Points de vue
URL courte
Par
Forum économique de Saint-Pétersbourg 2016 (36)
5372
S'abonner

Construire des ponts et pas des murs. L’idée a été relayée à plusieurs niveaux que ce soit politique ou économique au "Davos Russe" qui se tient les 16-18 à Saint-Pétersbourg.

« Le fait que je sois ici aujourd'hui prouve que je veux établir des ponts », déclarait J.-C. Juncker lors de son intervention au Forum économique. Parler franchement avec Vladimir Poutine semble du goût du chef de la Commission européenne. L'Italie souhaite contruire des ponts tant réels que méthaphoriques, d'après Matteo Renzi qui est également arrivé au SPIEF 2016. Le dirigeant italien a choisi de lutter contre la peur et l'intolérance qui servent de murs pour diviser le monde.

​Pour Philippe Pegorier, directeur d'Alstom Russie, on peut bien parler de l'échec de la politique d'isolation de la Russie adoptée par l'Occident.

« Ce qui a changé (au Forum) c'est l'ambiance politique. On a vu venir les plus hauts représentants de la Commission européenne, J.-C. Juncker… le commissaire Oettinger. Le SPIEF est un événement majeur depuis plusieurs années. En raison de la crise ukrainienne les dirigeants européens n'étaient pas venus. Maintenant, je pense que les Européens veulent parler à la Russie, ils se rendent compte que la politique d'isolement qu'ils avaient pensé à mettre en place ne marche pas et qu'elle est un véritable échec et qu'il faut parler à la Russie… »

L'arrivée d'un autre haut responsable français, Nicolas Sarkozy, au Forum économique russe est également un signe encourageant pour Phillipe Pegorier.

​« Nicolas Sarkozy vient lui aussi livrer le message qu'on ne peut pas isoler la Russie et qu'il faut continuer à parler à la Russie et que s'il était élu président, il privilégierait un dialogue direct avec Vladimir Poutine… Tout le monde compte sur la Russie, sur son aide en Syrie et pour résoudre les grands problèmes mondiaux… On a des dossiers communs et des intérêts totalement communs ».

​Il faudrait donc sortir de cette crise géopolitique majeure que traversent l'UE et la Russie. Et il y a un moyen pour rendre cette mission possible: la zone de libre-échange entre l'UE et la Russie avec ses partenaires économiques.

"Ça reste un élément positif de sortie de crise entre l'UE et l'Union eurasiatique. Ça permettrait effectivement de sortir de la crise politique de manière politique. Ça permettrait d'abord de créer de meilleures conditions, plus favorables d'investissements dans l'Union eurasiatique. Ça permettrait à la Commission de l'Union eurasiatique de profiter de l'expérience de l'UE en ce qui concerne la construction d'une telle union économique. Je pense que les investisseurs en Russie sont totalement pour et soutiennent l'ouverture d'une telle zone".

La Russie est donc un partenaire économique et politique incontournable: les participants du forum SPIEF 2016 a Saint-Pétersbourg semblent unanimes à ce sujet. Moscou leur donne raison. "Les efforts conjoints permettront d'augmenter efficacement la compétitivité tant de l'Europe que de la Russie", selon Vladimir Poutine qui a appelé vendredi les participants européens du Forum économique international de Saint-Petersbourg a poursuivre la coopération.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement la position de la rédaction de Sputnik.

Dossier:
Forum économique de Saint-Pétersbourg 2016 (36)

Lire aussi:

Sarkozy appelle à lever les sanctions antirusses
Poutine: la fuite des capitaux de Russie chute de cinq fois dès le début de l'année
Le licenciement «secret» de Jérôme Salomon de l’Institut Pasteur en 2012 refait surface
Assaut du Capitole: «Donald Trump et ses supporters sont tombés dans un piège»
Tags:
géopolitique, zone de libre-échange, Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2016, Alstom, Union économique eurasiatique (UEEA), Union européenne (UE), Günther Oettinger, Philippe Pegorier, Jean-Claude Juncker, Matteo Renzi, Nicolas Sarkozy, Vladimir Poutine, Occident, Italie, Syrie, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook