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    La résistance du Donbass ne faiblit pas

    La résistance du Donbass ne faiblit pas

    © Sputnik. Gennadiy Dubovoy
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    Mikhail Gamandiy-Egorov
    Situation dans le Donbass (2017) (78)
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    L’offensive de Kiev dans le Donbass, en plus de violer les accords de Minsk-II, rencontre une résistance farouche. Devant l’impossibilité de gains militaires, le régime de Kiev en est réduit à avoir recours au terrorisme pour affaiblir ses adversaires. Une stratégie contre-productive?

    Drôle de façon de vouloir gagner les cœurs des habitants du Donbass, en visant régulièrement les habitations civiles. Pire, Kieva même a utilisé des missiles balistiques tactiques Totchka-U, de près de 500 kg de charge utile, lors de pilonnages de cibles civiles. Kiev semble désormais ne reculer devant rien pour anéantir ceux qui ont refusé de reconnaître le « gouvernement » issu à d'un coup d'État armé.

    L'utilisation de méthodes terroristes s'amplifie elle aussi. On se souvient de l'attentat à la bombe qui a tué en octobre dernier Arsen Pavlov, dit Motorola, l'une des figures des indépendantistes. Le 8 février, ce fut au tour d'une autre figure du mouvement, Mikhail Tolstykh. Surnommé Guivi, de périr lors de l'attaque au lance-roquettes thermobariques Shmel contre le quartier général de son bataillon Somali.

    Réponse de la population: des dizaines de milliers d'habitants de Donetsk ont rendu hommage à Mikhail Toltstykh lors de ses funérailles.

    À défaut de pouvoir remporter des victoires militaires, le pouvoir de Kiev semble désormais privilégier ces méthodes, selon Alexandre Zakhartchenko, président de la République populaire de Donetsk (DNR):

    « Les putschistes de Kiev enragent, car ils ne peuvent toujours pas nous battre sur la ligne du front. Ils passent donc de plus en plus aux attaques terroristes, car étant perdants. Qu'ils continuent s'ils le souhaitent. Nous, on continuera à les vaincre dans les combats au front ».

    Pour beaucoup d'observateurs, Kiev souhaite surtout jouer le tout pour le tout au moment où la menace de perdre le soutien occidental, en premier lieu étasunien, se précise, au besoin en risquant de s'attirer des critiques, certes bien timides, de la part de l'UE. Kiev sait aussi pertinemment qu'elle aura énormément de mal à garder le pouvoir, notamment en raison du marasme économique ambiant, si elle venait à perdre le soutien américain, qui est vital pour elle.
    Et si l'argument est fondé, il n'en reste pas moins que même si l'occident continue à soutenir le pouvoir ukrainien, le Donbass, lui, ne compte pas reculer. Et malgré toutes les attaques subies, les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk (DNR-LNR) ont déjà prouvé leur efficacité défensive.

    Une question demeure: quelle sera la suite des événements? Kiev n'a pas abandonné l'idée d'une solution violente, au mépris des accords conclus et surtout de la vie des civils. Les républiques du Donbass comptent poursuivre leur résistance aux attaques, mais entrevoient même la possibilité d'une contre-offensive en cas de besoin. Et au vu des précédents affrontements, l'armée ukrainienne et les différents bataillons « punitifs » d'obédience ouvertement extrémiste (néonazie et ultranationaliste) risquent une fois encore de subir des revers. On se souvient d'ailleurs du résultat catastrophique pour les forces de Kiev du fameux chaudron de Debaltsevo. Les forces de la DNR-LNR promettent de nombreux autres chaudrons dans le cas où Kiev s'obstinerait à poursuivre les pilonnages de quartiers civils et l'offensive contre le Donbass.

    Et si cette dernière hypothèse venait à se réaliser, le risque pour Kiev de perdre de nouveaux territoires serait très important. En conséquence, un Minsk-III ou autre accord se négocierait alors avec de nouvelles réalités territoriales. Kiev en est-elle consciente? En même temps, il faut garder en tête que le régime de Kiev sait pertinemment que sans la poursuite de la guerre, il aura le plus grand mal à garder le pouvoir, car il est devenu aujourd'hui simplement impossible de cacher les énormes problèmes économiques et de corruption auxquels l'Ukraine fait face, et qui sont bien fois pires qu'au temps de Ianoukovitch. La thèse de « l'agresseur russe » passe aussi de moins en moins.

    Une question que beaucoup d'Ukrainiens aujourd'hui se posent: c'est donc à cela qu'a servi le fameux Maidan? On verra aussi si les mentors occidentaux de Kiev sauront jouer un rôle au minimum positif, pour forcer Kiev à respecter les accords déjà conclus. Le Donbass, lui, malgré les pertes subies, compte tenir.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    offensive, accords de Minsk II, Mikhaïl Tolstykh (Guivi), Alexandre Zakhartchenko, Donbass, Ukraine
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