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    La présidente de la République argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, est arrivée dans la capitale russe pour une visite officielle

    La présidente argentine à Moscou : nouvelle gifle à Washington

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    Mikhail Gamandiy-Egorov
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    La présidente de la République argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, est arrivée dans la capitale russe pour une visite officielle de trois jours.

    Une visite très symbolique, d'une grande personnalité politique. En effet, la présidente argentine fait partie de ces dignes leaders latino-américains menant une politique véritablement indépendante et souveraine, tout en soutenant activement le nouveau monde multipolaire.

    Cette visite du leadership argentin en terre russe a confirmé le partenariat stratégique entre les deux pays. Et ce, après la tournée de Vladimir Poutine en Amérique latine de juillet 2014, dont la visite en Argentine. Une tournée ayant confirmé, elle, l'alliance avec la grande majorité des pays concernés. Les deux leaders ont abordé les dynamiques positives dans les relations bilatérales, ainsi que les problèmes existants. A noter que ladite visite a coïncidé avec 130 ans d'établissement des relations diplomatiques entre les deux nations.

    Revenons maintenant aux accords qui ont été signés lors de cette visite de la présidente argentine en Russie. Ils sont bien nombreux:

    — Mémorandum de coopération entre Gazprom et Yacimientos Petroliferos Fiscales (YPF) dans le domaine de l'exploitation pétrolière

    - Programme de coopération russo-argentine dans le domaine de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture pour 2015-2016. A ce titre, la déclaration du ministre argentin de l'Agriculture et de l'Elevage, Carlos Kasamikela, était très significative: « L'Argentine de par sa production peut nourrir 400 millions de personnes. Alors que notre population n'est que d'un peu plus de 40 millions. Nous souhaitons étendre nos relations commerciales en premier lieu avec la Russie ». Tant pis pour les producteurs de l'UE même lorsque leurs « élites » auront retrouvé la raison.

    — Protocole d'entente sur la coopération dans la construction d'une centrale nucléaire sur le territoire de la République d'Argentine par le groupe nucléaire public russe Rosatom

    — Programme de coopération dans le domaine de la culture et de l'art entre le ministère de la Culture de la Fédération de Russie et le ministère de la Culture de la République d'Argentine pour 2016-2018

    — Mémorandum d'accord entre les ministères russe et argentin de l'Industrie et du Commerce

    - Plan de coopération économico-commerciale et dans le domaine des investissements entre la Russie et l'Argentine, dans le cadre de la Commission intergouvernementale russo-argentine sur la coopération économique, commerciale, scientifique et technique pour 2015-2016

    — Plan d'action pour le développement du partenariat stratégique global entre la Fédération de Russie et la République argentine

    — Accord sur la coopération militaire (salut à l'Otan…) entre les ministères russe et argentin de la Défense

    En effet, le partenariat russo-argentin sera global: économico-commercial, politique, militaro-technique, culturel. En parlant des liens politiques, la présidente argentine a réitéré son soutien à la position de la Russie sur la Crimée et le Donbass, tout en remerciant la diplomatie russe sur sa position par rapport aux Iles Malouines. Cristina Fernandez de Kirchner n'a pas manqué de fustiger une fois de plus l'hypocrisie des élites occidentales, notamment en ce qui concerne l'interprétation du droit international selon des doubles standards évidents.

    Avec un volume des échanges économico-commerciaux augmenté de plusieurs fois depuis les dernières années, d'autant plus à l'heure d'aujourd'hui avec les nouvelles opportunités s'étant ouvertes à l'Argentine suite aux sanctions de réponse de la Russie visant les pays occidentaux, dont européens. Une compréhension et un soutien mutuels plus qu'évidents sur le plan politique et géopolitique. Ajouté à cela, le partenariat militaro-technique commun qui s'ouvre amplement bien que les deux parties ont décidé de garder le secret sur les détails (et c'est probablement mieux, les curieux et les jaloux n'ont qu'à maigrir).

    Sans oublier la sympathie humaine évidente entre la présidente argentine et le président russe, que les rencontres communes ne font que confirmer à chaque nouvelle occasion. Entre temps et depuis les deux mandats de Cristina Fernandez de Kirchner à la tête de l'Etat argentin, elle n'a jamais visité les USA… Plus encore, l'Argentine fait partie des candidats plus que probables pour rejoindre l'alliance des BRICS et peut-être même devenir le sixième membre. Bienvenue une fois encore dans la nouvelle réalité.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    Yacimientos Petroliferos Fiscales (YPF), Gazprom, Rosatom, Carlos Kasamikela, Cristina Fernandez de Kirchner, Vladimir Poutine, Argentine, Crimée, Donbass, États-Unis, Russie
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