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    S-300 en Syrie, bientôt une épine XXL dans le pied de l’Occident

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    Mikhail Gamandiy-Egorov
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    La volonté des États-Unis, de la France et de l’Angleterre de maintenir leur prétendu leadership mondial s’est heurtée au succès de la DCA syrienne face à leurs frappes. Une remise en cause des équilibres stratégiques au Moyen-Orient qui se verra confirmée par la livraison de systèmes russes plus modernes, les S-300, à Damas.

    C'est un coup dur pour l'Occident politique. Lui qui pensait pouvoir imposer en toute impunité sa volonté de gendarme du monde autoproclamé à une nation souveraine, en a été pour ses frais: l'échec relatif des frappes du trio occidental USA-Grande-Bretagne-France sur la Syrie, n'aura fait que renforcer les partisans de la multipolarité.

    Ce n'est pas en arborant ses muscles mous, y compris médiatiques, que l'Occident fera reculer les opposants à un ordre unipolaire complètement dépassé. Au contraire, face à des pays qui s'estiment toujours être au-dessus du droit international, les tenants de la multipolarité appliquent le célèbre dicton: aux grands maux, les grands remèdes.

    Certes, lesdites frappes n'ont fait que ridiculiser une fois de plus leurs auteurs, sachant que plus de 2/3 des missiles «intelligents» tellement vantés par Trump ont été abattus par les systèmes de DCA soviétiques S-200 âgés de plus de 30 ans, même s'ils ont été sérieusement modernisés par les spécialistes russes présents en Syrie. D'autres missiles occidentaux, selon plusieurs sources, ont pu être déviés de leurs cibles par des spécialistes de la guerre électronique.

    Face à cette agressivité des élites occidentales, il est évidemment question de renforcer les capacités défensives de la République arabe: désormais, Moscou envisage de livrer les systèmes S-300 aux Forces armées syriennes. Si jusqu'ici, cette option n'était mentionnée comme une simple éventualité, selon plusieurs sources militaro-diplomatiques la Russie semble maintenant être prête à passer à l'acte. Ces armements défensifs devraient être transférés à Damas dans le cadre de l'assistance militaire et technique entre les deux pays, qui inclura bien sûr la formation des spécialistes syriens par des instructeurs militaires russes.

    À savoir pourquoi la Russie ferait don d'un tel équipement sophistiqué à la Syrie, la réponse tient en trois points simples: Damas est un allié de Moscou; la Russie a des intérêts légitimes à défendre en Syrie. Et, last but not least, la Russie peut se le permettre.
    La Russie, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a d'ailleurs rappelé que rien au niveau du droit international ne l'empêche de livrer des armes défensives à la Syrie.

    Le S-300 est effectivement une arme défensive et elle représente à elle seule une évolution stratégique patente. Lors des récents succès de la DCA syrienne, que ce soit lors des frappes tripartites occidentales ou lors des attaques aériennes israéliennes, on pouvait déjà parler d'une réalité nouvelle en matière d'équilibres militaires. Avec la mise à disposition fort probable de S-300 à l'armée syrienne, le rapport de force va être d'autant plus modifié en faveur de Damas. Et cela, Washington, Tel-Aviv, Londres et Paris devront bien en tenir compte lorsqu'ils auront à nouveau envie d'organiser une vulgaire mascarade, comme ces frappes décidées sans aucun élément de preuve et sans même attendre le début d'une quelconque enquête.

    L'essentiel est que l'Occident a bel et bien perdu sa sale guerre en Syrie. Et malgré tous les grands sacrifices qu'a réalisés ce pays pour rester debout, il en sortira gagnant. Et avec lui, ses alliés, dont la Russie. Les autres peuples ont quant à eux pu observer les événements et en tirer les conclusions qui s'imposent.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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