Ecoutez Radio Sputnik
    Opinion

    Les titres du 24 octobre 2011

    Opinion
    URL courte
    0 0 0

    L’enterrement du régime libyen// Tony Blair devient conseiller économique du président du Kazakhstan// OMC: Moscou se passera de l'aval de Tbilissi

    Moskovskie Novosti
    L’enterrement du régime libyen

    Dimanche, les Libyens ont célébré une nouvelle nationale : la Journée de la liberté et de la libération. Très prochainement les autorités libyennes décideront du sort de l’ex-dictateur, et les premières élections se tiendront dans huit mois au plus tard, écrit lundi le quotidien Moskovskie Novosti.

    La mort de Mouammar Kadhafi a mis fin à une guerre civile qui a duré huit mois, et elle signifie pour le monde entier la victoire définitive de la révolution libyenne. Le 23 octobre, le Conseil national de transition (CNT) a officiellement proclamé le pays affranchi de la dictature de Kadhafi. Cette journée a été décrétée jour férié officiel.

    Selon la version officielle annoncée par le CNT, Kadhafi est mort pendant une fusillade pendant qu’il était transporté à l’hôpital. Les rebelles ne voulaient pas la mort de Kadhafi, et ils auraient préféré qu’il soit traduit en justice pour ses crimes par la Cour pénale internationale, a déclaré le chef exécutif du CNT Mahmoud Jibril samedi pendant un forum économique international en Jordanie. Mais cela s’est produit, a poursuivi Jibril, et il faut oublier au plus vite Kadhafi et commencer à construire un Etat nouveau.

    Dans la même journée, Mahmoud Jibril a promis de démissionner pour transmettre le pouvoir au gouvernement de transition, qui préparera les élections sous la direction de Moustapha Abdeljalil. Les premières élections, selon lui, se tiendront dans les huit prochains mois.
    Pendant les premières élections, les Libyens voteront pour élire une sorte de parlement – un congrès national, qui sera chargé d'élaborer la nouvelle constitution et de former un gouvernement provisoire, qui travaillera jusqu’à l’élection présidentielle. Toutefois, comme l’ont fait remarquer à plusieurs reprises de nombreux observateurs, ce ne sont pas les nouvelles autorités du pays, mais les Etats qui ont joué un rôle crucial dans le renversement du régime de Kadhafi qui décideront du sort de la Libye après la mort du colonel.

    Dans les jours à venir on saura où et quand sera enterré l’ex-dirigeant libyen, a déclaré dimanche Ahmed Jibril, porte-parole du CNT. Le Conseil nationale de transition est actuellement en négociations avec ses proches à Syrte pour déterminer à qui le corps doit être remis. Les nouvelles autorités craignent que la tombe de Kadhafi devienne un lieu de pèlerinage, et pour cette raison, "dans l’intérêt du pays ", elles proposent soit de ne pas dévoiler le lieu de son inhumation, soit de le confier à la mer, comme Ben Laden.

    Le weekend dernier, la commission des droits de l’homme des Nations Unies, les Etats-Unis, l’organisation des droits de l’home Amnesty International, le ministère russe des Affaires étrangères et les proches de Kadhafi ont exigé une enquête sur sa mort.

    Par ailleurs, l’OTAN a annoncé la fin de l’opération en Libye. Le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen a déclaré qu’à l’issue d’une réunion avec les nouvelles autorités libyennes il avait été décidé que l’opération Unified Protector (Protecteur unifié) s’achèverait le 31 octobre et qu’il était déjà possible de constater son " succès décisif". L’OTAN affirme qu’elle n’associe pas la fin de l’opération à la mort de Kadhafi.


    Kommersant
    Tony Blair devient conseiller économique du président du Kazakhstan

    L’ex-premier ministre britannique Tony Blair dirigera un groupe de conseillers chargé d’élaborer un programme de réformes économiques pour Noursoultan Nazarbaev, président du Kazakhstan, écrit lundi le quotidien Kommersant.

    Le nouvel "emploi" de Tony Blair a été annoncé par son porte-parole Matthew Doyle.
    "Blair a aidé à rassembler une équipe de conseillers et de consultants internationaux pour le Kazakhstan. Ils accomplissent un travail important destiné à soutenir les réformes", a-t-il déclaré. Selon le quotidien britannique The Telegraph, le Kazakhstan est très content de Tony Blair.
    "Ses conseils dans le domaine économique et politique sont inestimables", a déclaré une source locale. Les prix des "conseils inestimables" , est également plus ou moins connu. Selon certaines fuites d’information, pour ses services de consultant Tony Blair recevra 8 millions de livres par an. Toutefois, l’entourage de l’ex-premier ministre ne le confirme pas.

    The Telegraph rappelle une histoire touchante, lorsqu’en 2000, pendant la visite de Noursoultan Nazarbaev en Grande-Bretagne, "le premier ministre lui a permis de bercer dans ses bras son fils Leo âgé de 6 mois". Depuis, les deux hommes politiques ont établi un "bon contact". Après sa démission en 2007, Tony Blair s’est rendu au Kazakhstan à plusieurs reprises.

    L’activité tumultueuse de Tony Blair en tant que consultant économique et financier après son départ de Downing Street est devenue une fable du quartier. Il a réussi à faire fortune grâce à cela, qui est estimée à 20-50 millions de livres. La banque d’investissement américaine JP Morgan et le groupe d’assurance suisse Zurich Financial Services font partie des clients de
    l’ex-premier ministre. De plus, Tony Blair est à la tête de la société Tony Blair Associates, qui consulte, en particulier, le gouvernement du Koweït et le fonds d’investissement d’Abu Dhabi Mubadala.

    L’homme politique entreprenant n’est pas très pointilleux dans le choix de ses clients.
    Selon la presse britannique, en se tournant vers Nazarbaev, Blair a trouvé un remplaçant pour le colonel Kadhafi. Les communiqués au sujet de ses relations étroites avec l’ancien régime de Tripoli ont déjà provoqué des grands scandales. Ainsi, en 2010, le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, actuellement recherché par les nouvelles autorités, a déclaré que Tony Blair était un conseiller financer de son père. A l’époque, le porte-parole de Blair a réfuté ses informations. Mais en Grande-Bretagne on soupçonne réellement que l’ex-premier ministre a contribué à la libération de l’organisateur de l’attentat à Lockerbie, Abdel Basset Ali al-Megrahi.

    Ces hypothèses ont été alimentées par informations disant que Blair se serait rendu en Libye à 5 reprises en 14 mois, qui précédaient la libération du terroriste. Les Britanniques ont également rapporté qu’en 2009 Blair avait tenté de jouer le rôle d’intermédiaire dans une transaction de plusieurs milliards entre Libyan Investment Authority et le russe RusAl (le géant russe de l’aluminium), qui a d’ailleurs échoué.


    Nezavissimaïa gazeta
    OMC: Moscou se passera de l'aval de Tbilissi

    La longue épopée de l’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pourrait se terminer en dépit des protestations de la Géorgie. Du moins, tel est l’avis de Moscou, écrit lundi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. L’Union européenne a déclaré publiquement qu’elle avait levé ses dernières exigences envers la Russie. Et selon Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, les pays membres de l’OMC peuvent se passer du consentement de la Géorgie. Moscou est convaincu que les griefs de Tbilissi sont politiques, et non commerciaux, et donc ne concernent pas l’OMC.

    La Russie et l’UE ont levé les derniers différends bilatéraux dans le processus de l’adhésion de la Russie à l’OMC, liés à l’assemblage industriel des voitures en Russie. Comme l’a déclaré jeudi dernier le Commissaire européen au commerce Karel De Gucht, "les deux parties sont parvenues à un accord au sujet des dernières questions bilatérales en ouvrant la voie à l’adhésion de la Russie à l’OMC avant la fin de l’année. Cette compréhension mutuelle permettra de protéger les emplois européens dans le secteur de la construction automobile et de la production de pièces de rechange contre la délocalisation en Russie". Il a également souligné que désormais "il restait très peu de temps pour trouver un terrain d’entente entre la Russie et la Géorgie" .

    Il est à noter que le dernier cycle des négociations russo-géorgiennes sur l’adhésion de la Russie à l’OMC s’est achevé sans résultat. La prochaine rencontre de la délégation se tiendra dans quelques jours. La principale exigence de la Géorgie, est la mise en place d’observateurs internationaux en tant que douaniers aux frontières de la Russie avec l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, actuellement protégées par les gardes-frontières russes.

    Par ailleurs, comme l’a fait remarquer vendredi le ministre russe des Affaires étrangères
    Sergueï Lavrov à la radio, toutes les questions concernant l’adhésion de la Russie à l’OMC liées aux normes et aux règles de l’organisation ont été réglées. Le ministre a également souligné que la position de la Géorgie n’était pas un obstacle à l’adhésion de la Russie à l’OMC.
    "Il existe des moyens prévus par les documents statutaires de l’OMC destinés à faire en sorte que nos obligations envers tous les membres de l’OMC ne s’appliquent pas à la Géorgie", a-t-il déclaré.

    Les experts interrogés ne s’empressent pas de formuler leurs pronostics et sont très prudents dans leurs commentaires.


    Ces textes tirés de la presse russe n’engagent pas la responsabilité de RIA Novosti

    Lire aussi:

    Les juges britanniques ont bloqué les poursuites contre Tony Blair pour la guerre en Irak
    Tony Blair en croisade contre le Brexit, jugé néfaste pour l’économie du pays
    Tony Blair dit compatir avec Theresa May
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik