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    Les titres du 9 janvier 2013

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    Le biocarburant n'est pas propre// Le futur chef du Pentagone pour un dialogue avec Téhéran et le Hamas// Depardieu, ministre de la Culture en Mordovie ?

    RBC Daily
    Le biocarburant n'est pas propre

    Le carburant d’origine végétale ne peut pas être considéré comme écologiquement propre en raison de son processus de fabrication, affirment les experts de l'université de Lancaster au Royaume-Uni, écrit mercredi le quotidien RBC Daily.

    D'après l'Agence européenne pour l'environnement, la pollution est responsable d'environ 500 000 décès prématurés chaque année en Europe - et sa principale cause est le combustible fossile. Bien que l'éthanol soit considéré comme une alternative plus propre, on n'avait jusqu'à présent pas évalué l'impact de la culture des matières premières bio sur l'environnement.

    Les auteurs de cette nouvelle étude ont voulu combler ce vide.

    D'après leurs conclusions, les plantations de saules, de peupliers et d'eucalyptus - qui sont une éventuelle matière première pour le biocarburant - pourraient avoir un effet néfaste sur la qualité de l'air.

    Pourquoi ? Car ces arbres à forte croissance émettent des niveaux élevés d'isoprène.

    En interagissant avec d'autres polluants à la lumière du soleil, cette combinaison chimique forme de l'ozone toxique. Son augmentation dans l'atmosphère, selon les estimations des experts, "tuera" d'ici 2020 1 400 Européens chaque année et aura un impact négatif sur les récoltes, notamment de blé et de maïs. Selon ces pronostics, on observera le même phénomène dans les pays où le biocarburant est fabriqué en grande quantité et qui souffrent également de la pollution, comme les Etats-Unis et la Chine.

    Malgré tout, les experts estiment qu’il ne faut pas ignorer les avantages du biocarburant mais qu’il faut également tenir compte de l'impact négatif des cultures servant à le fabriquer.

    Kommersant
    Le futur chef du Pentagone pour un dialogue avec Téhéran et le Hamas

    Le président américain Barack Obama a nommé les futurs chefs du Pentagone et de la CIA, écrit mercredi le quotidien Kommersant. Le poste de secrétaire à la Défense a été proposé à l'ex-sénateur Chuck Hagel et c'est le conseiller du président dans la lutte contre le terrorisme, John Brennan, qui devrait être nommé à la tête de la CIA. L'approbation des deux candidatures par le Sénat devrait être le premier scandale de l'année. John Brennan devra s'expliquer sur son implication dans les tortures au sein des prisons de la CIA et Chuck Hagel est accusé d'être trop souple envers l'Iran et d'avoir des opinions anti-israéliennes. La déclaration inattendue de Téhéran, approuvant le choix de Barack Obama, a jeté de l'huile sur le feu.

    Le président américain a appelé le Sénat à approuver au plus vite ces deux candidatures.

    D'après le règlement en vigueur, près de 1 200 des 8 000 membres de l'administration présidentielle et des fonctionnaires doivent recevoir l’approbation de la chambre haute du congrès américain. Par ailleurs, le choix de la Maison blanche ne garantit pas au candidat sa nomination au poste proposé. La première réaction après qu’Obama a présenté ses candidats montre que la visite au Capitole ne sera pas un entretien formel ni pour Brennan ni pour Hagel.

    Pendant une discussion avec les membres du comité du Sénat pour le renseignement, le conseiller d'Obama dans la lutte contre le terrorisme devra répondre à des questions épineuses sur les fuites d'informations confidentielles de l'administration actuelle ainsi que sur le recours à la torture et aux méthodes d'interrogatoire cruelles à l'époque de George W. Bush - après avoir travaillé pendant plus de 25 ans à la CIA, Brennan a été nommé à la tête du Centre national pour la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.

    Quant au vétéran du Vietnam et ex-sénateur républicain du Nebraska Chuck Hagel, il pourrait se retrouver au centre d'un important scandale politique au début de l'année. Après son départ du sénat en 2008, il est en effet devenu directeur du centre de recherche Atlantic Council et co-président du conseil présidentiel pour le renseignement. En dépit des affirmations d'Obama disant que "Chuck Hagel est un leader digne des troupes américaines", des opposants influents sont déterminés à empêcher son arrivée au Pentagone.

    "Au vu des déclarations et des actions de Chuck Hagel au sujet de l'Iran nucléaire, du Hamas et du Hezbollah, sa nomination enverrait un mauvais signal à nos alliés comme à nos ennemis.

    A l'heure actuelle, notre principal allié dans la région, Israël, est confronté à de nombreuses menaces et incertitudes : la nomination de Hagel aggraverait la situation", a averti David Vitter, sénateur républicain de Louisiane. Dans le camp républicain le sénateur John Cornyn, du Texas, a également annoncé qu’il voterait contre. Rappelons que les démocrates disposent d'un léger avantage au Congrès – 55 voix contre 45.

    Vedomosti
    Depardieu, ministre de la Culture en Mordovie ?

    L'acteur français Gérard Depardieu, qui a reçu samedi dernier son passeport russe, pourrait se voir proposer le poste de ministre de la Culture en Mordovie, écrit mercredi le quotidien Vedomosti.

    "Si monsieur Depardieu le voulait, ce poste pourrait lui être proposé", a déclaré le porte-parole du gouvernement de la Mordovie.

    Il a expliqué que Vladimir Volkov, le dirigeant de Mordovie, avait suggéré cette idée pendant la visite de Depardieu à Saransk dimanche dernier. Le comédien a remercié Volkov pour cette proposition et a déclaré qu'il ne pourrait prendre une décision qu’après s'être familiarisé avec le quotidien et la culture de Mordovie lors de ses prochaines visites.

    Depardieu s'est rendu dans la capitale de Mordovie depuis Sotchi, où il a rencontré samedi dernier Vladimir Poutine et a reçu son passeport russe. Pendant le déjeuner, ils ont abordé la sortie du film sur Raspoutine en Russie, dans lequel l’acteur tient le rôle principal.

    "Il a également parlé de ses projets", a ajouté le porte-parole du président russe Dmitri Peskov.

    Gérard Depardieu a annoncé qu'il renonçait à la citoyenneté française après la réforme du nouveau président François Hollande, qui avait l'intention d'instaurer une taxe de 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d'euros par an. Le 29 décembre, le Conseil constitutionnel a estimé que la nouvelle règle fiscale allait à l'encontre de la constitution mais cette initiative a tout de même provoqué l'exode de certains Français fortunés aux Etats-Unis, en Belgique, en Suisse et au Royaume-Uni. C’est le cas de Depardieu, qui a déménagé en Belgique.

    La presse avait d'abord annoncé que le comédien demanderait la citoyenneté belge mais plus tard, Le Monde a déclaré que Depardieu songeait à demander un passeport russe, sachant que l'impôt sur le revenu en Russie s'élève à 13% et fait partie des plus bas dans le monde.

    Le quotidien écrivait également que Depardieu avait déclaré qu’il possédait déjà son passeport russe, qui lui a été "envoyé par Vladimir Poutine". Le Kremlin n'a pas confirmé cette information : Dmitri Peskov a qualifié cette annonce de plaisanterie.

    Quant à Poutine, il a déclaré le 20 décembre qu'il était ami avec Depardieu et qu'ils avaient des "relations personnelles très conviviales". "Si Gérard souhaite réellement avoir un permis de séjour ou le passeport russe, alors cette question peut être déjà considérée comme réglée", a fait remarquer Poutine.

    Jeudi dernier, le président russe signait un décret octroyant au comédien la citoyenneté russe, pour sa contribution au développement de la culture russe et au cinéma.

    Ces textes tirés de la presse russe n’engagent pas la responsabilité de RIA Novosti

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