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    Un point culminant dans le drame gazier Russie-Ukraine

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    Conflit gazier russo-ukrainien (130)
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    L’Ukraine doit commencer à payer le gaz russe avant la fin de cette semaine. Bien que les deux parties soient prêtes à un compromis, on sent la tension dans l’atmosphère du processus de négociations: elles peuvent échouer à tout moment.

    L’Ukraine doit commencer à payer le gaz russe avant la fin de cette semaine. Bien que les deux parties soient prêtes à un compromis, on sent la tension dans l’atmosphère du processus de négociations: elles peuvent échouer à tout moment.

    Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger, médiateur aux négociations, fait montre d'un optimisme retenu. Selon lui, l'Ukraine versera le 29 mai une avance de 2,5 milliards de dollars sur le gaz russe. C’est la seule tentative de rapprochement entre les deux parties.

    « Conformément au devis, l’Ukraine doit payer entièrement les livraisons de juin à l’avance. Le deadline du paiement est fixé pour le 2 juin. Alors, si l’Ukraine ne paye pas le gaz de juin à l’avance, à partir de 10h le 3 juin on livrera à l’Ukraine la quantité exacte de gaz qu’elle a payée.

    Il faut souligner que nous agissons en totale conformité avec le contrat. Le fait que l’Ukraine commence à payer sa dette ouvre la voie aux négociations, y compris à la discussion sur les tarifs », explique Alexeï Miller, patron de Gazprom.

    Après l’annulation de toutes les remises, y compris en contrepartie des bases de la flotte russe de la mer Noire en Crimée, le tarif a atteint 485 dollars. Selon les autorités ukrainiennes, le prix est trop élevé. Elles ont déclaré à plusieurs reprises qu’elles étaient prêtes à payer la dette, si le prix revenait à l’indice de 268,5 dollars.

    Par ailleurs, la Russie n’est disposée à évoquer les remises à l’Ukraine. Pour l’instant, il ne s’agit pas de changer le prix du contrat. Or, même pour les remises plusieurs conditions doivent être rassemblées : d’abord, l’Ukraine doit payer sa dette de plus de 2 milliards de dollars, ensuite, elle doit prouver sa solvabilité.

    Kiev devra sans doute payer non seulement 2,5 milliards de dollars à Gazprom, mais la totalité de 10 milliards : il s’agit des garanties financières pour l’injection de gaz dans les dépôts souterrains pour assurer un transit permanent en automne et en hiver. A priori l’UE serait disposée à fournir ces milliards à l’Ukraine. Mais ce ne sont que des promesses de garanties, et de l’argent réel, ce qui ne convainc pas Moscou.

    « Moscou n’a pas simplement conclu un contrat. Elle a signé un accord avec l’Ukraine et l’UE sur le transit de gaz jusqu’en 2019. Conformément à cet accord, une quantité minimum de gaz doit passer par l’Ukraine », estime Iouri Solozobov, directeur des projets internationaux à l’Institut de la stratégie nationale.

    Quoi qu’il en soit, si l’affaire reste au point mort, la Russie menace de couper le robinet pour l’Ukraine le 3 juin. Les Ukrainiens ont déclaré qu’une nouvelle réunion ministérielle trilatérale UE-Russie-Ukraine sur le gaz aurait lieu jusqu’à la fin de cette semaine. Ce point culminant dans la crise gazière ne profite ni à Kiev, ni à Moscou, ni à Bruxelles.

    La Voix de la Russie

     

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