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Campagne de vaccination contre le Covid-19 en France (119)
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Emmanuel Macron, invité du JT de TF1 ce mardi 2 février, a évoqué quatre sites en France qui vont produire le vaccin anti-Covid «dès fin février début mars», ainsi qu’a appelé à une responsabilité extraordinaire afin d’éviter un reconfinement possible, soulignant que «ce n'est pas notre stratégie de vaccination» qui permettra de l’éviter.

Invité du JT de TF1 ce mardi 2 février, Emmanuel Macron a répondu aux questions, en évoquant un possible nouveau confinement du pays, ainsi qu’a promis que dès fin février-début mars, quatre sites pharmaceutiques en France vont commencer à produire des vaccins anti-Covid. Il a précisé que l'Europe avait «sécurisé» la fourniture d'un total de «2,3 milliards» de doses, «et nous espérons faire encore plus», a-t-il ajouté.

«Dès les prochaines semaines, c'est-à-dire dès fin février début mars, nous aurons des sites qui vont en France produire le vaccin. On en aura quatre qui vont produire ce vaccin», a précisé le chef de l'État, sans détailler le calendrier précis de ces différents lieux de fabrication.

«Sur les semaines et mois qui suivront», les sites concernés «vont progressivement s'ouvrir et produire».

Sur les quatre sites évoqués, trois sont des sous-traitants français qui participeront à la création de vaccins élaborés par d'autres laboratoires. Il s'agit des usines des laboratoires Delpharm, Recipharm et Fareva.

Les trois arriveront en bout de chaîne pour finaliser la production. Il s'agit pour Delpharm du vaccin Pfizer-BioNTech, pour Recipharm du vaccin Moderna et pour Fareva du vaccin CureVac.

Les deux premiers sont déjà approuvés dans l'Union européenne, le dernier étant encore en attente.

Quant au dernier site évoqué par le Président, il appartient au laboratoire français Sanofi qui élabore son propre vaccin mais a pris plusieurs mois de retard, et la production y commencera «plutôt au second semestre», a précisé le cabinet de la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Prendre soin des plus vulnérables

«Aujourd’hui, nous allons continuer d’abord de nous concentrer sur les plus fragiles, c’est-à dire, nos aînés et nos concitoyens qui sont les plus vulnérables.»

Selon les estimations du Président, les 80% des pensionnaires des Ehpad qui ont souhaité se faire vacciner, soit 500.000 personnes, auront été vaccinés «début mars».

Un nouveau confinement probable

«Ce n'est pas notre stratégie de vaccination qui permettra d'éviter à court terme un reconfinement ou non», a déclaré le chef de l'État sur TF1 à l'issue d'une réunion avec les acteurs industriels des vaccins à l'Élysée.

Mais «c'est notre mobilisation à tous, c'est-à-dire notre capacité à tenir les gestes barrières» et «notre capacité à bien respecter le triptyque tester-accompagner-protéger», a-t-il ajouté.

Il s'agit «collectivement» d'«être extraordinairement responsables comme nos concitoyens le sont depuis plusieurs semaines, et je les en remercie très profondément», a-t-il poursuivi.

«On va continuer à gérer ainsi cette épidémie, avec un objectif qui est de tenir, de protéger les plus faibles, de protéger notre système de santé et de pouvoir au maximum aussi protéger notre jeunesse qui a besoin d'étudier, d'aller à l'école», en bref «d'avoir un pays le plus ouvert possible malgré le virus».

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Covid-19, vaccin, France, politique, Emmanuel Macron
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