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Controverse autour de la loi «Sécurité globale» (55)
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S'exprimant ce 23 novembre sur France Bleu, la députée LREM Nathalie Sarles a critiqué la loi Sécurité globale, dont le controversé article 24 a été adopté le 20 novembre par l'Assemblée. Selon elle, la France va «vers un État autoritaire, vers une suppression des libertés individuelles», estimant que le texte de loi va «beaucoup trop loin».

Assurant sur France Bleu ce lundi 23 novembre que «nous allons tranquillement vers un État autoritaire, vers une suppression des libertés individuelles», la députée de la majorité Nathalie Sarles a mis en cause l’article 24 de la loi Sécurité globale qui limite les conditions de diffusion des interventions des forces de l’ordre, votée par l’Assemblée nationale ce vendredi 20 novembre.

D’après l’élue, qui ne nie pas la nécessité de protéger les forces de l’ordre, cette loi va «beaucoup trop loin», en soulignant que les libertés ont déjà eu leur coup de limitations cette année sur fond de crise sanitaire.

«Des libertés déjà mises à mal par la période sanitaire avec le confinement et les restrictions de déplacement. Il faut donner un cadre de protection des forces de l'ordre mais cette loi va beaucoup trop loin, notamment l'article qui fait tant polémique. Il faut préserver la liberté d'expression dans notre pays d'autant que le cadre juridique existe», explique Nathalie Sarles.

La députée a affirmé qu’elle ne votera pas la loi Sécurité globale, dont elle est «en opposition [avec] une grande partie de ce texte».

«Aujourd'hui, ce texte va beaucoup trop loin. Il vient affirmer que l’État est autoritaire et ce n'est pas le type de société auquel j'aspire», indique-t-elle.

L’Assemblée nationale adopte l’article

L’article a été adopté par 146 voix pour et 24 contre. La loi prévoit un an de prison et 45.000 euros d'amende en cas de diffusion de «l'image du visage ou tout autre élément d'identification» d'un membre des forces de l’ordre avec le but «qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique».

En outre, la loi précise qu'il s’agit de «l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale autre que son numéro d'identification individuel».

Après que l'Assemblée nationale a adopté vendredi le controversé article 24 de la proposition de loi Sécurité globale, qui interdit de filmer les forces de l'ordre à des fins malveillantes, une manifestation a eu lieu samedi 21 novembre à Paris, ainsi que dans de nombreuses autres villes.

Dossier:
Controverse autour de la loi «Sécurité globale» (55)

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police, politique, loi, loi Sécurité globale, France
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