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    Damas

    Syrie : l’approche russe prédomine

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    Mikhail Gamandiy-Egorov
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    On y est arrivé. La Syrie martyrisée depuis plusieurs années par le terrorisme international et leurs mentors extra-syriens commence peu à peu à retrouver l’espoir de paix et de prospérité.Depuis l’intervention des forces aérospatiales russes et les succès de l’armée gouvernementale syrienne sur le terrain, la donne a bel et bien changé.

    Et ce de l'aveu même des médias occidentaux, ou encore du média qatari Al-Jazeera. Plus que cela, désormais on assiste au cessez-le-feu avec tous les groupes de l'opposition qui sont prêts à stopper le combat armé et à collaborer avec les forces armées syriennes. Le tout sur la base du plan Russie-USA. Certains parlent même d'un début de collaboration entre les deux pays qui jusqu'ici ont partagé des approches diamétralement opposées. Peu probable qu'on puisse parler de collaboration, surtout au vu des déclarations ouvertement insolentes de certains représentants de l'administration US. Mais ce dont on peut certainement parler c'est qu'on est arrivé à la situation où il est devenu clair de quel côté se trouve l'approche juste et logique vis-à-vis du conflit syrien et le côté dont les contradictions sont devenues monnaie courante et d'un niveau extrême.

    L'objectif de la coalition US et de leurs alliés saoudiens, qataris, turcs, britanniques et français de faire tomber le président Bachar al-Assad n'a pas abouti, et ce malgré les milliards investis à cette fin. Et depuis que même certains médias occidentaux ont été forcés d'avouer que du côté de ceux sur qui l'Occident et les pétromonarchies du Golfe ont misé se trouvent pour la plupart des groupes salafistes désireux d'établir la charia sur tout le territoire du pays (un pays pour rappel laïc, multiethnique et multiconfessionnel), il était devenu clair que l'opinion publique, y compris des pays même en question allait à réagir. C'est peut-être d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle les USA se sont présentés comme l'un des deux initiateurs de l'actuel cessez-le-feu, qui vient de rentrer en vigueur (et qui ne comprend évidemment pas Daech, Jabhat al-Nosra et un certain nombre d'autres groupes takfiristes).
    Mais il serait probablement erroné de limiter ledit cessez-le-feu à la simple tentative pour les USA & Co. de sauver la face. L'éventualité de reprendre du souffle pour nos « partenaires » étasuniens et saoudiens, afin de tenter par la suite de poursuivre le chaos en Syrie reste plausible. Surtout que le conflit n'est pas encore terminé: l'élimination de Daech, d'Al-Nosra et de tous les autres groupes terroristes sera poursuivie par l'armée syrienne en collaboration avec les milices populaires, le Hezbollah libanais et les forces spéciales iraniennes, et bien sûr avec l'assistance de la Russie.

    Terroristes de Daech
    © AFP 2017 ALBARAKA NEWS
    Ce qui est néanmoins certain, c'est que l'actuel cessez-le-feu représente un véritable espoir pour la population syrienne, tellement désireuse de revenir à la vie normale qu'elle avait avant la guerre qui dure depuis bientôt cinq ans. Signe de cela les familles syriennes réfugiées en dehors de leur pays qui rentrent chez eux. Un processus déjà commencé depuis la participation de l'aviation militaire russe et des victoires sur tous les axes du pays de l'armée arabe syrienne contre les terroristes, et se poursuivant désormais depuis l'annonce du cessez-le-feu. Ces gens trouvent souvent leurs maisons détruites mais gardent malgré tout l'espoir de reprendre la vie dans une Syrie qui retrouvera la paix. Un optimisme caractéristique des Syriens en général, qu'ils soient musulmans, chrétiens, druzes ou yézidis. La Syrie a de toutes les manières prouvé qu'elle veut la paix tout en étant prête à faire face aux défis, intérieurs comme extérieurs, actuels comme potentiels. En parlant d'actuels, la priorité est bien sûr de poursuivre l'élimination des terroristes sur tout le territoire syrien.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    lutte antiterroriste, Etat islamique, Bachar el-Assad, Europe, États-Unis, Russie, Syrie
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