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    Courrier des lecteurs Hummer, 2014-05-07 15:53

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    Les USA ont-ils une volonté réelle d'aider Kiev ? La stratégie occidentale commence à se dévoiler à l'horizon. L'occident ne fournit pas des moyens militaires sérieux, car ils ne se sont pas acquis la confiance de l'armée ukrainienne. Quant à une intervention directe ou indirecte (mercenaires), les agents occidentaux savent qu'ils seraient immédiatement repérés au faciès. Certes un haut fonctionnaire américain a fait livrer des jumelles aux garde-frontières et du corned-beef aux forces de l'ordre. Ce qui a quelque chose d'ironique. Mais pas de drones, semble-t-il, ni même d'informations satellitaires, ce qui a valu à Kiev de perdre plusieurs hélicoptères devant Sloviansk. Le soutien des USA consiste essentiellement à aider les putschistes et les milices fascistes dans le but de provoquer la partition du pays.

    Les USA ont-ils une volonté réelle d'aider Kiev ? La stratégie occidentale commence à se dévoiler à l'horizon. L'occident ne fournit pas des moyens militaires sérieux, car ils ne se sont pas acquis la confiance de l'armée ukrainienne. Quant à une intervention directe ou indirecte (mercenaires), les agents occidentaux savent qu'ils seraient immédiatement repérés au faciès. Certes un haut fonctionnaire américain a fait livrer des jumelles aux garde-frontières et du corned-beef aux forces de l'ordre. Ce qui a quelque chose d'ironique. Mais pas de drones, semble-t-il, ni même d'informations satellitaires, ce qui a valu à Kiev de perdre plusieurs hélicoptères devant Sloviansk. Le soutien des USA consiste essentiellement à aider les putschistes et les milices fascistes dans le but de provoquer la partition du pays.

    L'objectif final, convenu avec les futurs dirigeants de l'Ukraine et d'entente avec l'Europe est visiblement de rattacher l'ouest de l'Ukraine à l'Espace Européen et à l'OTAN et d'abandonner l'est de l'Ukraine à son sort. Tout en rejetant la responsabilité de cette partition sur la Russie. C'est ce que semble confirmer le comportement ouvertement antirusse du Parlement européen et l'attitude anormalement prudente des Nations-Unies. Cela fait, une fois la nouvelle Ukraine réduite à la moitié de son territoire et ancrée à l'ouest, une association avec l'Europe et une aide du FMI seront moins coûteuses pour l'occident. On pourrait même voir les USA placer au pouvoir des modérés, lesquels livreront les fascistes et les putschistes à la justice pour s'en débarrasser définitivement. Certes, la Russie gagnerait la confiance de l'est de l'Ukraine, mais elle perdrait beaucoup de son influence sur ce qu'il resterait de ce pays, lequel aurait alors une langue, une religion et une position géostratégique différentes et marquerait une nouvelle expansion, cette fois jusqu'aux frontières russes (rideau de Bruxelles). Il doit pourtant bien exister en Ukraine des nationalistes prêts à préserver les frontières actuelles. L'Ukraine, dotée de dirigeants à la hauteur et surtout d'une constitution fédérale, peut parfaitement jouer le rôle de plateforme d'échanges entre l'Europe et la Russie, ce que ses politiciens ont négligé jusqu'à ce jour. A cet égard, l'armée ukrainienne apparaît comme le seul rempart possible contre le gouvernement putschiste et la partition du pays. Il y aurait donc une réforme urgente à réaliser de l'intérieur dans l'armée ukrainienne afin que celle-ci se restructure et joue pleinement son rôle de force de maintien du territoire dans une vision fédéraliste du pays. Dirigée provisoirement par l'armée, l'Ukraine cesserait immédiatement de sombrer dans les horreurs du fascisme et de l'exclusion et les putschistes se retrouveraient là où ils doivent se trouver: en prison.

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