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Exposition «Cimetière de soldats américains» installée au musée «Nid d’espion» de Téhéran.

À la fin du mois d’avril 2017, le musée «Nid d’espion» a ouvert ses portes dans l’ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran. Ses jardins accueillent depuis peu un cimetière, au sens métaphorique du terme, de soldats américains. Il s’agit d’une allusion à l’adresse des USA en réponse à l’assassinat du général Qassem Soleimani.

Découvrez dans ce diaporama réalisé par Sputnik des photos de cette installation.

Comment l’ambassade américaine en Iran est-elle devenue un musée ?

Le 4 novembre 1979, environ 400 étudiants, qui se présentaient comme membres du Mouvement des étudiants musulmans et disciples du Guide de la Révolution islamique en Iran l’ayatollah Khomeini, investirent l’ambassade des États-Unis en Iran.

En réponse à l’occupation de l’ambassade des États-Unis en Iran, le Président américain Jimmy Carter ordonna le gel des comptes bancaires de l’Iran ouverts dans des banques américaines, déclara un embargo économique contre l’Iran (notamment sur l’exportation de pétrole et ce en dépit de la crise énergétique qui régnait à l’époque) et rompit les relations diplomatiques des États-Unis avec la République islamique. La cinquantaine d’otages américains fut libérée en janvier 1981, 444 jours après le début de la crise, et rentra dans son pays.

S’ils acceptèrent de signer les accords d’Alger, les deux pays n’ont à ce jour pas rétabli leurs relations diplomatiques. Les intérêts des États-Unis en Iran sont représentés par la Suisse.

Aujourd’hui, l’ancienne ambassade des États-Unis en Iran, dont l’enceinte est recouverte de graffitis, accueille un musée consacré aux événements qui se sont déroulés entre novembre 1979 et janvier 1981. La décision de transformer l’ancienne représentation diplomatique américaine en Musée de la Victoire a été prise après l’élection de Donald Trump. Elle était une réponse à la rhétorique anti-iranienne extrêmement dure du nouveau Président américain. Les touristes qui empruntaient jusqu’à récemment encore l’avenue Taleghani, où se trouve le musée, appréciaient particulièrement la fresque grotesque de la Statue de la Liberté, dont la tête était un crâne, sur fond de drapeau américain.

Dossier:
Mort du général iranien Soleimani (93)

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Qassem Soleimani, États-Unis, Téhéran, Iran
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