Opinion
URL courte
11414
S'abonner

Dans une interview accordée à Sputnik, Filippo Savarese, représentant des organisations Generazione Famiglia et CitizenGO en Italie, explique s’il est possible de recourir à tous les moyens pour avoir un enfant et si, dans le cas où un couple décide de s’adresser à une mère porteuse, les droits de l’enfant sont respectés.

Dans plusieurs pays pauvres, la gestation pour autrui est assez répandue. Ce marché est bénéfique pour les pays occidentaux. Par exemple, en Italie, la gestation pour autrui est illégale, voici pourquoi certains Italiens s'adressent aux agences ukrainiennes qui, sur leurs sites, publient des informations à cet égard directement en italien.

Selon Filippo Savarese, cela fait déjà longtemps que la communauté internationale doit examiner ce problème au même niveau que les questions de l'esclavage et de la prostitution. Il explique que ce problème est d'actualité non seulement dans les pays pauvres, mais aussi en Occident où la vie de l'être humain et son corps devient de plus en plus souvent une marchandise.

En ce qui concerne la publication des annonces sur la gestation pour autrui sur les sites ukrainiens directement en italien, M. Savarese estime qu'il faudrait interdire de favoriser cette pratique et de lui faire la publicité. Pourtant, quand un couple rentre de l'étranger, ayant recouru à une grossesse rémunérée, les juges interprètent mal cette situation et reconnaissent les gens qui ont acheté l'enfant comme ses parents.

« Selon nous, il est paradoxale de reconnaître que les gens, qui ont payé la femme pour qu'elle leur donne son enfant, obtiennent le droit de garder cet enfant, alors qu'au minimum, une des deux personnes qui l'ont acheté, n'est pas son parent biologique », estime M. Savarese.

Et de poursuivre :

« Un enfant ce n'est certainement pas ce qu'on peut acheter ou prendre quelque part. Un enfant, c'est un être humain avec ses propres droits et sa dignité. Avant tout, nous sommes des humains et les enfants de quelqu'un, et personne ne peut faire de quelqu'un un objet de loi ».

Selon M. Savarese, la gestation pour autrui est la même chose que l'achat de personnes humaines ce qui s'appelle de « l'esclavage ». D'ailleurs, il n'y a aucune différence entre les couples hétéro et homosexuels à l'égard de cette question.

Du point de vue psychologique, en son intérieur, l'homme ressent toujours cette nécessité de faire connaissance avec ses parents biologiques. On peut observer la même chose chez les enfants adoptés. Mais cette nécessité est très répandue auprès des enfants qui sont nés par le biais de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui, conclut le militant associatif.

L'opinion de l'auteur peut ne pas correspondre à celle de la rédaction.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

Lire aussi:

Pays-Bas: ils emmènent leurs enfants à l’école, ils les retrouvent à la mosquée
Les inventions des enfants russes susceptibles de modifier le monde
Les jouets Kinder confectionnés par des enfants "esclaves" roumains?
Tags:
grossesse, femmes, enfants, Italie, Ukraine
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via FacebookCommenter via Sputnik