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    Ligne à haute tension. Crimée.

    La Crimée: vers l’indépendance énergétique à grands pas

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    La Crimée, une région qui a décidé de redevenir russe (189)
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    Depuis le ralliement historique de la Crimée à la Russie, l’un des problèmes majeurs de la péninsule restait sa dépendance en matière de livraisons d’électricité par l’Ukraine.

    Il fallait de toute manière s'attendre à ce que les extrémistes ukrainiens tentent par tous les moyens de faire payer à la Crimée son choix historique. C'est ce qui va arriver. Ils pensaient avoir réussi. Coup raté: la Crimée a tenu bon et la Russie a pris les mesures efficaces en un laps de temps réduit.

    Petit rappel des faits. Le 22 novembre dernier, des groupes ukrainiens de mouvance néonazie et ultra-nationaliste, font exploser des lignes à haute tension, faisant ainsi couper l'approvisionnement en électricité pour la péninsule criméenne. En d'autres termes: un acte terroriste. Sur le coup, ce ne sera d'ailleurs pas seulement la Crimée qui sera touchée, mais aussi certaines régions ukrainiennes voisines (notamment la région de Kherson).

    Les services ukrainiens régionaux compétents tentent d'intervenir pour faire réparer les dégâts. Mais les extrémistes leur bloquent l'accès, en les laissant uniquement réparer les lignes approvisionnant les régions ukrainiennes. La Crimée plonge dans le blackout électrique pour près de deux semaines. Les extrémistes poursuivent alors le blocus en empêchant tout accès aux lignes électriques concernées.

    La situation de  l'approvisionnement électrique en Crimée
    © Sputnik . Max Vetrov
    Ravis de leur action, ils pensaient pouvoir mettre la péninsule criméenne en position de faiblesse et poursuivre sans vergogne leur chantage. D'autant plus ayant le soutien affiché des autorités kiéviennes. Plus que cela, Piotr Porochenko en personne soutiendra ouvertement « l'initiative des patriotes ukrainiens ». A l'instar d'une autre « initiative », initiée un peu plus tôt avec un nom fort révélateur: le « blocus alimentaire », dont le but devait être la « restauration de la souveraineté ukrainienne », selon les dires du même Porochenko (approche effectivement « intéressante » et surtout très « humaniste ») en empêchant tout camion transportant des produits alimentaires depuis le territoire ukrainien d'entrer en Crimée. Un blocus pour rappel n'ayant rien donné puisque la Crimée est entièrement autosuffisante en livraisons alimentaires depuis la Russie continentale, les seuls perdants ayant été les producteurs ukrainiens privés de la possibilité de faire vendre leurs produits en terre criméenne. Kiev a préféré donc passer à l'étape « supérieure »: faire vivre les habitants de la Crimée dans le noir en espérant que cela puisse durer. Seul bémol: les Criméens n'ont une fois de plus pas fléchi et les autorités russes ont intensifié l'organisation de l'indépendance énergétique de la presqu'île.

    En effet, un pont énergétique reliant la péninsule à la Russie continentale a été mis en place en un temps pratiquement record. Pour la Crimée, cette nouvelle victoire était surtout celle de l'acquisition d'une indépendante énergétique tant attendue. Dès l'annonce du retour de l'électricité dans les foyers criméens et l'arrivée du président russe en personne pour suivre le processus, sentant le fiasco évident (une fois de plus), le gouvernement de Porochenko déclare depuis Kiev la reprise des livraisons d'électricité en Crimée… Sauf que Poutine rétorque: « Moscou ne doit avoir aucun contrat en vigueur avec Kiev lorsque le pont énergétique sera complètement opérationnel ». Point à la ligne.

    Il est vrai que les derniers temps, l'Ukraine fait bien peu parler d'elle. Le monde aujourd'hui l'a un petit peu oublié, y compris les « alliés » occidentaux. Tout est donc bon pour faire parler de soi, d'autant plus lorsque cela peut frapper des gens ayant refusé catégoriquement de vivre au sein de cette « nouvelle » Ukraine pseudo-démocratique, fascisante et pro-occidentale. Mais une fois encore fiasco évident. Quant aux habitants de la Crimée, l'épreuve « électrique » qu'ils ont vécue n'a fait que renforcer encore plus le bons sens de leur décision de mars 2014, ainsi que le sentiment d'être protégés par leur pays, la Russie. L'Ukraine elle perd sur tous les fronts: non seulement elle se ridiculise une fois de plus, mais elle perd par la même occasion une énième source de revenue, et non des moindres… Sans oublier que la banqueroute arrive à grands pas. Pauvre Ukraine.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Dossier:
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    Tags:
    blocus énergétique, néonazisme, électricité, énergie, Crimée, Ukraine, Russie
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