérémonie solennelle à l’ambassade de Russie, où Séoul a remis à notre pays le pavillon du célèbre croiseur Variag. Etant donné que conformément à la législation coréenne les objets du patrimoine culturel ne peuvent être transmis aux autres pays, le pavillon sera envoyé dans notre pays temporairement, pour une durée de cinq ans. Toutefois, la Russie affirme que ce n’est qu’une formalité et que le droit de détention sera automatiquement prolongé dans cinq ans. Le maire d’Incheon a remis le pavillon au commandant de la Marine russe Vladimir Vysotsky sous réserve que la relique soit périodiquement exposée en Corée.

    ‘’ La remise du pavillon a une signification symbolique à nos yeux, a déclaré Dmitri Medvedev. C’est la mémoire de l’acte héroïque de nos marins du Variag et également le symbole des nouvelles relations cordiales entre la Russie et la Corée. ‘’ Selon le capitaine de vaisseau Vladimir Piskaïkine, adjoint du commandant de l’unité des bâtiments lanceurs de missiles, le fameux pavillon sera escorté par la garde d’honneur sur le croiseur contemporain Variag, qui mouille actuellement dans ce port de Corée du Sud, puis sera transporté dans le port de Fokino, qui se trouve à 130 kilomètres de Vladivostok. La relique s'y trouvera jusqu’à nouvelle ordre. ‘’ Il serait approprié d'exposer le pavillon au Musée naval central de Saint-Pétersbourg ‘’, a déclaré M. Piskaïkine.

     
    Kommersant

    L’ancien premier ministre israélien rejoindra sa famille

    L’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon, qui est dans le coma depuis près de cinq ans, sera transporté, à la demande de ses proches, de la clinique Sheba près de Tel Aviv au ranch familial dans le désert du Néguev, écrit vendredi 12 novembre le quotidien Kommersant.

    Ariel Sharon a été hospitalisé le 4 janvier 2006 avec le diagnostique : AVC hémorragique grave. Les neurochirurgiens ont lutté pendant plusieurs heures pour sauver le légendaire premier ministre d’Israël et ont réussi à stopper l’importante hémorragie, qui s’était déclarée chez l'homme politique à l’âge de 77 ans. En fin de compte il a survécu mais a sombré dans le coma, dans lequel il se trouve toujours.

    Actuellement, Ariel Sharon, âgé de 82 ans, est branché sur un appareil de respiration artificielle. Un groupe de spécialiste surveille en permanence son état de santé. Les soins qui lui sont prodigués reviennent à environ 1,6 millions de shekels (environ 330.000 euros) par an au budget israélien. Cependant, les médecins reconnaissent qu’il est certainement impossible de faire sortir l’ancien premier ministre du coma.

    Quelque temps auparavant, les proches d’Ariel Sharon avaient demandé de le transférer de la clinique au ranch familial Shekmim dans le désert du Néguev. Selon le journal israélien Yediot Aharonot, les équipements nécessaires pour le maintenir en vie et même un ascenseur y ont été installés. Pour commencer, l’ancien premier ministre restera à la maison quelques jours. Pendant ce temps les médecins devront s’assurer que les soins médicaux peuvent être dispensés au patient à domicile.

    Ariel Sharon a participé à pratiquement toutes les guerres engagées par Israël. En 2005, il a insisté sur le retrait des troupes israéliennes de la Bande de Gaza. Toutefois, dans le monde arabe il est toujours considéré comme l’un des principaux ennemis. On le juge responsable des massacres des réfugiés palestiniens dans les camps Sabra et Chatila en 1982 au Liban.

    Ces textes tirés de la presse russe n’engagent pas la responsabilité de RIA Novosti

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