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    Le maire de Nice, Christian Estrosi et le maire de Yalta, Andreï Rostenko

    Contre vents et marées, les villes de Nice et de Yalta renouvellent leur jumelage

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    Les villes de Nice et Yalta sont jumelées depuis 1960, et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Christian Estrosi, le maire de la ville et président de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur, a reçu du 26 février au 1er mai le maire de Yalta, Andreï Rostenko, accompagné d’une délégation.

    L'aboutissement de cette rencontre: la signature d'un mémorandum, autrement dit d'une lettre d'intention visant au renouvellement de leur partenariat aussi amical qu'historique. Rudy Salles est député-Adjoint au Maire de Nice délégué au Tourisme, aux Relations Internationales et à l'Animation dans les quartiers: il nous explique en quoi il était important, historiquement, de renouveler cet accord:

    « C'est important parce que d'abord nous sommes jumelés avec la ville de Yalta depuis de nombreuses années. Nous avons voulu, par la relance de ce partenariat, manifester à l'égard de notre ville jumelle et de la Crimée, notre amitié et notre soutien ».

    A son tour, le maire de Nice, Christian Estrosi, a prévu de visiter la péninsule de Crimée en mai prochain, probablement dans la seconde moitié, afin de sceller un accord de coopération avec la ville de Yalta, respectant ainsi les ententes définies dans le mémorandum. Plusieurs axes de coopération sont prévus, notamment dans le domaine culturel et touristique:

    « D'abord la promotion de Yalta, qui est une destination touristique et qui mérite d'être connue. Nous avons invité la ville de Yalta à être l'invité d'honneur de la foire de Nice en 2017. Ce que la ville de Yalta a accepté avec beaucoup d'enthousiasme. Cela permet de présenter aux 150 000 visiteurs cette destination, qui est une destination importante. De plus, Yalta a une notoriété internationale, compte tenu d'un certains nombres de faits historiques qui s'y sont déroulés. Par ailleurs, le maire de Yalta a assisté au Carnaval de Nice, il a beaucoup apprécié le carnaval qui est aujourd'hui un des plus grands du monde et qui attire plus d'un million de spectateurs. Il est très intéressé de monter une manifestation de ce type dans sa ville et nous sommes prêts à lui apporter notre assistance pour pouvoir organiser une manifestation de cette nature ».

    En terme économique, le vin devrait pouvoir réunir les deux régions, sans oublier la question environnementale:

    « Enfin il y aura des partenariats économiques qui seront mis en place. Evidemment, nous savons tous que Yalta et la Crimée est une grande région viticole, avec des vins extrêmement réputés. Nice a également un AOC de renommée avec le vin de Mai. Donc nous avons l'intention, notamment sur ces sujets là, mais aussi sur les questions environnementales, sur le smart city, sur les technologies mises au service de nos gestions de commune, de mettre en place des partenariats entre Nice et Yalta. Ceci a été reçu de façon extrêmement positive de part et d'autre ».

    Le gouvernement ukrainien s'est montré prompt à réagir. Sur la page Facebook de l'ambassade d'Ukraine en France, on peut lire: « Nous sommes indignés par le rencontre de @cestrosi et le soi-disant «maire» de Yalta. Nous exigeons des explications! ». Une lettre a également été envoyée, demandant au maire de Nice de clarifier publiquement sa position sur le rattachement de la Crimée à la Russie. Rudy Salles considère qu'il n'est pas de leur ressort de décider de l'avenir de la Crimée dans la Russie: cette question revient aux habitants, qui se sont par ailleurs prononcé favorablement à ce rattachement:

    « Nous sommes face à une population qui est totalement russophone, c'est une région qui est traditionnellement russe, et encore une fois, il y a eu un vote d'autodétermination qui a été massif en faveur du rattachement à la Russie. Ce sont des affaires qui concernent les habitants de la Crimée et de Yalta. Pour ce qui nous concerne, nous sommes jumelés avec la ville de Yalta, je ne vois pas ce qui nous empêcherait aujourd'hui de continuer de dialoguer avec une ville amie, avec une ville dont nous avons signé un jumelage il y a de nombreuses années et qui reste et qui restera une ville amie ».

    Actuellement la Crimée n'est officiellement reconnue comme partie de la Russie que par l'Abkhazie et le Nicaragua. Pourtant, des dizaines de délégations étrangères se sont rendues de manière informelle sur la péninsule. Dans cette ville et cette région où l'emprunte russe est très forte, les autorités de voient pas pourquoi cette amitié entre Nice et Yalta, décidée dès 1960, devrait être remise en cause.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    villes jumelées, Christian Estrosi, Andreï Rostenko, Nice, Yalta, Crimée, Russie
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