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    Les titres du 23 mars 2011

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    La Russie renforce son rôle de médiateur au PO/Libye: Moscou attaché au règlement pacifique du conflit/Un poste de défenseur des droits des investisseurs en Russie?

    Kommersant

    La Russie renforce son rôle de médiateur au PO

    Cette semaine la Russie s’est concentrée sur les problèmes du Proche-Orient, écrit mercredi 23 mars le quotidien Kommersant. Hier, le dirigeant palestinien Mahmud Abbas, qui s’est rendu en visite à Moscou, a été accueilli par le président russe Dmitri Medvedev. Et dès demain, c’est le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui est attendu au Kremlin.

    "Malheureusement, la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord est devenue bien plus complexe, a déclaré hier le président russe en s’adressant à Mahmud Abbas en inaugurant la rencontre. Je voudrais que vous sachiez que la Russie souhaite toujours le règlement du problème palestinien." A son tour, M. Abbas a assuré que "bien que les événements [en Afrique du Nord] nous influencent directement, nous continuerons à rechercher la paix entre les Palestiniens et Israël."

    Selon les experts, les événements actuels en Afrique du Nord fournissent à la Russie la possibilité de s’imposer une nouvelle fois en tant que médiateur actif dans le dialogue palestino-israélien. Comme le constatent les spécialistes, au cours des derniers mois, pour les Etats-Unis qui jouent le rôle d’acteur clé dans le processus de paix dans la région, ce problème est temporairement passé au second plan. Ils ont été contraints de réagir opérationnellement aux événements tumultueux qui bouleversent le monde arabe. Cela permet à Moscou de renforcer considérablement son rôle de médiateur et de tenter de faire démarrer le dialogue palestino-israélien du point mort.

    Le Congrès juif russe (CJR) a très bien su capter les ondes émanant du gouvernement russe. Aussi a-t-il avancé une initiative sans précédent: le CJR a directement proposé à Mahmud Abbas de visiter pendant son séjour à Moscou la synagogue mémoriale, ainsi que la mosquée et le Musée de la victoire sur le fascisme sur le mont Poklonnaïa. Selon les auteurs de l’idée, cela devrait "contribuer à la compréhension mutuelle et à la coopération pacifique entre les peuples arabe et juif." Toutefois, les Juifs russes n’ont toujours pas reçu de réponse à leur invitation.

    Quoi qu’il en soit, le gouvernement palestinien est conscient que le refus catégorique de dialoguer avant la cessation de l’activité de colonisation par Israël des territoires palestiniens joue contre la Palestine. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devrait défendre cette thèse auprès de Mahmud Abbas lors de l’entretien d’aujourd’hui. Moscou ne soutient pas l’intention de la Palestine de proclamer son indépendance de manière unilatérale avant la fin des négociations avec Israël, et de soumettre la question de sa reconnaissance à l’Assemblée générale des Nations Unies. La Russie considère cette mesure comme contre-productive.

    Etant donné que Washington partage cet avis, Mahmud Abbas sera probablement contraint d’écouter les conseils de Moscou. A titre de consolation, le soutien du règlement interpalestinien sera promis au dirigeant palestinien. En espérant bénéficier d’un tel soutien de la part de la Russie, hier M. Abbas a fait allusion aux relations particulières de Moscou avec ses opposants du mouvement radical Hamas.

    Les accords conclus lors de l’entretien avec le dirigeant palestinien et ses griefs contre Israël seront discutés demain lors de la visite à Moscou du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il ne restera qu’une seule journée à Moscou, mais il rencontrera le président russe Dmitri Medvedev, le premier ministre russe Vladimir Poutine et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

    Rossiïskaïa gazeta

    Libye: Moscou attaché au règlement pacifique du conflit

    Le président russe Dmitri Medvedev a organisé une réunion où a été discutée la création d’un fonds spécial d'attrait des investissements étrangers, écrit mercredi 23 mars le quotidien Rossiïskaïa gazeta. Cependant, avant cela, lors d’une discussion avec les journalistes, Dmitri Medvedev a condamné les déclarations de certaines personnalités publiques critiquant la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

    Selon le chef de l’Etat, la Russie est prête à devenir médiateur dans le règlement du conflit en Libye. Cependant, la Russie n’enverra pas de contingent militaire. La seule façon de surmonter la crise actuelle en Libye est de trouver un règlement pacifique du problème, estime Dmitri Medvedev.

    "L’utilisation de la force doit être proportionnelle aux événements. Or ce n’est pas le cas", a fait remarquer le président russe. En soutenant la première résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies et en s’abstenant lors du vote de la seconde, la Russie espérait mettre fin à la guerre et aux victimes civiles. "J’espère que suite aux actions concertées avec la communauté internationale la paix sera établie en Libye et que des mesures seront prises pour empêcher l’expansion du conflit vers l’Afrique et d’autres Etats, a déclaré Dmitri Medvedev. Je suis convaincu que tous les Etats qui participent à l’opération partent du principe que tout cela est fait pour le bien du peuple libyen." Toutefois, le président russe a fait remarquer que le gouvernement libyen était lui-même responsable des événements actuels. Le chef de l’Etat n’a pas seulement critiqué les actions des dirigeants libyens, mais également certaines déclarations concernant l’ingérence des pays occidentaux dans les affaires de ce pays d’Afrique du Nord.

    Puis Dmitri Medvedev a abordé le thème de l’image de la Russie en tant que puissance d’innovation. Selon lui, il est urgent d’améliorer le climat d’investissement pour attirer les investissements étrangers. Le fait est que le taux des investissements étrangers directs "demeure trop bas."

    De toute évidence, le fonds spécial d'attrait des investissements étrangers devrait changer la situation. Il sera présenté cette année au forum économique de Saint-Pétersbourg.

    Il est à noter que ce fonds d’investissement sera créé sur une base publique et privée. Le fonds aura la possibilité d’investir dans les secteurs prioritaires de l’économie, à l’exception de l’exploitation minière.

    RBC Daily

    Un poste de défenseur des droits des investisseurs en Russie?

    Les adeptes de la réanimation de la Stratégie-2020 (programme de développement social et économique de la Russie) parlent sérieusement de la création en Russie d’un poste de défenseur des droits des investisseurs, ainsi que d’un Conseil pour la protection des droits des investisseurs, des institutions du marché et de la liberté économique, écrit mercredi 23 mars le quotidien RBC Daily.

    Selon l’idée des experts du groupe chargé du renforcement des institutions du marché, "le défenseur des droits des investisseurs" devrait se concentrer sur les problèmes clés des milieux d'affaires et assurer la liaison entre les entrepreneurs et le gouvernement du pays. "Le défenseur des droits des investisseurs sera nommé par le président pour une durée de cinq ans minimum, ce qui lui conférera un statut élevé", estiment les adeptes de la réanimation de la Stratégie-2020. L’une des tâches du défenseur des droits des investisseurs devrait être l’organisation de l’expertise de toutes les nouvelles règlementations du point de vue de leur impact sur l’activité des investisseurs, des institutions du marché et de la liberté économique.

    Le président de l’ONG Delovaïa Rossia (Russie des affaires), Alexandre Galouchka, estime que c’est un pas dans la bonne direction. Cependant, la discussion au sujet du statut et du pouvoir réel du responsable est nécessaire pour le bon fonctionnement de ce mécanisme. "L’expérience internationale montre que cette institution n’est efficace que lorsque "l’ombudsman des entrepreneurs" bénéficie d’un statut spécial, et n’est pas un simple fonctionnaire", explique-t-il. Autrement dit, il doit avoir le pouvoir de suspendre les actions des organismes de contrôle et de surveillance et de les qualifier comme illégales. En fait, il aura le droit d’opposer son veto aux projets d’actes normatifs contraires aux intérêts des investisseurs.

    Il est prévu d’évaluer les documents en s’appuyant sur le Conseil de protection des droits des investisseurs, des institutions du marché et de la liberté économique, qui sera composé d’experts, de représentants des milieux d'affaires et de fonctionnaires. A l’heure actuelle, le département d’analyse de l’impact de la règlementation (AIR) du ministère du Développement économique joue un rôle similaire. Cependant, actuellement les fonctions "protectrices" du département revêtent un caractère plutôt informationnel, explique Daniil Tsygankov, directeur du Centre d’AIR du Haut collège d’économie. Selon lui, le conseil auprès du gouvernement aura un poids administratif supérieur par rapport au département de l’AIR. Le ministère russe du Développement économique s’est refusé à tout commentaire au sujet des propositions des experts, arguant que leur discussion était prématurée.

    Ces textes tirés de la presse russe n’engagent pas la responsabilité de RIA Novosti

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